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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 21:29

aperol.jpg

Alors que l'été approche (doucement, même très doucement, je vous l'accorde) j'évoquais sur La Goélette le Spritz !

 

Heureusement vint la question "c'est quoi un Spritz ?". Heureusement car on a beau dire "Google est ton ami", il est quand même préférable de poser la question à un humain, même via un écran d'ordi !

 

Le Spritz est une boisson que j'ai découverte à Venise. Est-ce ce couple de français avec qui nous avions papoté ? Est-ce qu'on a demandé la même chose que la table voisine en trouvant un air sympa à cette boisson ? Je ne sais plus.

 

Toujours est-il çà m'amène à la première qualité du Spritz : c'est beau !

 

Lac-de-Garde-2-006.JPG

 

 

C'est bon et c'est souvent bien accompagné.

 

 

Copie-Lac-de-Garde-2-007.JPG

 

C'est une boisson que l'on trouve à l'origine en Vénétie mais maintenant ailleurs. Les photos ci-dessus ont été prises à côté du Lac de Garde mais on en trouve aussi à Rome (et certainement dans toute l'Italie).

 

 

Copie-de-Lac-de-Garde-2-125.JPG

 

C'est quand même un bon look de vacances, non ? Un petit air de week-end à Rome !

 

Copie-de-ROME-J3-103.JPG

 

C'est frais, ce n'est pas trop alcoolisé, cela se déguste tranquillement et surtout le Spritz a un goût qui surprend juste ce qu'il faut.

 

Mais qu'est-ce ? Pour une définition plus rationnelle voilà ce qu'en dit Wikipedia :

 

Le Spritz se compose de vin blanc (du Prosecco en général), d'eau de Seltz auxquels viennent s'ajouter un alcool plus ou moins amer comme du Campari (Spritz bitter), de l'Aperol (le Spritz dolce ou Aperol Spritz) ou plus rarement du Cynar, qui lui donnent respectivement une couleur rouge, orangée ou noire ambrée. S'y ajoutent en général une olive et une rondelle de citron, d'orange ou d'orange sanguine (immergée dans le verre). Le dosage et la composition varient d'un établissement à l'autre, le Spritz peut donc être très peu (Aperol Spritz) ou légèrement plus alcoolisé.

 

Pour moi ce sera l'Apérol Spritz !

 

Copie-de--Lac-de-Garde-2-260.JPG

 

Voilà typiquement le genre de boisson qui est associé à plein d'images, de sons, de feeling. Une boisson qui vous transporte ailleurs.

 

Comme avec une Guinness on se rémémore un voyage en Irlande. Comme le Pastis est synonyme de Méditerranée, de régates. Comme une Duvel me fait penser à Bruxelles. Comme avec un Jack on entend déjà vrombir les big twin.

Comme une San Pe' fait penser au boulot.

 

Et une Orangina à l'enfance.

 

Un peu madeleine de Proust finalement tout çà.

 

Tchin !

 

 

Copie-de--Rome-J4-078.JPG

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 06:16

manazuru

Que dire sur ce roman étonnant ...

 

Ce n'est probablement pas la première fois que je me pose ainsi la question sur ce blog !! J'aime les romans (et les oeuvres d'art en général) pour lesquels la compréhension ne m'est pas immédiate, même si elle doit finalement me rester inaccessible .... Je préfère me creuser la tête sans trouver que ne pas avoir à me la creuser. Sauf si je sens que c'est l'oeuvre qui est ... creuse !

 

Revenons à Manazuru. Comme le personnage central, une femme, y revient. Régulièrement.

 

Manazuru, une ville où cette femme, Kei, croise plus souvent qu'à Tokyo une "autre" femme. Insaisissable.

 

Kei vit avec sa fille, Momo, et sa mère. Elle croise aussi un homme Seiji. Un autre homme qui joue un personnage central, Rei, son ex, mystérieusement disparu.

 

Kei se trouve ainsi confrontée à un présent un peu absent, un absent omiprésent.

 

Avec Momo et la grand-mère de celle-ci elle a deux témoins, deux repères différents, deux miroirs peut-être aussi.

 

Kei cherche des réponses à Manazuru où notre réalité perd ses droits. Marine Landrot, sur la 4° de couverture, parle de divination du réel. Je ne trouve pas meilleure formule.

 

Je n'ai pas une compréhension très claire, c'est le moins qu'on puisse dire, de cette oeuvre. Voyage intérieur. Traitement de l'absence. Comment réagir face à l'inexpliqué. Les racines, pour Momo. Autant de moyens de "comprendre" ce roman.

 

Quel plaisir alors à le lire ? Ces questions peuvent être les nôtres. On peut trouver ces thèmes intéressants sans les faire siens. On peut se rappeler tous les moments où on est confronté à des évènements pour lesquels on cherche des réponses, en vain.

 

J'ai aussi beaucoup apprécié de retrouver l'ambiance pleine de charme des autres livres d'Hiromi Kawakami que j'ai déjà lu :  Les années douces, La brocante Nakano.

 

Et je la retrouverai bien volontiers.

 

"Quoi qu'il en soit, ceux qui restent sont les plus à plaindre. Mais d'après toi, qui est le plus à plaindre, celui qui est parti ou celui qui demeure ? demande la femme. Je ne tiens pas à me poser ce genre de questions ! ai-je répondu d'un ton brusque. La femme s'est aussitôt évanouie dans la mer. A l'instant où elle s'enfonçait, la blancheur de ses jambes m'a éblouie."

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 21:22

chemin-de-croix.jpg

Cette histoire de chemin de croix m'épatait étant gamin. Ces x stations me paraissaient-elles comme les différents mondes, niveaux ou que sais-je des jeux vidéos d'aujourd'hui ?

 

Le chemin du jour était une mini rando dans le clunysois. Pour prendre l'air et profiter d'une journée brumeuse mais pas froide. Quelque chose comme l'ambiance de l'hiver sans ses inconvénients ...

 

Pas beaucoup de temps dispo. Ce sera donc la moitié d'une promenade proposée autour de St Point et proposant de cheminer de croix en croix. Vous savez, ces modestes petites croix des carrefours de nos campagnes.

 

Et de fil en aiguille d'autres croix. Le tout autour du chateau de Lamartine.

 

0 : "Garer votre voiture prés du monument aux morts".

CroixStPointR (30)

 

 

1 : CroixStPointR (26)

 

Paré ? En route !

 

2 : CroixStPointR (8)

 

3 : CroixStPointR (10)

 

4 : CroixStPointR (11)

 

 

5 : CroixStPointR (12)

 

6 : CroixStPointR (2)

 

7 : CroixStPointR (23)

 

8 : CroixStPointR (29)

 

9 : CroixStPointR (28)

 

10 : CroixStPointR (4)

 

11 : CroixStPointR (5)

 

12 : CroixStPointR (9)

 

Je suis superstitieux ... 

 

On finit par voir des croix partout ...

14 :

CroixStPointR (13)

 

15 : CroixStPointR (14)

 

16 : CroixStPointR (17)

 

17 : CroixStPointR (19)

 

Certaines sont bien utiles. Pour le meilleur ...

18 : CroixStPointR (20)

 

Et pour le pire

19 : CroixStPointR (24)

 

Mais il n'y a pas que les croix dans la vie ....

 

20 : CroixStPointR (18)

 

Gardons un oeil pour la campagne alentour

 

21 : CroixStPointR (15)

 

22 : CroixStPointR (16)

 

23 : CroixStPointR (22)

 

D'autres croyances ... Où est le druide ?

 

24 : CroixStPointR (7)

 

25 : CroixStPointR (27)

 

Là aussi il y a de la concurrence ! Mais Lamartine veille ...

 

26 : CroixStPointR (6)

 

Il est temps de rentrer au chaud !

27 : CroixStPointR (1)

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 10:43

beth-hart.jpg

Il y a des liens qui s'opérent. Bien sûr.

 

Milteau m'a fait connaître Haug

Bonamassa m'a fait connaître Beth Hart. Qui m'a fait connaîtres les Moutain Men.

 

Beth Hart parce qu'elle a chanté avec Bonamassa, les Mountain Men parce qu'ils étaient en première partie de Beth Hart.

 

La scène se passe donc au Transbo(rdeur), une salle bien sympa de Lyon.

 

Les Mountain Men c'est deux gusses. Un français Mathieu à la guitare et au chant. Un australien déjanté, Ian, à l'harmonica.

Ces deux gars sont excellents. Nous sommes arrivés alors que cette première partie était commencé. Pas besoin de trois titres pour voter pour. De superbes interprétations et composition autour du blues. Une vraie présence sur scène, simple mais efficace !

 

 

BethHartRe2

Cela faisait plaisir de retrouver déjà le son de l'harmonica !

 

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Le genre de première partie qui ferait oublier qu'on est venus pour la seconde. Mais on vous retrouvera sous peu les Mountain Men puisque vous êtes fréquemment en concert dans le secteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis arrive Beth Hart et ses quatre musiciens. Je connais peu cette artiste.

 

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Commençons par les musiciens et la technique, ce sera fait.

Zicos gentils mais sans plus. Onze guitares à eux deux (hors les deux basses du ...bassiste). On a envie de dire "tout çà pour çà" ....Mais bon, çà roule.

Le son, pas du tout à la hauteur.

Début de concert avec un niveau de basses délirant. Il a fallu que le public le crie pour que cela s'arrange. Le pire restait à venir.

 

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Beth Art a l'idée sympa de se faire accompagner sur quelques titres par l'harmoniciste des Moutain Men. On ne l'a jamais entendu le pauvre. L'équipe son n'a pas réussi à nous faire entendre l'harmo. Affligeant.

Heureusement une fois réglées les basses et l'harmo disparu çà allait. A peu près. Il y a quand même un solo de guitare où on a vu le gusse se défoncer mais on ne l'a pas entendu. Il était complètement "couvert" par l'accompagnement ...

 

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En régime courant il reste une chanteuse avec des musiques sympa, une énergie extraordinaire et une sacrée voix le tout dans un registre assez original. Alors entre les Moutain Men et Beth Hart les trois heures de concert composent une soirée sympa et généreuse.

 

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Il y a une telle énergie et une telle présence que cela me faisait penser à Tina Turner.

 

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Le boys band suivait quand même pas mal.

 

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Un petit solo de temps en temps venait ponctuer le champ.

 

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Alors merci pour cette très bonne soirée !

 

 

 

 

Et bonne route !

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 21:24

 

Spring-Run.jpg

Le Sprin Run ce n'est pas vraiment la vision que j'en ai !!

 

L'idée du Spring Run a commencé à germer un jour où j'étais devant la télé. C'est à dire il y a fort longtemps.

 

Des gusses d'un patelin du grand Nord, pas celui de Boon, bien au delà, partaient en ski-doo à la fin de l'hiver pour aller enfin voir le soleil se lever à nouveau.

 

Alors depuis quelques années je fais quelque chose de similaire : le premier week-end du printemps je prends ma moto pour aller rouler. Parce que le printemps est revenu. Parce que plus encore qu'en hiver, je veux être dehors, humer l'air, sentir la pluie, avoir froid ou avoir chaud, qu'importe mais ressentir, ressortir !

 

Hier un SMS à un pote "tu fais quoi vendredi après-midi, on roule". Première réponse "j'ai un rendez-vous professionnel". Un peu plus tard dans l'après midi le rendez-vous pro avait sauté et il était libre !

 

15h00 rdv avec le pote.

 

Spring Run NBRe21

 

"Ville" ?

 

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Ou campagne ?

 

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Les deux seront au menu

 

Direction l'Est. Les Alpes semblent nous appeler.

 

Spring Run NBRe14

 

Go !

 

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Les petits villages et leur lot de symboles.

 

Spring Run NBRe76

 

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Quelques heures à parcourir ainsi la campagne. Debriefing dans le café du bourg des environs

 

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Cette virée du jour c'est aussi le plaisir de "déclencher" à nouveau. Longtemps que je n'avais pas fait de photo !

 

Des modèles classiques ....

 

Spring Run NBRe149

 

 

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D'autres un tout petit peu moins ....

 

Spring Run NBRe1511

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:14

 

Atelier_de_reliure.jpg

Dans la "grande" actualité, il est question de religion en ce moment. Il y a d'autres moyens de relier. Plus sûrs !

 

Dans notre actualité des blogs il a été question du livre il y a peu

 

Tout cela me donne envie de vous parler renaissance. Oh, non, pas l'époque en question. Trop nul en Histoire pour cela.

 

Plutôt l'histoire avec un petit h. Celle d'un livre. Mais aussi de livres. De BD plus précisément.

 

Un pote a pour compagnon d'écriture depuis toujours un dico. Compagnon de longue date pour bourlinguer au gré des récits et des années, forcément çà marque. La marque des ans et des aventures.

 

Ce devait être à peu près à l'occasion de la visite d'une exposition sur la reliure à la Bibliotheca Wittockiana "une des plus belles et plus prestigieuses collections de reliure au monde", à Bruxelles.

L'ami nous confie, ou plus précisèment, confie à Mme Astor son tourment. "Mon vieux dico, j'y suis attaché. Il m'a accompagné dans mes écritures de dialogues. Oh, je sais qu'il n'a rien de précieux mais comment faire ?"

 

Il confie donc son livre pour une cure de jouvence. Autant le prévenir ce sera long. Même chez un pro c'est long. Alors, lorsque ce n'est plus l'activité professionnelle ....

 

Très vite le choix s'impose. Pas question de le parer d'une presitigieuse reliure en cuir avec nerfs et dorures. Il faut lui garder sa personnalité.

 

La photo rejoint la reliure. Le tango s'impose pour cette danse entre les deux passions et je vous laisse découvrir la renaissance de ce petit ouvrage.

 

Demain des bulles de BD auront un petit goût de cette renaissance. Comme hier, cette BD, qui ne vous est probablement pas inconnue avait un peu la saveur de ce petit livre discret.

 

Finalement parmi les livres que j'ai vu renaître, ce sont ces livres passion que j'aime le plus, au delà des prestigieux ouvrages parés de belles gravures.

 

Demain une nouvelle aventure naîtra pour le bonheur d'un amateur de la vapeur.

 

JC si tu passes par là :  toute ressemblance avec des potes que tu connais n'est pas un hasard

 

 


Renaissance Dico par Astorswiss

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 21:26

haug.jpgOn dit merci qui ? Merci Jazz Radio.

 

Je roulais. En voiture. Revenant d'un chantier, de nuit (oui, il y aura la suite ). Je mets la radio (que je ne risque pas de mettre dans l'appart, faute d'avoir un "transistor" !).

 

Zique. Jazz Radio. On y parle de Milteau, d'un concert à Lyon, de places à prendre sur leur site.

 

Le lendemain je me connecte, la CB à la main. En fait il s'agissait d'une inscription pour se voir offrir une place. Pour une fois je tente ma chance. Que ne ferais-je pour un concert ...

 

Et puis une dizaine de jours plus tard, vendredi dernier, un mail : Jazz Radio "nous vous offrons deux places pour le concert de Mathis Haug avec la participation de J-J Milteau".

 

Good ! Mais je me dis que le Milteau ne viendra pas et qu'il ne restera que Haug ... que je ne connais pas du tout. Un coup d'Youtube ; çà a l'air sympa.

 

Lundi soir, concert. On s'installe tant bien que mal devant, assis par terre mais à trois rangs de la scène.

 

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Que du bonheur ce concert !

 

JJ MILTEAU était bien là sur la totalité du concert.

 

Etonnant JJ. Très concentré. Très attentif à ce qui se passe sur scène. Réglant son petit Pignose (le petit ampli portable derrière lui, que je n'imaginais pas voir sur une scène de concert !).

Il regarde, se concentre ....

 

 

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Puis nous régale de ce superbe accompagnement à l'harmonica.

 

HaugNB4

 

 

Mais revenons-en à Mathis Haug vaut à lui seul le déplacement.

 

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Des ballades, accompagnées avec sobriété. Des moments plus rock. D'autres plus blues. Un ensemble très sympa. Une voix qui passe mieux sur scène que sur CD.

 

Leurs compères à la basse et à la batterie sont bien à la hauteur aussi !

 

Pas de photo du batteur. Pourtant bien sympa avec son costard et sa cravate d'une autre époque.

 

Le bassiste nous a gratifié d'un très beau passage en duo avec Milteau ; çà le fait bien aussi basse / harmo.

 

A propos d'harmo on voit le petit Pignose de Milteau dans le fond ! (le petit Pignose est un petit ampli transportable "mythique" ; pas vraiment un ampli de scène à ma connaissance, certes très limitée ...)

 

HaugNB2

 

 

Vient l'heure de la fin du concert. Milteau annonce la vente de disque à la sortie avec une remarque sympa mais teintée d'amertume ("les CD ? vous voyez ce que c'est ? les vieux expliqueront aux jeunes")

 

L'occasion de faire dédicacer ce disque. Dédicace qui est aussi l'occasion de dire merci de vive voix aux artistes. Je n'étais pas vraiment dédicace avant mais finalement je saisis maintenant cette occasion de dire en direct le plaisir que j'ai eu à écouter le concert.

Le disque de Haug rejoint ainsi logiquement celui de Mayall mais aussi ceux d'artistes moins proches : David Krakauer et Angélique Ionatos (qui avait inauguré cette série).

 

Vient aussi l'heure de retrouver la moto sur les quais de Confluence bien relookés. Avec notamment son cube qui semble croquer la nuit.

 

HaugNB11

 

Quelques centaines de mètres plus loin, un autre monstre grandit doucement près du Rhône. Bientôt il prendra l'allure d'un diamant. Mais c'est pour plus tard ... Quand il sera Musée des Confluences !

 

HaugNB12

 

Merci pour cette soirée, Mathis Haug !

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 22:00

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Reconstituer sa pile à lire, quel bon moment

Autant de livres, autant de promesses.

Parfois tenues, parfois moins (mais ce dernier cas n'est pas grave. Il y a au moins eu l'espoir, le plaisir de l'attente)

 

Ce midi, je décide de perdre un peu de temps. Mes pas me guide à la FNAC ... dont je ne ressors jamais les mains vides.

 

La saison le veut. Un guide ! Pour les voyages à moto, un critère très important est la taille.

J'ouvre rapidement le plus petit. Il m'a l'air pas trop mal fait, ce sera donc mon road book pour l'Espagne !

Promesse de découverte, de bons moments avec les potes avec qui je ferai la route !

 

Puis, forcément, un passage vers le rayon littérature japonaise. Rien qui me tente. Je retourne vers la littérature francophone. Là, divine surprise, sur un support qui s'avèrera être les nouveautés, je vois un Yoko Ogawa que je n'ai pas encore : Cristallisation secrète. Un coup d'oeil à la quatrième de couverture (mais la décision d'achat et prise : je ne résiste pas à Yoko Ogawa !) : "les choses et les êtres semblent promis à une sorte d'effacement diaboliquement orchestré".

Promesse de retrouver cet extraordinaire univers, ses quelques constantes et ses mille et une richesses et surprises !

 

Allez on va ensuite se choisir deux petits ouvrages de pure découverte. Voyons ....

 

J'en soulève une dizaine successivement pour voir les thèmes.

 

Tiens, un italien. J'aime bien de temps en temps ! 120  pages pour un recueil de nouvelles qui "semble contenir en germe nombre de livres à venir de son auteur". Un bon plan : le moyen de découvrir un auteur avant de poursuivre avec lui peut-être ! Erri de Luca, En haut et à gauche. Montons !

Promesse d'un nouvel auteur à suivre ?

 

Le petit dernier est vite trouvé. Les couvertures Babel attirent tout de suite mon regard. Une photo : une coupole, des minarets. Un titre superbe Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants. Constantinople en 1506. Un ouvrage "troublant comme la rencontre de l'homme de la Renaissance avec les beautés du monde ottoman [...], ce portrait de l'artiste au travail est aussi une fascinante réflexion sur l'acte de créer et sur le symbole d'un geste inachevé vers l'autre rive de la civilisation".

Promesse d'une belle entrée en matière avant un voyage très prochain dans cette ville posée entre deux continents.

 

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 10:53

Les-gens-de-dublin.jpg

A l'heure où sur le blog de Cockpit comme celui de L. on parle de la forme du livre, celui-ci a terminé sa course particulièrement mal en point !

 

J'ai un peu traîné dans sa lecture et comme pour l'essentiel je ne lis qu'en dehors de chez moi, il a longtemps séjourné dans ma poche ; il était temps que je le termine sinon il se disloquait littéralement ! 

 

Tout cela pour dire que ce n'est pas le livre que j'ai dévoré d'une traite !

 

Pour en rester sur la forme, il était imprimé dense, en petits caractères pas très agréables à lire. Cela m'a amené à le refermer plus d'une fois dans une période où j'étais fatigué.

 

Sur le fond je l'ai acheté parce que je suis dans une période où j'ai envie de retourner en Irlande. Egalement pour l'auteur James Joyce, dont le pavé Ulysse m'intriguait et dont je n'avais jamais rien lu.

 

En fait il s'agit de nouvelles, constituées de tranches de vie du Dublin d'il y a quelques décennies. Des galeries de portrait bien réalisées. Mais d'une certaine société à un certain moment.

 

Un peu de nostalgie. Un aspect un peu poussiéreux parfois.

 

A lire qu'on est en manque d'Irlande et qu'on veut passer un moment dans un autre monde, disparu. Le goût de découvrir des personnages fera le reste. Voir comment les uns et les autres se débrouillent avec telle ou telle situation, comment finalement nous nous débrouillons de ces situations.

 

Pas de quoi me détourner de l'envie de lire Ulysse. Mais je sais un peu mieux à quoi m'attendre.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 22:57

Latifa-Echakhch.jpg

Les rencontres avec les artistes sont toujours intéressantes.

 

Notamment dans le domaine des arts plastiques.

 

L'art contemporain est parfois perçu comme hermétique. Pas sûr qu'il le soit davantage que des formes auxquelles nous sommes davantage habitués.

 

J'en ai acquis la conviction un jour où un conférencier du musée du Louvre nous expliquait la peinture de Le Caravage. Je me suis aperçu qu'en trouvant simplement "belles" de telles toiles, je passais à côté du propos de l'artiste largement autant qu'en passant à côté d'un néon oeuvre d'art dans un musée d'art contemporain.

 

Alors, entre les préoccupations d'origine religieuse d'un artiste d'il y a plusieurs siècles et celle d'un artiste d'aujourd'hui, j'aime mieux m'intéresser aux thèmes proposés par  l'artiste d'aujourd'hui. Ces sujets d'intérêt ont davantage de probabilité d'être les miens.

 

Même si l'artiste est une artiste d'origine marocaine. Comme Latifa Echakhch qui intervenait cette semaine à propos de sa contribution à l'exposition actuelle au MAC

 

La preuve, cette oeuvre qui a longuement été commentée lors de la conférence : "A chaque stencil, une révolution"

 

Une phrase en rapport avec Yasser Arafat ; çà me parle davantage que le chapitre 4 de l'évangile selon Ste Marcelle quand elle descend de la montagne à cheval ...

 

Souvent on entend dire des artistes contemporains "ce n'est pas de l'art ; ils se fichent du monde".

 

Il faut entendre Latifa parler de sa rencontre avec l'art contemporain, tardive. Dans un musée elle subit un choc. Ainsi donc un néon par terre çà peut être de l'art.

Il faut ensuite l'entendre parler d'A chaque stencil, une révolution", l'intérêt graphique des feuilles de carbone, le bleu presque Klein, la trace du geste dans cette oeuvre comme dans beaucoup des siennes.

 

latifa-echakhch-basel.jpg

 

 

Il faut entendre Latifa répondre à la question "quelle trace de l'art oriental dans votre oeuvre ?" pour voir comment l'artiste intègre ou non son origine dans ses installations.

 

La sincérité ne fait alors aucun doute.

 

Et il en est de même lorsqu'elle commente sa démarche sur les fantômes comme ces baskets d'adolescents. Quand avec son compère sur scène ils évoquent les madeleines de Proust à propos des carbones.

 

Les préoccupations artistiques sont bien là. Les intentions des artistes, ni plus ni moins accessibles que celles des impressionnistes. 

Reste une différence. Une toile plus classique peut nous épargner l'effort de chercher à comprendre le propos. Une installation avec des chapeaux remplis d'encre doit normalement nous amener à réflechir. Et ce n'est pas si grave si on ne parvient pas à comprendre / deviner le propos de l'artiste. On fait son propre chemin  

 

 

 

g_BL09Sucriere03.jpg

 

 

 

 

Nota : exceptionnellement  toutes les photos de cet article sont copiées. Ces oeuvres ne sont pas dans l'expo actuelle. Pour mes modestes photos de l'expo actuelle, suivre le lien ci-dessus vers Laps au MAC

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