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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 21:35

sunrise-murnau.jpg

L'aurore, film de Murnau de 1927.

 

Si j'en crois Wikipédia, François Truffaut a dit de ce film que "c'est le plus beau film du monde".

 

Toujours pour citer Wikipédia : 'L'histoire, insipide, devient sublime grâce à une prodigieuse science de l'image"

 

Insipide ? Gentillette ! Un peu moralisatrice. Des côtés "comédie musicale".

 

Le thème est on ne peut plus simple : la femme de la ville demande à son amant paysan de tuer sa femme.

 

Pourquoi avoir choisi ce film ?

Tout simplement parce que les cinés-concert sont toujours de bonnes propositions !

 

Un doute quand même en entrant dans la salle. L'accompagnement est laissé au seul organiste. De l'orgue. Mouais... Bof ...

 

Alors ? Le film est vraiment extraordinaire ! Cette "prodigieuse science de l'image" est bien là !

 

Regarder un film muet, hors les comiques, est une expérience que je n'ai pas dû tenter bien souvent. Et dans tous les cas, pas depuis très longtemps. J'avais dû voir Métropolis. Et peut-être bien Potemkine au ciné club du lycée .... voire Nosferatu le vampire.

 

Ah, non, j'oubliais. The artist. Un film qui amène à considérer le muet autrement.

 

Ce qui m'a surpris aujourd'hui c'est le rythme. Cela me faisait penser à la lenteur de l'opéra.

 

 

 

l-aurore-plan.jpg

 

 

Au delà cette image, vous pouvez retrouver tout le film en fin de cet article.

 

La grande surprise a été l'accompagnement à l'orgue. Superbe. Coup de chapeau à l'organiste. En solo sur scène pendant les deux heures du film. Excellent.

 

En fin de concert un peu de curiosité. Envie de voir derrière le rideau de fond de scène ce qu'il y a .... et on découvre un bout de l'orgue. Ouahhh !

 

Un "placeur" de l'auditorium nous renseigne. Quelques milliers de tuyaux pour cet orgue, que l'on peut découvrir régulièrement dans des concerts. Jamais vu. Un préjugé anti-orgue et une fréquentation quand même pas très assidue de l'Auditorium dans ce registre.

 

Du coup j'ai eu envie d'en savoir un peu plus. Comme d'hab' l'ami Google renvoie vers la science de Wikipédia !

 

Extrait de Wikipédia :

L'Auditorium Maurice-Ravel de Lyon accueille l'ancien orgue du palais du Trocadéro, construit par le facteur Aristide Cavaillé-Coll pour l'Exposition universelle de 1878 à Paris, reconstruit au palais de Chaillot en 1939 par Victor Gonzalez et son fils Fernand, puis installé à Lyon par Georges Danion en 1977. Cet instrument, qui est aujourd'hui le seul grand orgue de salle de concert en France, compte 82 jeux sur 121 rangs et 6 508 tuyaux.

 

 

 

Orgue_Auditorium_de_Lyon_11.JPG

 

Apparemment des travaux seront entamés sur l'orgue en 2013. Il va être temps de se réveiller ! 

 

orgue-2008-c2a9-sebastien-erome-dsc 6286

 

 

L'aurore vous tente ?

 

 

 

Nota : photos de l'article empruntées ici et là

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 18:04

Mac_metzger.jpg

Je préfère mettre le nom des artistes comme titre mais .... c'était trop long !

 

Latifa Echakhch expose Laps

 

Huang Yong Ping est l'artiste d'Amoy / Xiamen

 

Enfin, Gustav Metzger est l'auteur de Supportive, en photo ci-contre.

 

Longtemps que je n'étais pas allé au MAC et cela me manquait. Il y a une ambiance que j'aime dans les expos d'art contemporain. Pour beaucoup, un esprit d'ouverture qui se ressent. On ne peut pas se contenter de se dire "c'est beau". On sent que quelque chose nous échappe. On essaie de comprendre, de ressentir.

 

M1 : ExpoMacRed1NB17

 

Ressentir. Commençons donc par cette oeuvre, Supportive. On est invité à s'allonger sur des matelas, dans le noir, face à ces projections. Derrière soi le bruit des ventilos des projecteurs. Dans la pénombre, d'autres qui tentent l'expérience.

 

M2 :

ExpoMacRed1NB19

 

Ceci étant, j'ai moyennement aimé ce que nous propose cet artiste avec son auto-destructive art..

 

Passons à Huang Yong Ping. J'ai beaucoup aimé cette sorte de fresque d'une vingtaine de mètres de long.

 

H1 :

ExpoMacRed1NB20

 

H2 :

ExpoMacRed1NB23

 

 

H 3 :

ExpoMacRed1NB22

 

J'ai moins aimé le reste de son oeuvre. Un sentiment de déjà vu. Suis-je influencé par ce que j'avais lu de l'art contemporain chinois. Pourtant cet artiste est installé en France depuis 1989.

 

H 4 :

ExpoMacRed1NB27

 

H 5 :

ExpoMacRed1NB26

 

H 6 :

ExpoMacRed1NB29

 

 

Mais si j'y suis allé aujourd'hui c'est pour Latifa Echakhch. Parce que je la connaissais ? Pas du tout.

L'art contemporain a un avantage extraordinaire, je l'ai déjà évoqué : on peut rencontrer les artistes. Et qui mieux que l'artiste peut nous parler des oeuvres ! Le MAC proposant une conférence de Latifa Echakhch, il me paraissait quand même indispensable d'avoir vu l'expo au préalable !

C'est finalement la partie de l'expo que j'ai préférée. Pas l'impression de déjà vu citée plus haut. Pas l'"expérience" proposée par Metzger. Simplement l'art contemporain comme je l'aime.

 

L1 :

ExpoMacRed1NB10

De quoi se creuser la tête. Regarder l'oeuvre, tourner autour, découvrir son titre, la regarder autrement, imaginer, s'"approrprier".

 

L2 : ExpoMacRed1NB16

 

 

L3 :

ExpoMacRed1NB14

 

L4  : ExpoMacRed1NB4

Une ambiance, dès la première salle. Prendre du recul puis observer des détails.

 

L5 :

ExpoMacRed1NB5

 

Parcourir une salle, attendre le bon moment pour voir, celui où on peut avoir l'oeuvre pour soi sans qu'interfèrent les autres visiteurs.

 

L6 :

ExpoMacRed1NB7

 

L7 :

ExpoMacRed1NB8

 

Je ne pouvais pas ne pas terminer par cette photo. Un bandonéon. Hello Astor, le vrai !

 

L8 :

ExpoMacRed1NB12

 

Si vous voulez voir ces photos autrement, en découvrir quelques autres, l'album est .

 

PS  pour les photographes : les photos ont été prises au Canon Ixus (qu'on aperçoit d'ailleurs en H1 ...). Je me suis aperçu qu'en possession du réflex, la photo l'emporte sur la visite de l'expo. Pourquoi le noir et blanc ? Parce que la balance des blancs était catastrophique et je n'ai pas trouvé comment la rectifier sans les RAW. Et puis finalement, ce n'est pas si mal en noir et blanc 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 07:13

manuscrits-tombouctou.jpg

Vous en avez probablement entendu parler de cette belle histoire de sauvetage de ces manuscrits.

 

Moi, je l'ai découverte via Télérama.

 

Enfin, plus précisément, nous étions avec des amis et je n'avais pas encore lu l'article. Madame Astor raconte cette histoire. Je n'en crois pas mes oreilles, la soupçonne d'enjoliver l'histoire.

 

De retour à l'appart. je découvre à mon tour cette superbe aventure de sauvetage de livres, de savoir, de culture.

 

Si j'ai envie de la partager ce n'est pas pour parler de ceux qui voulaient détruire cela. On en parle bien assez et je ne saurais pas moi-même en parler.

 

Ce que je veux vanter ici, c'est cette alliance pour le savoir, la culture, la transmission du savoir, le respect de ce qui ont établi les bases de ce que nous sommes.

 

Une alliance pour sortir par le haut. Pas pour conquérir des territoires et des biens. Même pas pour repousser l'envahisseur. Simplement pour préserver notre patrimoine commun. Celui qui, en s'enrichissant, en nous enrichissant, nous permettra un jour de dépasser ces combats, cette volonté de conquête.

 

L'article décrit :

Une petite armée des ombres qui se met en action, des manuscrits cachés dans des sacs de riz, un vieux scooter qui transporte une partie de cette précieuse cargaison dans ces sacoches. Une armée qui sait que si elle perd ces manuscrits c'est pour toujours. Des volontaires qui risquent amputation et emprisonnement pour cela.

Un moment superbe : "au dessus du carton sont empilés des dizaines de cahier de comptabilité : une gangue de chiffres pour dissimuler [.] les lettres si précieuses [.] Des fragments de texte écrits voilà cinq cents, six cents ou sept cents ans.

 

Pas de volonté de revanche dans une telle action. Rien contre l'autre. Pas d'envie de gloire et d'être celui qui sera médaillé pour avoir repoussé l'ennemi.

 

Mais sauver ce qui est notre richesse commune avec nos ancêtres et notre descendance, autant que notre environnement. Quelque chose comme la culture durable

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 20:06

ange bleuToute ressemblance avec un titre de film ne serait pas le fait du hasard.

 

Hier soir Zoé Valdès était à l'Institut Lumière pour présenter le film L'ange bleu et son livre sur ce film.

 

Trois bonnes raisons d'aller à cette soirée :

- je ne connaissais pas Zoé Valdès.

- je n'avais jamais vu le film (comme une moitié de la salle d'après le sondage à main levée).

- je connaissais à peine voire pas du tout Marlène Dietrich.

 

Zoé Valdès a surpris en disant que ce film avait été présent pendant toute sa vie. Elle s'est renseigné sur ce film, a cherché à en savoir plus, l'a revu maintes fois, tant cela avait été un choc pour elle lorsqu'elle l'a vu la première fois.

 

Une première fois qu'elle nous raconte. Gamine à La Havane, sans télé, elle se promène dans les rues avec sa grand-mère et voit le film par la fenêtre des rez-de-chaussée, accompagné des commentaires des résidents.

Elle est subjuguée par cette histoire d'amour.

 

Comme l'a fait remarquer une personne dans le public, c'est extraordinaire qu'une gamine soit conquise par un film avec cette esthétique.(1)

 

Pour ma part je ne saurais pas vraiment évoquer l'histoire ici.

 

C'est un beau film, qui était présenté hier en version d'origine, craquements, sautillements de l'image et griffures blanches compris !

 

Mais Marlène ne m'a pas conquis ! Et je ne sais pas à quoi il faut attribuer son succès à l'issue de ce film.

 

Par contre, celui qui est extraordinaire c'est le premier rôle, Emil Jannings dans le rôle du professeur Rath.

Il a un jeu très particulier. Une remarque dans le public a expliqué le sujet : c'est une ancienne vedette du muet, habituée à surjouer sans parler. Ce qui convient très bien à ce rôle !

 

Cela rappelle quelque chose à ceux qui ont vu The Artist !

 

 

 

 

 

La façon de filmer est également extraordinaire avec ces éclairages. J'ai entendu expressionnisme allemand dans la salle. Probablement.

 

Un bon film décidément en y repensant. On le quitte en se demandant ce qu'il avait et le lendemain en regardant cet extrait on comprend, un peu, mieux Zoé Valdès.

 

Par contre je ne suis toujours pas convaincu par Marlène Dietrich !

 

 

 

 

(1) : Merci L !

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 02:39

i-got-the-blues.jpgRien de neuf sous le soleil : la difficulté n'est pas toujours où on le pressent !

 

Je reste sur le même schéma. Fifty / fifty : classique / "moderne".

 

Je mets moderne entre guillemets parce que pour la partie "moderne" j'ai ciblé sur le blues.

 

Parce que le blues çà veut dire .... et je le chanterai toujours !

 

Non, mais peut-être parce que toute la musique que j'aime elle vient de là, elle vient du blues !  

  On ressent quand même quelque chose comme cela en écoutant du blues.

 

Et en essayant de jouer cela, on a l'impression, comment dire, d'être au coeur d'un sujet, dans de l'authentique.

 

La 2° motivation était de me dire que cela supposait moins de virtuosité que des trucs rock d'enfer. Ben ... je ne sais pas mais comprendre et reproduire ce rythme si particulier du blues c'est loin d'être évident.

Le dernier cours de guitare me rappelait le cours de musique en 5° : on tape dans les mains pour jouer le rythme. Mais après une partie du dimanche à essayer de percevoir ce sujet rythmique tout est bon pour progresser !

 

Cela ne remet nullement en cause l'enthousiasme et le plaisir !

 

Mais j'ai hâte de passer un cap !

 

En classique, il y avait au menu depuis quelques semaines cet Andante de Carulli. Oh, bien sûr je ne le maîtrise pas comme celui qui suit mais on a pu passer au sujet suivant et j'aurai encore bien de la satisfaction à le jouer et à progresser avec ce morceau.

 

Andante (Carulli)

 

 

 

Quant au sujet blues, ce n'est quand mon coeur fait boum ....

 

 


Charles Trenet - Boum par svsheila

 

 

C'est quand Lee Hooker fait Boom Boom

 

 

 

Dur de quitter cette ambiance, .... Prenons le pas des hobos.

 

 

 

Bon, on revient au 21° siècle ?

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 10:54

collections.jpg

En fait jusqu'à tout à l'heure je croyais que le 1000° serait le James Joyce et c'est finalement Margerin !

 

Mais le 1000° quoi, me direz-vous !

 

Le 1000° enregistrement de ma base de données sur laquelle je référence :

- des CD audio

- nos BD

- nos livres

 

Hors référencement, quelques autres dizaines de CD que j'ai davantage en tête, et les vinyls (peu de doute non plus !).

 

Mais pourquoi référencer ces ouvrages ? Après avoir acheté trois fois le même recueil de nouvelles je me suis dit que ce serait pratique d'avoir sur moi la liste des livres . Même chose quand il s'agit d'acheter un nouveau Bidochon : on l'a déjà celui-là ou pas ?

 

Alors à la faveur d'un déménagement, en déballant les cartons de livres, go !

 

Et pourquoi James Joyce se retrouve-t-il confronté à Margerin ? J'enregistre le James Joyce à la ligne 1000 sous Excel et croit ainsi tenir le n°1000. Bien sûr, vous avez déjà compris, j'avais juste oublié la ligne de titre ....

Import sous Access. Là je compte les enregistrements pour voir si l'import s'est bien passé et il y en a 999 ! Je vois le bug. Entre temps j'avais fini la BD de Margerin .... "Je veux une Harley" (excellent pour se moquer gentiment de notre petit milieu !!

 

1000 c'est l'occasion de regarder ce qui compose l'inventaire :

- 592 livres

- 270 CD

- 130 BD et .... 2 guides de rando et 6 cartes IGN : un peu les intrus ceux-là !

 

Qui est là ?

Pour les CD c'est moins représentatif car il n'y en a qu'une partie.

 

Des BD anciennes pour la plupart. Des Bidochon, Edika, Les eaux de Mortelune et Les passagers du vent ou Little Kevin. Des Schuiten-Peeters aussi. Mes préférés !

 

Quels auteurs alors ?

 

Les plus représentés ?

Auster 9

Beckett 5

Je suis surpris de voir 3 Ray Bradbury !

Les 5 Buzzati m'étonnent moins

5 Chalandon. Vous les connaissez, c'est postérieur au début de ce blog !

16 Agatha Christie er 15 Mary Higgins Clark ... mais je n'ai lu que Les dix petits nègres.

11 Claudel. J'aime. Vous savez !

4 Anna Enquist. Une période. Je ne pensais pas en avoir lu autant !

6 Hesse.

7 Lanzmann. Une autre période. Plus ancienne. Fous de la marche m'avait impressionné.

3 Le Corbusier. Une référence pour moi.

7 Nothomb ; çà c'est fini, çà ne me dit plus rien !

7 Stefan Zweig.

14 Murakami. Mon "record" !

 

Des choses amusantes : Yves Simon est le seul représenté dans deux catégories et Taylor a deux prénoms. Kreismann et Otis !

 

Et j'ai gardé pour la fin ceux qui sont mis en évidence sur ce blog : Laborit représenté par cinq ouvrages et Yoko Ogawa, qui a donné son second nom au dit blog, représentée par 14 ouvrages.

Parce que le 15° n'est pas encore paru en Poche !

 

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 05:58

depardon

Depardon !

Serait-il maintenant avant tout "le photographe qui a fait la photo officielle de Hollande"

 

Je ne sais pas.

 

Depardon pour moi c'est un nom qui est attaché à la photo comme un très grand photographe depuis longtemps, une évidence. Et donc bien autre chose que l'homme d'une photo, fût-elle présidentielle.

 

Comme toute évidence, on ne la questionne pas trop et en allant le voir à l'Institut Lumière hier soir, je me suis aperçu que je ne savais pas grand chose de lui. Mais qu'importe l'Institut Lumière c'est un exemple réussi d'union entre la culture et le plaisir.

 

J'ai donc découvert un sacré cinéaste, le créateur de l'Agence Gamma, Claudine Nougaret sa compagne, productrice, ingénieur du son (une sacré dame aussi !).

 

depardon lyon

 

Mais ce qui est bluffant avant tout, c'est ce qui rayonne de cet homme à peine a-t-il pris la parole !

 

Bien sûr, il y a la passion pour l'image, la photo ou le cinéma. Une technique hyper maîtrisée dont il ne fait pas étalage mais dans laquelle il n'hésite pas à nous entraîner dans la passion de sa réponse, lorsqu'il commente une image. Par exemple celle du président, lorsqu'il explique qu'il a fait la photo au 55 mm mais que compte tenu du boîtier qu'il utilise, l'image est celle d'un 28 mm mais c'est quand même un 55 mm donc la photo ne sera pas déformée : la salle décroche en riant. Avec respect, pour l'homme passionné et passionnant.

 

On commence à avoir un indice lorsqu'on voit un extrait de film dans lequel il commente en voix off sa difficulté à filmer New-York. L'humilité, le doute.

 

Puis dès qu'il intervient, on perçoit de vraies valeurs dans le ton de sa voix, sa présence. On accroche tout de suite.

 

Ensuite viennent les commentaires de lui et Claudine Nougaret. Et le fim Journal de France.

 

Là, cela rayonne de respect et d'intérêt pour l'autre, les autres. Raymond DEPARDON nous parle de ses photos avec sa chambre. On comprend comment Depardon photographie les hommes lorsqu'il semble prendre des photos de maisons ou de paysage sans présence humaine.

 

Je trouve hyper rafraichissant l'image de cet homme au volant de son modeste fourgon aménagé pour aller re-découvrir les français, riche de sa connaissance du monde.

 

De beaux extraits dans ce film : si vous n'avez que 5', regarder à partir de 1h21 les images du désert puis l'audience !

 

En revenant du cinéma hier, je pensais à un gusse qui a survolé la Terre à bord d'un hélico pour nous montrer les plus belles vues de celles-ci. J'ai toujours eu un drôle de sentiment vis-à-vis de cette démarche. Hier j'ai compris pourquoi. Je préfère mille fois les photos au ras des pâquerettes de Depardon. Immergé parmi les siens, la caméra au poing, qu'il suive un mercenaire qui envoie les autres au combat, Françoise Claustre ou une fille dans les rues de Paris avant de s'attarder sur un homme à une table de café qui regarde au loin. Le photographe des anciens qui sont sur leur banc depuis 15 ans. Le cinéaste qui filme le coiffeur de Berck Plage.

 

Quelle leçon ! De photo ? Oui, non, de vie !

 

La bande annonce (mais vous ne résisterez pas à l'envie de voir le film, en fin de cette page !)

 

 

 

Le film. Envoûtant.

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 23:31

NDT2.jpg

Le point commun entre les spectacles et les drogues ?

 

Certes, çà peut être le prix mais c'est surtout l'addiction !

 

Voilà que j'ai replongé ! Trisha Brown avant hier m'a donné envie, besoin, de reprendre et il me semblait bien qu'il y avait NDT2 cet hiver à la Maison de la Danse.

 

Clic-clac Kodak. Et v'là deux places pour ce soir.

 

NDT 2 : nous les avions vus dans cette même Maison de la Danse il y 3 ou 4 ans et  j'avais retenu le nom.

Parce qu'il est facile à retenir ? Oui, mais pas que. Tout simplement parce que c'était déjà excellent.

 

De Paris Art.com : "Depuis sa création en 1959 aux Pays-Bas, le Nederlands Dans Theater s'impose comme l'une des plus prestigieuses compagnies de danse au monde. La clef de ce succès? Une quête perpétuelle de l'innovation et une qualité artistique exceptionnelle. Le chorégraphe génial Jirí Kylián est indissociable du NDT, il préside à la destinée de la mythique compagnie néerlandaise depuis quarante ans."

 

Voilà pour NDT. Et NDT2 ? La pépinière de NDT. Laissons-les se définir :

"Nederlands Dans Theater 2 is the launching pad for young dancers, who are carefully selected through auditions. They dance choreographies by the new generation of dance makers, like Alexander Ekman. The group performs all over the world. It is the company’s breeding ground, where talented dancers grow up and young up-and-coming choreographers get the chance to develop."

 

Première pièce : Studio 2

Le décalage par rapport à la soirée d'avant hier est énorme. Une chorégraphie bien plus agréable. Un univers dans lequel on a envie d'entrer. Et des danseurs impressionnants ! La valeur n'attend pas le nombre des années. NDT2 c'est donc par construction des jeunes. Ce soir, de 17 à 23 ans.

La passion n'attend pas non plus le nombre des années. Quel travail a déjà été mené pour en arriver là !

Une partie de mon admiration pour la danse réside là. Le maladroit que je suis est admiratif de cette maîtrise parfaite de ces faits et gestes ! D'ailleurs je mobilise une partie de mon attention pour ce regard sur la perfection du geste.

 

 

 

La belle musique ne gâche rien

 

 

Deuxième pièce : I new then

Sur des chansons de Van Morrison, une chorégraphie très sympa et enjouée, des airs de comédie musicale sur scène. Le talent des danseurs en plus.

Quelque chose de rafraichissement. Quelque chose de Hair. Au delà du rafraichissant. Mais un ton qui reste léger. Une bouffée d'oxygène.

 

Pas vraiment  ce Hair là.

 

 

 

 

Mais pas non plus uniquement celui-là : 

 

 

 

 

 

Un côté rétro, peace and love.

 

 

 

Troisième pièce : Cacti

En voyant rapidement la vidéo de présentation rapidement sur le site de La Maison de la Danse, on pouvait voir un côté Tambour du Bronx. Mauvaise lecture.

 

Une pièce avec deux phases très différentes.

 

Celle à laquelle je fais référence pour le côté percussions, finalement anecdotique, c'est une première partie assez géométrique, belle, dans la diversité. Mise en scène inventive. La démonstration, s'il en était encore besoin, de la richesse technique de la troupe : on peut regarder chaque danseur isolément sur son plan. Chacun est au rendez-vous. Une chorégraphie très vivante.

 

Suit un duo, un pas de deux dit-on peut-être.

Il n'y avait pas les musiciens sur scène hier (mais on est malheureusement habitué à leur absence en danse). Le duo, vers 1'10, est magnifique sur cette scène. Une superbe idée que ce dialogue via la bande son. Très tendre.

 

A la réflexion, s'il fallait choisir, le plus beau moment de ce très beau spectacle.

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:31

travail-de-nuit-1488274850-1632216.jpg

Si ce n'est pas fait, merci de lire au préalable l'article accessible par ce lien pour éviter tout malentendu !

 

Comment parler de ce sujet ? A défaut d'une autre idée on va l'aborder sous l'angle chronologique !

 

Il y a le départ, prévu .... ou subit.

 

Sur ce second aspect, l'essentiel est dans les premières minutes. Emerger (quelle heure est-il ? Purée !). Voir qui appelle. Et écouter l'énoncé. Une bricole ... ou un drame. Le truc qui nécessite de sortir ou celui qui nécessite "simplement" de ... retrouver le sommeil !

Se mettre les idées au clair avant toute décision. Après, on entre dans un cycle où tout ce qui va suivre sur les sorties de nuit prévues n'a plus sa place...

 

Parlons donc plutôt du départ prévu. Rarement au milieu de la nuit. Plutôt en début de soirée. On regarde la météo de plus en plus prudemment au fil des années ! Les nuits sont fraîches mais les fins de nuit encore plus ! On sait quand on part, on ne sait pas quand on va rentrer.

 

Estimer sa dose de café. Il faut partir mais il faut aussi rentrer. Sans accident pendant. Sans accident au retour en voiture. Mais il faudra aussi se rendormir ...

 

Laisser la maisonnée aux occupations habituelles.

 

Et commence autre chose.

On croise les autres travailleurs de la nuit ... et les travailleuses de la nuit, court vêtues ! Lyon prend une autre allure dans certains quartiers. On peut mettre découvrir des business inconnus comme cette nuit où, au retour vers 2h00 du mat', j'ai me suis retrouvé à suivre un gars dont le boulot était, si j'en crois la pub sur la camionnette, la livraison d'apéritif 24h24 7/7 ....

 

On croise aussi d'autres conditions de travail. Comme les stations de service barricadées qui servent le café comme on délivre des billets de banque.

 

Mais tout cela, vous connaissez ! Il suffit de sortir un peu de nuit.

 

Ce qui change quand on va travailler ?

 

On sent la ville qui va s'endormir et alors on va oeuvrer pour que nos concitoyens endormis voient leurs aspirations à plus de transport assouvies si on prend cet exemple. Une route regoudronnée. Un pont remplacé. Des voies ferrées remplacées. Une route déneigée. Se cotoient ceux qui sauvent les vies, ceux qui les facilitent, et bien d'autres.

 

Alors il y a un autre sens au travail. Il n'y a plus de place pour Excel ni les mails. Si on a envie de dormir ce n'est pas à cause du caractère soporifique de la réunion. Pas de pile de courrier à descendre avec les brochures glacées de ceux qui vantent, à tort ou à raison, leur action.

 

On sait pourquoi on est là et quelque part, plus ou moins consciemment, on savoure ce côté discret de l'action. Un peu comme un tour de magie que l'on prépare (vous me direz, çà prend une autre tournure quand le lapin est toujours dans le chapeau quand les premiers travailleurs du jour déboulent .... Du vécu !). Demain, les autres verront (ou pas !) le changement. Et même s'ils ne le voient, qu'importe. We did it !

 

C'est aussi, souvent, la concrétisation de mois ou d'années de travail. La magie opère alors aussi pour ceux qui oeuvrent. Quelque chose comme un rideau qu'on lève. Un voile qu'on soulève.

 

L'oeuvre est là. On regarde parfois ses premiers bénéficiaires l'utiliser au petit matin. La vie reprend. On n'a pas passé la nuit dehors pour rien. Trempé parfois mais satisfait du job !

 

C'est probablement cette relation vraie au travail qui fonde le reste. Une autre relation aux collègues de travail la nuit. On en reparlera.

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 05:58

bandeaux_small-trisha-ballet.jpg

Il faut se laisser guider par le hasard.

 

De mémoire j'avais déjà vu une chorégraphie de Trisha Brown lors d'une soirée où étaient présentés également du Merce Cunningham : pas vraiment le style que je préfère.

 

Mais lorsque l'Opéra vous envoie un mail pour vous proposer des places à prix canon, il n'y a pas à hésiter. C'est ainsi qu'on se retrouve au 2° rang, centrés, pour des places à 15€ l'unité. Cher, l'Opéra ?

 

Sur scène, le ballet de l'Opéra de Lyon.

Ce n'est pas la troupe qui vient de bout du monde et qu'"il_faut_absolument_voir_mon cher !". Et alors ? Une prestation de qualité tout de même et de bons voire très bons danseurs.

 

Et ces chorégraphies de Trisha Brown ? Pas ce que je conseillerai à quelqu'un qui n'est pas fan de danse, bien sûr. Des exercices de style plutot qu'un monde dans lequel on s'évade. La mise en scène de la première pièce était moins aride de ce point de vue, avec un peu de vie donnée par ce pianiste au fond de la scène.

 

Il y a des spectacles de danse où il ne faut pas être trop près et au même niveau. Le parterre n'est pas toujours la meilleure place (malgré son prix toujours élevé ... sauf ce soir). Pour le coup, ce placement très proche permettait de bien apprécier le travail des danseurs et avoir du recul aurait eu très peu d'intérêt.

 

Finalement une bonne soirée. La danse me manquait vraiment !

 

 

 

 

 


Trisha Brown par MickeyKuyo

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