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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 03:58

travail-de-nuit.jpgLa photo ci-contre illustre un article qui en dit long sur une des dimensions négatives du travail de nuit : l'impact sur la santé elle-même.

 

C'est une des dimensions de mon activité professionnelle, dimension à laquelle j'ai toujours été confronté, de façon plus ou moins choisie selon le moment.

 

J'en connais donc directement un peu les effets négatifs. Je crois les connaître assez bien de façon indirecte. Qu'il s'agisse de la confrontation aux accidents de travail ou de trajet ou du point de vue de la Médecine du Travail ou de l'Inspection ... du Travail.

 

Ou tout simplement il suffit d'échanger avec ceux qui y sont confrontés régulièrement pour savoir l'impact sur la vie sociale (loisirs, amis) ou familiale (présence auprès du conjoint et des enfants).

 

On sait aussi les risques indirects générés : "Je travaille de nuit donc je peux travailler en plus de jour, me fatiguant et m'exposant encore plus".

 

On sait aussi que ce n'est pas qu'une fatalité et pourrait en partie être géré autrement.

 

Donc ce qui suivra n'est pas une apologie du travail de nuit.

 

Aujourd'hui assez libre de décider quand je travaille de nuit et pour des nuits souvent courtes, je n'ignore pas pour autant tout ce que j'ai brièvement résumé ci-dessus.

 

Par contre j'ai toujours apprécié cette ambiance particulière du travail de nuit et c'est cette ambiance et ce sentiment particulier que je voudrais partager ici : ma relation au travail, aux collègues, à l'environnement lorsque je travaille de nuit.

 

On garde souvent un souvenir "positif' des relations solidaires entre les uns et les autres dans les galères partagées. Pour autant, moins il y a de  galères, mieux on se porte. Ce sera le sens de ces quelques brefs articles, donner une vision complémentaire du travail la nuit (sans nier aucunement les difficultés générée par celui-ci) .

 

Le travail de jour c'est mieux mais quitte à travailler de nuit autant voir le monde autrement.

 

Voilà pour ce préambule un peu long. A suivre (ou non !)

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 10:25

stop-buttonOu comment peut-on se retrouver ensemble parce qu'on roule avec la même marque de moto et passer un week-end ensemble sans parler de celle-ci ?

 

Soyons honnêtes :

- entre vendredi soir et dimanche matin, malgré des nuits plus occupées à discuter qu'à dormir, j'ai entendu une phrase d'un pote expliquant qu'il gardait la sienne et on a parlé 5' d'un run crazy en suisse (mais c'est une autre histoire !)

- je n'ai pas la réponse à la question posée !

 

La magie opère.

 

Un chalet. Une trentaine de copains qui convergent dans un chalet de montagne en Suisse, venus de Bruxelles, de Nice ou ... de Lyon !

 

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Mais il y a comme un micro climat.

 

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Aucune moto. J'allais écrire "Bien sûr aucune moto". Mais ce serait oublier que d'autres prennent aussi plaisir à se retrouver en hiver pour camper sous la neige en voyageant en moto. Des fameux Eléphs, aux Millevaches en passant par les Pinguinos, les exemples ne manquent pas.

Ici, pas de deux roues.

 

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D'ailleurs, amener une bouillabaisse pour 30 depuis Marseille en moto c'est quand même moyennement facile, tout comme monter ainsi les ingrédients pour un méga cassoulet ! Ce n'est pas celui qui est monté de Toulouse pour manger un cassoulet qui me contredira

 

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Alors, nous retrouverons nos motos plus tard.

 

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Harley sera moins visible et qu'est-ce qu'on s'en moque ! 

 

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Trinquons à ce qui nous rapproche et passons à autre chose.

 

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Ce qui compte, c'est cet autre chose qui est présent là et qui nous fait être bien ensemble.

 

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Ensemble au sens large. Ces moments que les enfants aussi peuvent partager.

 

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D'ailleurs jouer n'est pas interdit aux grands.

 

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Ces moments qui se prolongent dans la nuit, tellement que ceux qui se lèvent peuvent croiser ceux qui ne se sont pas encore couchés.

 

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Bientôt il va être l'heure de reprendre la route.

 

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L'équipe va se séparer.

 

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Pour mieux se retrouver à l'occasion. Ici ou là.

 

Sous d'autres cieux. Nous nous retrouverons, dans un ciel moins nuageux que le quotidien. Pour un entracte lumineux.

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:23

jack-bon.jpg

C'est simple comme une suite de sms et la retrouvaille de copains !

 

Dans une période bien chargée (qui ne permet même plus de bloguer ) commence l'année et donc le traditionnel échange de voeux, notamment par sms.

 

- Tiens, Didier, à propos, longtemps qu'on ne s'est pas vus.

- Oui !

- Une petite pizza à la maison avec José et Alex ?

- José pas libre mais avec Alex on va voir Jack Bon aux Ateliers à Oullins.

- Ok. Je signe !

 

Là dessus Alex m'appelle et me dis :" Oui, Jack Bon. L'ancien des guitaristes de Ganafoul. Un pote à moi. Tu verras, super !"

 

On se retrouve donc là bas. Lieu super sympa. Quelques tables avec des tabourets de bar. De quoi se boire une petite bouteille de bon vin avec des bruschettas, des copains : voilà qui démarre bien !

Avec l'ambiance d'une très petite salle. Une vingtaine de personnes au plus fort de la soirée.

 

Alex me présente Jack Bon. Le gars a l'air bien sympa.

 

Le concert commence. Et là, c'est vraiment le bonheur. Seul à la guitare et au chant, Jack Bon nous régale de quelques bons titres. Du blues notamment. Avec ce qu'il faut comme slide. Top !

 

Bonne ambiance dans la salle. Le plaisir de jouer est visible.

On ne voit pas le temps passer et le concert se termine.

 

Jack nous rejoint. On papote. Zic bien sûr. Personnage vraiment bien sympathique.

 

Et puis l'idée germe ? Et si on s'organisait un petit concert pirvé avec les copains ? "Jack, comment on peut te joindre pour un projet comme çà".

 

Le numéro est dans le téléphone. A suivre !

 

 

 

Dans un autre registre :

 

 

 

Flash back ...

 


Le groupe Ganafoul par ina

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:15

philippe-picquier.jpg

Extrait d'une interview de Philippe PICQUIER, éditeur, parue dans Télérama :

 

"Les écrivains contemporains que vous publiez, comme Hiromi Kawakami ou Yû Nagashima s'inscrivent dans cette même mouvance...


Je préfère les mots qui bruissent aux ondes de choc. Les romans japonais que je publie font presque tous l'éloge de la lenteur, du calme subit, de la nonchalance. Ils captent en plein vol la douceur et la précarité des choses, et partagent ce sentiment que nous vivons à part entière dans un monde qui nous échappe. La réaction des Japonais face à la catastrophe d'aujourd'hui reflète bien cette philosophie. Ils sont régis par deux notions essentielles dans leur culture. La première, le wabi, implique un attachement au raffinement dans la simplicité. La seconde, le sabi, est liée à la sensation aiguë du temps qui passe. Les Japonais préfèrent toujours l'obscurité à la lumière, la modestie à l'esbroufe. Un proverbe dit que l'ombre de l'arbre est plus belle que l'arbre lui-même. Au Japon, on apprécie le renoncement, non pas pour le plaisir de souffrir, mais parce que l'on sait que tout se volatilise. C'est une chose que l'on ne peut pas comprendre en Occident. Question d'éducation, de culture : ici, on est incapable de prêter attention à la mousse."

 

Comment décrire mieux ce que l'on ressent en lisant ces auteurs ?

 

Ceci étant, il en est, pas si loin, qui ont prêté attention à la mousse ....

 

Et ce même Philippe PICQUIER dit, un peu plus loin dans l'interview :"La mousse est l'incarnation même de l'humilité".

 

Toute ressemblance etc ....

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 11:29

part dieu

La première image que renvoit Google Image à la recherche "Part Dieu" c'est celle-ci.

 

Et c'est également ce qui est souvent sous-entendu par "on va à la Part Dieu" : un centre commercial.

 

Pour le non-lyonnais c'est plus probablement la principale gare de Lyon, l'une des premières gares de correspondance d'Europe sinon la première.

 

C'est plus rarement sa bibliothèque. Pourtant un lieu fort intéressant, plus ouvert que son architecture ne pourrait le laisser penser. Et qui recèle mille trésors (d'où cette architecture fermée). Il faut en effet visiter son fonds ancien pour comprendre pourquoi une telle architecture. Le leg des siècles précédents s'accommode mal de la lumière.

 

La bibliothèque de la Part Dieu vient de fêter ses 40 ans et y a consacré une expo sympa.

 

Il est toujours intéressant de voir le cheminement des architectes et des urbanistes.

 

Aujourd'hui ce bâtiment ne laisse pas indifférent. Non qu'il choque, du moins je ne le pense pas. Mais son esthètique n'est pas anodine.

 

Certes le "crayon", ici en arrière-plan lui ravit plutôt la vedette.

 

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Mais la discrétion de la bibliothèque n'enlève rien à son élégance. Au contraire.

 

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PartDieu22

 

Cette expo permettait de voir comment cette belle pièce avait pu naître.

 

Le livre dans la ville.

 

 

PartDieu1

 

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L'opportunité de créer ce quartier est bien visible sur cette photo : les militaires avait eu le bon goût de conserver des terrains en plein coeur de la cité !

 

PartDieu5

 

Il ne restait à l'archi qu'à prendre sa plus belle plume. "Dessine-moi une bibliothèque"

 

PartDieu2

 

 

Une idée de l'avenir des transports, quelques visionnaires, du budget et la petite gare de la Part Dieu n'avait plus qu'à compter ses jours ....

 

 

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Du passé ne faisons pas pour autant table rase. Au coeur du silo des mains expertes préservent notre mémoire.

 

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Puissent les suivants continuer à accorder autant d'importance au livre.

 

Et ne pas les brûler ....

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 17:29

l_enquete-claudel.jpg

C'est quelque chose comme le 8° Philippe Claudel que j'ai lu.

 

Je l'ai découvert me semble-t-il avec La petite fille de M.Linh. Très joli. Un petit bijou.

 

Puis j'ai lu aussi le Claudel très sombre, genre Les âmes grises. Ou J'abandonne, terrible aussi dans le genre ...

 

Le paquet, bien. Le rapport de Brodeck, bien mais longuet.

 

Assez fan de Claudel donc. Aussi quand je lis la 4° de couverture de L'enquête je n'hésite pas longtemps. "Philippe Claudel du côté de Huxley et Kafka" écrit une journaliste.  Le thème ? L'Enquêteur vient dans l'Entreprise en raison d'une vague de suicides. Voilà qui peut être très bon, du Claudel sur ce thème là !

 

De fait cela commence plutôt bien.  Mais ne tient pas la distance à mon avis.

 

Déjà, le ton ne me paraît pas approprié. On sourit des malheurs de l'Enquêteur et je ne suis pas sûr que ce ton presque comique colle bien au propos. Je pense que l'auteur, compte tenu du sujet, aurait dû rester sur un ton sombre dans lequel il est, de plus, très à l'aise et très "agréable" à lire.

 

Ensuite, c'est quand même bougrement délayé. J'ai retrouvé les sensations que j'avais en lisant Le rapport de Brodeck : on se surprend à essayer de lire de plus en plus vite pour avancer dans le bouquin et en finir parce qu'on s'ennuie un peu quand même !

 

Et puis arrive la fin ....  On se croit pendant un moment dans un univers type "2001 Odyssée de l'espace" façon fin du film. Ensuite çà tourne à moitié au mystique.

 

En résumé, au moment de monter dans un train, vous pouvez prendre ce livre pour vous occuper pendant le voyage. Vous passerez un bon moment, si vous lisez vite !

 

Dommage. Il y avait de bonnes idées.

 

"Toute la Ville paraissait se résumer dans l'Entreprise, comme si celle-ci, peu à peu, dans un processus d'expansion que rien n'avait pu freiner, s'était étendue au delà des ses limites premières, avalant ses périphéries, le digérant, les assimilant en leur instillant sa propre identité.

 

"Dissous dans l'immense masse mobile de ces piétons muets, il se glissa, cessa de penser, refusa d'analyser la situation, ne chercha pas à la combattre. C'était un peu comme s'il avait à demi quitté son corps pour entrer dans un autre corps vaste et sans limite"

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 22:31

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Ce matin je suis tombé sur une vidéo d'Allman Brothers : Midnight Rider.

 

Je n'ai pas trouvé un enregistrement correct de ce titre par eux. Par contre Patti Smith a fait quelque chose qui m'a bien plu. Et entendre cette voix est toujours un grand moment.

 

Ne restait qu'à feuilleter mes albums photos pour en trouver quelques unes pour accompagner ce thème.

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 21:05

 

langue-stones.jpg

Angie.

 

Très beau titre des Stones.

 

On l'a tous en tête.

 

Pour ma part je me suis en tête de l'avoir dans les .... doigts !

 

Encore un peu de boulot sur Staiway to heaven mais voilà Angie qui est au menu.

 

Angie qui m'a permis d'apprendre ce qu'étaient les harmoniques en guitare. Voilà au moins un sujet où je ne me sentais pas complètement démuni et pouvais me raccrocher à mes souvenirs de cours de physique ! Ce n'est certes pas pour autant que le début d'Angie sonne mieux !

 

Voilà néanmoins un challenge motivant comme on dit (ou disait) dans le monde professionnel notamment !

 

 

 

Concernant le morceau de classique, au contraire, c'est total découverte. Le compositeur comme le titre !

J'aime beaucoup cette musique. Et ce plaisir de le "travailler" a payé puisque j'ai profité des vacances de Noël pour le travailler inlassablement et donc un peu progresser.

 

Quand on sait le jouer (ce n'est pas moi sur cette vidéo, je n'en suis pas là !), cela donne comme suit :

 

 

 

 

Finalement ce qui s'est fait par hasard me ravit davantage chaque semaine. Le partage classique / rock me va très bien. Je vais juste un peu ré-orienter le second volet vers le blues.

 

A ce propos sur le forum blues j'ai découvert récemment Crossroads. Prenez 10' pour regarder le début, les deux premières scènes, à l'"hosto" et en audition. Moi j'ai flashé là-dessus le matin et le soir même je passais pour la première fois une heure et demie devant l'ordi pour regarder un film !

 

 

 

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 22:50

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J'attendais sa sortie en Poche depuis des mois, depuis que j'avais terminé Mon traître, et plus encore depuis que j'avais lu les autres ouvrages de Chalandon (Le petit Bonzi, La légende de nos pères et Une promesse).

 

Je viens de le dévorer cette semaine (et notamment à l'occasion d'un aller retour Paris en TGV : vive le train pour la lecture !).

 

Il s'agit comme dans Mon traître de l'Irlande catholique, de leur combat pour la liberté et particulièrement du cas de Denis Donaldson rebaptisé pour l'occasion Tyrone Meehan.

 

Relisant l'article que j'avais fait sur Mon traître, je me dis qu'il n'y a pas grand chose à ajouter sur le thème lui-même : les combats des républicains catholiques irlandais contre les british, la vie à Belfast alors, un français dans la bataille (Sorj Chalandon, incarné dans un luthier dans ces romans), le traître, haute figure de l'IRA).

 

Ce qui est passionnant dans ce roman ?

 

- le complément sur ces moments et le ressenti côté irlandais. L'atmosphère dans le ghetto, la tension et la haine entre les communautés, les conditions de détention sont remarquablement décrits.

 

- le point de vue du traître. C'est évidemment la pièce maîtresse. Sorj Chalandon en fait quelque chose de très nuancé. C'est remarquable quand on imagine à quel point il a pu lui-même être particulièrement affecté par cette trahison. C'est également assez extraordinaire de voir les nuances dans le portrait du luthier, là aussi quand on prend en considération la dimension autobiographique.

 

Est-ce mieux écrit que Mon traître comme on le lit ici ou là ? Peut-être mais je crois quand même préférable de lire les romans dans l'ordre dans lequel ils ont été écrits. Mon traître dépeint le contexte d'ensemble. Retour vers Killibegs est vraiment un zoom sur Meehan/Donaldson.

 

Sorj Chalandon au travers de son oeuvre montre des qualités humaines assez extraordinaires dans son regard sur soi et sur les autres, les rapports humains, l'humilité qu'il faut avoir quand on analyse ce qu'a fait tel ou tel.

 

Beaucoup de nuances. Indispensables.

 

Cette interview très intéressante de Sorj Chalandon peut être lue sans problème avant de découvrir son oeuvre, bien au contraire. Elle éclaire sur la place de la fiction et la place du reportage dans ces deux romans.

 

Je vais devoir patienter avant de lire à nouveau cet auteur en Poche .... Mais j'ai du stock, d'autres auteurs : Ulysse sur l'Irlande, quand j'aurai un grand moment devant moi vu l'épaisseur du pavé, et un Philippe Claudel, L'enquête, qui me paraît prometteur et qui va être mon prochain !

 

 

sinn-fein.jpg

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 05:36

avec-tes-mains.jpg

Un ouvrage court (120 pages) qu'on n'a assez rapidement plus envie de lâcher !

 

Le côté témoignage sur l'immigration algérienne m'avait fait acheté ce livre, en même temps qu'un belle pile d'autres. Puis, en "concurrence" avec les autres livres, j'avais un peu hésité à me mettre à celui-ci. Enfin son tour est venu mais l'enthousiasme était parti.

 

"Assez rapidement" : cela ne met pas très longtemps mais on n'est pas immédiatement captivé. Oh, ce n'est pas très long. Cinq, six pages. Une dizaine tout au plus.

 

Alors on est vraiment conquis ! Ce qui fonctionne très bien, c'est le duo entre le volet "témoignage sur l'Algérie et l'immigration" et le volet plus intimiste sur les relations "père-fils" (et plus largement sur la façon d'être père).

 

La forme de l'ouvrage est a priori déconcertante mais finalement très efficace : le fils s'adresse directement au père et le lecteur suit ce qui est en quelque sorte une longue lettre au père. On est alors placé au coeur du sujet sans que jamais çà ne tombe dans une sorte de voyeurisme ou un ton larmoyant ou tout autre écueil sur lequel cette forme et le thème pouvaient facilement amener.

Cette évocation du père est vraiment superbe. Peut-être encore plus belle que sur des ouvrages que j'avais également particulièrement appréciés comme Les trois lumières (relations avec les parents) ou La légende de nos pères (sur les pères mais un peu moins "généraliste" sur ce thème).

 

J'en reviens à ce qui avait motivé l'achat, l'immigration algérienne.

 

Ce thème m'a toujours intéressé, concerné. Non pas directement, je n'en suis pas issu. Mais simplement par sa proximité, à de multiples égards : dans ma banlieue d'origine (avec notamment ce surprenant foyer Sonacotra), dans mes promenades (à Marseille ou ailleurs), dans mes relations amicales, familiales ou professionnelles, dans mes minuscules petits combats contre le racisme.

 

Dans ce livre, ce sont trois générations qui sont concernées par les relations franco-algériennes. Pas de grand discours, pas de grandes théories. Des faits, sur trois générations et toute une vie. La force du propos est tirée du vécu sur ce long terme.

 

Pas de position manichéene. Juste des constats. Des constats que nous pouvons tous faire ou presque. Mais sans les vivre de l'intérieur. C'est en quelque sorte une simple confirmation. Simple mais diablement efficace.

 

Avant de vous livrer quelques passages de ce livre, je termine avec une certitude : je vais voir quels autres ouvrages a écrit cet auteur car j'ai vraiment apprécié ce double côté social et individuel. Probablement ce que je vais retrouver dans Retour vers Killibegs que je viens de commencer.

 

 

  "Depuis l'enfance tu nous regardes grandir, avec si peu de gestes d'affection. Pris par l'instant qui file, vous pensiez que la tendresse était innée, qu'elle n'avait pas besoin, pour se transmettre, de regards, d'attention, de mots simples, d'un filet de voix calme.[ ]. Nous nous chamaillons entre frères, sans nous inquiéter de ce manque d'échange avec les parents, le trouvant naturel au bout du compte. Une forme de manque d'amour dont nous ne nous remettrons jamais."

 

"Ainsi, à l'époque de l'arrivée en ville, les enfants les plus jeunes découvrent les cages d'escalier, les soirées animées sur les pelouses des parcs. [ ]. Trouvant à la rue plus d'attrait qu'un repas en famille, ils apprendront les codes d'une nouvelle jungle, les petites combines et leurs dangers"

 

"Vous étiez désignés terroristes, en chacun d'entre vous on voyait un artificier à la solde du FLN, un agitateur politique. La confiance s'est étiolée, plus rien ne sera possible. En voulant vous maintenir dociles, ils ont fait de vous un troupeau abreuvé de rancune."

 

"C'est triste une main d'homme qui n'a jamais tenu un livre entre ses doigts"

 

"J'aurais voulu que tu me montres, un jour de connivence, une photo longtemps dissimulée, en me disant que là, quelques jours dans ta vie, tu ne fus ni miséreux, ni soldat, ni travailleur de force, mais simplement un homme avec de la douceur au bout des doigts".

 

"Aujoud'hui ces orateurs parcourent les barres d'immeubles, sèment [les paroles] de l'interdit et de la soumission. Pendant que les pères surveillent leurs filles, lems garçons leurs échappent"

 

Bon, je m'arrête là. Il n'y a que l'embarras du choix pour les citations !

 

 

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