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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 20:07

 

AndaJaleo.jpg

Je ne redis plus ni à quel point j'apprécie le flamenco ni combien j'aime ces petits spectacles de proximité.

 

Inutile également de redire mon goût des surprises et la curiosité qui va avec.

 

Il y a quelques jours, je rentre du boulot, je sors donc du métro et je vois sur la place du quartier une scène.

 

Je me rapproche de la buvette pour me renseigner et on m'annonce Anda Jaleo, du flamenco. Yes ! (ou Si !)

 

21h00 ? Ok !

 

A 21h00 d'abord un guitariste en solo. Nickel !

 

Puis une chanteuse avec deux jeunes aux palmas. Impec. Une très belle voix et de l'expressivité.

 

Un second guitariste mais surtout une danseuse. Elle s'avèrera être très bien. Maria Gasca.  Avec une dose de modernité dans son jeu qui me plait bien. En surfant un peu on voit qu'eux tous tentent des expériences diverses et cet intérêt pour la création, la recherche, finalement leur "rôle" d'artiste, se perçoivent bien sur scène.

 

Le spectacle se termine comme tout spectacle de flamenco avec un essai de chacun à la danse. Accompagné par les encouragements des compères sur scène et de la foule. Qui a bien apprécié !

 

Bravo Anda Jaleo et j'espère bien avoir le plaisir de vous voir avec l'option théatre !! Voire danse !

 

 

 

 

 

Pour terminer : quand on est sur du flamenco sur Youtube, on ne peut échapper à Farruquito. Et quand je vois que Youtube me propose du flamenco avec Farruquito je ne résiste pas à l'envie d'en profiter !!

 

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 21:54

musique2mains.jpg

J'aime les spectacles qu'on réserve 6 mois à l'avance. La star qu'on a toujours rêvé de voir. Des mois à s'imaginer le concert, revoir le répertoire, .... Et parfois un décalage important le jour venu entre ses rêves et la réalité.

 

Mais je crois que j'aime encore plus les surprises.

Les premières parties par exemple ! Combien de découvertes !

 

Mais aussi les spectacles qu'on n'avait même pas imaginé.

 

Exemple : samedi dernier. Avant d'aller chez le boucher à Matour, il n'y avait pas de spectacle au programme de ce samedi soir. Et il suffit alors d'ouvrir les yeux et d'être curieux.

 

Acte 1 : ouvrir les yeux. Il y avait de la pub chez le boucher ou sur la place de l'Eglise. On regarde "Festival campus / concert gratuit ce soir / 21h00 Matour".

 

Acte 2 : être curieux. A quelques kms de "chez soi", il n'y a pas à hésiter. Saucisses du boucher sur le barbec (on n'y sera décidément pas allés pour rien) et "spectacle".

 

Quelques bancs. Une très grande couverture par terre. Y a plus qu'à s'allonger et attendre. Que la clarté diurne soit moins forte. En espérant que la lune ne sera pas trop brillante.

 

Le spectacle commence. Un one man show assez indescriptible. Au carrefour de la musique, du jazz vocal, de la danse, de la poésie, du mime, de la magie ... Je termine par ce terme car visiblement il importe à l'artiste. Le spectacle fini nous sommes allés le voir (il suffisait d'avancer de 10 mètres. Pas de cordon de vigiles à franchir). Nous lui disons le plaisir d'avoir assisté à son spectacle et ce sentiment de magie. Il nous dit avec un grand sourire "çà me fait plaisir ce que vous me dîtes, cette dimension là m'importait".

 

J'imagine qu'à sa place j'aurais effectivement eu plaisir à constater que le public reçoit bien ce que je souhaite lui transmettre.

 

Pour terminer, une vidéo qui présente le spectacle, mais c'est encore tellement mieux "pour de vrai" ! 

 

 

 


Musique à Deux Mains-Teaser par cyrilher

 

 

Plus sur Latruc.org

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 06:12

Milonga-17.jpeg

J'allais me mettre à écrire sur les vacances proches ou le dernier week-end quand je suis tombé sur ce brouillon d'article.

 

 

C'est tellement la course en ce moment que j'avais déjà oublié ce spectacle !

 

Pourtant c'était ma seule sortie à Fourvière cette année. Pour aller voir ce tango à qui je dois mon pseudo !

 

Quand le tango rencontre Sidi Larbi Cherkaoui, cela donne un tel spectacle : le tango que l'on connait avec l'exigence d'un grand chorégraphe. Exigence sur la mise en scène, inventivité, choix et respect des danseurs, qu'ils viennent du monde du tango comme une majeure partie d'entre eux ou qu'ils viennent de la danse contemporaine comme deux de ceux-là, un homme et une femme.

 

C'est superbe mais Sidi Larbi Cherkaoui en parle très bien et pour notre plus grand bonheur avec un accent anglais ... Je vous laisse juge ! 

 

 

 

 

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 18:56

mark-knopfler-scndw4.jpg.pagespeed.ce.ChLEY8wsqo.jpg Longtemps que je voulais le voir !

 

Je m'étais réveillé au dernier moment et je n'avais trouvé que deux places en fond de salle au Zénith de Clermont Ferrand.

 

Zénith que j'ai d'ailleurs eu du mal à trouver : Mappy GPS de l'Iphone m'avait trouvé le Zénith de Clermont mais c'était apparemment un bar ou un truc du genre !

 

Enfin on arrive à la salle au milieu de la première partie (rien perdu : une bonne chanteuse mais un peu paumée avec ses chansons gentillettes dans cette grande salle !)

 

Entracte d'une durée raisonnable et voilà Knopfler.

 

Knopfler, pas Dire Straits. Le risque est toujours là.

 

Knopfler4

 

 

Du coup c'est un Mark Knopfler sur des ballades avec une allure presque celtique. Le violon l'accompagne. Une flûte également. Sa guitare est moins présente et le chanteur reste là avec cette très belle voix.

 

Knopfler3

 

Dire Straits est peu présent. Sauf ce superbe Romeo and Juliet. Tellement beau, malgré un réglage pas top de l'ingénieur son qui rend la batterie trop présente. Pas grave.

 

Knopfler1

 

D'une certaine façon je préfère être ainsi un peu déçu. Je ne comprends pas en effet ces artistes qui tournent toute leur vie sur une paire d'albums sans jamais se remettre vraiment en cause, évoluer, continuer à créer.

 

Alors, bravo Mr Knopfler et merci de ne pas avoir été au rendez-vous auquel sans le savoir j'allais. Merci de rester ainsi conforme à l'idée que j'ai de l'artiste.

 

Comme d'hab la vignette n'est pas de moi et le reste si : au top, je suis vite descendu me caler debout face à la scène. De tels artistes çà ne s'écoute pas assis aussi loin !

 

Pour les nostalgiques ... quand même :

(c'est pas pour cafter mais mon prof de guitare n'a jamais voulu que je pose l'auriculaire et l'annulaire ainsi sur la guitare !!)

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 21:00

Jazz-in-Trivy.jpg

Nous avions eu le plaisir de découvrir cette ambiance super l'an dernier avec Richard Galliano.

 

Il y a quelques semaines, je passe dans le coin et je vois sur une cabine téléphonique une affiche. Sur l'affiche en question, et donc "à l'affiche", Biréli Lagrène, Didier Lockwood et Diego Imbert.

 

Le nom du dernier me disait quelque chose. Le Biréli Lagrène, que j'identifie uniquement au Jazz Manouche, j'adore. Je ne l'ai cependant vu qu'une fois, dans de mauvaises conditions sur le plan acoustique. Quant à Didier Lockwood je connaissais le nom et sa réputation comme viloniste mais ma route n'avait jamais croisé ses tournées.

 

J'imagine que si peu de temps avant c'est déjà plein mais je tente le coup. Une paire de sms plus tard c'était réservé !

 

Car çà se passe comme çà à Trivy. Ce n'est pas le schéma "les places s'envolent en deux heures, tu récupères ta place à la FNAC avec la carte bleue qui a servi à la commande + le mail de confirmation + ton passeport + une déclaration écrite etc, tu pars deux heures à l'avance pour être pas trop mal placé"

 

Non, c'est "tu réserves avec un sms à l'organisateur, tu arrives et annonces ton nom pour qu'on puisse regarder sur la liste si tu as réservé, tu t'installes tranquille dans l'église car même au plus loin tu vois encore très bien les artistes, que tu pourras croiser tranquillement à la buvette"

 

Lockwood1

 

Installé, une surprise sur scène : il y a une guitare électrique sur scène ?!? A ce stade c'est un peu comme si un pote venait chez moi en Yamaha !!! Biréli Lagrène c'est du manouche et le manouche ce n'est pas de l'électrique.

 

Ben c'est tout simplement parce que j'avais un peu trop vite enfermé le bonhomme dans cette case ainsi étiquetté ! Il va nous offrir une démo de jazz à la guitare électrique superbe ! J'aime autant le guitariste dans ce style qu'en manouche. Vraiment un sacré artiste.

 

Diego Imbert je n'en parlerai pas trop : la contrebasse c'est moyennement mon truc.

 

Reste Lockwood. Top !

 

Lockwood2

 

(purée : il ne faudra pas que j'oublie de parler de la chanteuse ...)

 

Des choses très jazzy mais aussi des trucs plus fun avec notamment un des derniers morceaux où il met en oeuvre ses loopers pour nous faire une démo en solo assez bluffante et réjouissante !

 

Et puis Lockwood c'est le communicant du trio. Il sait très bien nous faire partager le plaisir d'être là, le plaisir qu'ils ont visiblement à jouer ensemble. Beaucoup de chaleur dans ses propos. De l'humour ici et là. De la modestie chez les trois.

 

Lockwood3

 

J'ai pour ma part retenu cette petite anecdote qu'il nous a conté, à propos de l'importance du rythme : quand Django Reinhardt entendait quelqu'un qui jouait bien mais faisait des erreurs sur le rythme, Django disait "c'est bien ce qu'il fait mais il ne joue pas juste".

 

J'ai maintenant cette petite phrase en tête quand je prends ma guitare !

 

Ah, oui, je voulais vous parler de la chanteuse ... dont j'ai malheureusement oublié le nom. Elle est intervenue sur deux morceaux. Institutrice des environs elle a appris le jazz vocal chez Didier Lockwood. Une très agréable intervention dans un registre qu'on entend pas si souvent !

 

Lockwood4

 

En conclusion une soirée simple et efficace ! Cela fait du bien dans une période où je n'ai même plus le temps de faire les résas de concert ... !

 

Le même trio à Sète :

 

 

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 10:43

beth-hart.jpg

Il y a des liens qui s'opérent. Bien sûr.

 

Milteau m'a fait connaître Haug

Bonamassa m'a fait connaître Beth Hart. Qui m'a fait connaîtres les Moutain Men.

 

Beth Hart parce qu'elle a chanté avec Bonamassa, les Mountain Men parce qu'ils étaient en première partie de Beth Hart.

 

La scène se passe donc au Transbo(rdeur), une salle bien sympa de Lyon.

 

Les Mountain Men c'est deux gusses. Un français Mathieu à la guitare et au chant. Un australien déjanté, Ian, à l'harmonica.

Ces deux gars sont excellents. Nous sommes arrivés alors que cette première partie était commencé. Pas besoin de trois titres pour voter pour. De superbes interprétations et composition autour du blues. Une vraie présence sur scène, simple mais efficace !

 

 

BethHartRe2

Cela faisait plaisir de retrouver déjà le son de l'harmonica !

 

BethHartRe1

 

Le genre de première partie qui ferait oublier qu'on est venus pour la seconde. Mais on vous retrouvera sous peu les Mountain Men puisque vous êtes fréquemment en concert dans le secteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis arrive Beth Hart et ses quatre musiciens. Je connais peu cette artiste.

 

BethHartRe7

 

Commençons par les musiciens et la technique, ce sera fait.

Zicos gentils mais sans plus. Onze guitares à eux deux (hors les deux basses du ...bassiste). On a envie de dire "tout çà pour çà" ....Mais bon, çà roule.

Le son, pas du tout à la hauteur.

Début de concert avec un niveau de basses délirant. Il a fallu que le public le crie pour que cela s'arrange. Le pire restait à venir.

 

BethHartRe6

 

Beth Art a l'idée sympa de se faire accompagner sur quelques titres par l'harmoniciste des Moutain Men. On ne l'a jamais entendu le pauvre. L'équipe son n'a pas réussi à nous faire entendre l'harmo. Affligeant.

Heureusement une fois réglées les basses et l'harmo disparu çà allait. A peu près. Il y a quand même un solo de guitare où on a vu le gusse se défoncer mais on ne l'a pas entendu. Il était complètement "couvert" par l'accompagnement ...

 

BethHartRe4

En régime courant il reste une chanteuse avec des musiques sympa, une énergie extraordinaire et une sacrée voix le tout dans un registre assez original. Alors entre les Moutain Men et Beth Hart les trois heures de concert composent une soirée sympa et généreuse.

 

BethHartRe5

 

Il y a une telle énergie et une telle présence que cela me faisait penser à Tina Turner.

 

BethHartRe12

 

Le boys band suivait quand même pas mal.

 

BethHartRe8

 

Un petit solo de temps en temps venait ponctuer le champ.

 

BethHartRe13

 

Alors merci pour cette très bonne soirée !

 

 

 

 

Et bonne route !

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 21:26

haug.jpgOn dit merci qui ? Merci Jazz Radio.

 

Je roulais. En voiture. Revenant d'un chantier, de nuit (oui, il y aura la suite ). Je mets la radio (que je ne risque pas de mettre dans l'appart, faute d'avoir un "transistor" !).

 

Zique. Jazz Radio. On y parle de Milteau, d'un concert à Lyon, de places à prendre sur leur site.

 

Le lendemain je me connecte, la CB à la main. En fait il s'agissait d'une inscription pour se voir offrir une place. Pour une fois je tente ma chance. Que ne ferais-je pour un concert ...

 

Et puis une dizaine de jours plus tard, vendredi dernier, un mail : Jazz Radio "nous vous offrons deux places pour le concert de Mathis Haug avec la participation de J-J Milteau".

 

Good ! Mais je me dis que le Milteau ne viendra pas et qu'il ne restera que Haug ... que je ne connais pas du tout. Un coup d'Youtube ; çà a l'air sympa.

 

Lundi soir, concert. On s'installe tant bien que mal devant, assis par terre mais à trois rangs de la scène.

 

HaugNB8

 

Que du bonheur ce concert !

 

JJ MILTEAU était bien là sur la totalité du concert.

 

Etonnant JJ. Très concentré. Très attentif à ce qui se passe sur scène. Réglant son petit Pignose (le petit ampli portable derrière lui, que je n'imaginais pas voir sur une scène de concert !).

Il regarde, se concentre ....

 

 

HaugNB3

 

Puis nous régale de ce superbe accompagnement à l'harmonica.

 

HaugNB4

 

 

Mais revenons-en à Mathis Haug vaut à lui seul le déplacement.

 

HaugNB9

 

Des ballades, accompagnées avec sobriété. Des moments plus rock. D'autres plus blues. Un ensemble très sympa. Une voix qui passe mieux sur scène que sur CD.

 

Leurs compères à la basse et à la batterie sont bien à la hauteur aussi !

 

Pas de photo du batteur. Pourtant bien sympa avec son costard et sa cravate d'une autre époque.

 

Le bassiste nous a gratifié d'un très beau passage en duo avec Milteau ; çà le fait bien aussi basse / harmo.

 

A propos d'harmo on voit le petit Pignose de Milteau dans le fond ! (le petit Pignose est un petit ampli transportable "mythique" ; pas vraiment un ampli de scène à ma connaissance, certes très limitée ...)

 

HaugNB2

 

 

Vient l'heure de la fin du concert. Milteau annonce la vente de disque à la sortie avec une remarque sympa mais teintée d'amertume ("les CD ? vous voyez ce que c'est ? les vieux expliqueront aux jeunes")

 

L'occasion de faire dédicacer ce disque. Dédicace qui est aussi l'occasion de dire merci de vive voix aux artistes. Je n'étais pas vraiment dédicace avant mais finalement je saisis maintenant cette occasion de dire en direct le plaisir que j'ai eu à écouter le concert.

Le disque de Haug rejoint ainsi logiquement celui de Mayall mais aussi ceux d'artistes moins proches : David Krakauer et Angélique Ionatos (qui avait inauguré cette série).

 

Vient aussi l'heure de retrouver la moto sur les quais de Confluence bien relookés. Avec notamment son cube qui semble croquer la nuit.

 

HaugNB11

 

Quelques centaines de mètres plus loin, un autre monstre grandit doucement près du Rhône. Bientôt il prendra l'allure d'un diamant. Mais c'est pour plus tard ... Quand il sera Musée des Confluences !

 

HaugNB12

 

Merci pour cette soirée, Mathis Haug !

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 22:57

Latifa-Echakhch.jpg

Les rencontres avec les artistes sont toujours intéressantes.

 

Notamment dans le domaine des arts plastiques.

 

L'art contemporain est parfois perçu comme hermétique. Pas sûr qu'il le soit davantage que des formes auxquelles nous sommes davantage habitués.

 

J'en ai acquis la conviction un jour où un conférencier du musée du Louvre nous expliquait la peinture de Le Caravage. Je me suis aperçu qu'en trouvant simplement "belles" de telles toiles, je passais à côté du propos de l'artiste largement autant qu'en passant à côté d'un néon oeuvre d'art dans un musée d'art contemporain.

 

Alors, entre les préoccupations d'origine religieuse d'un artiste d'il y a plusieurs siècles et celle d'un artiste d'aujourd'hui, j'aime mieux m'intéresser aux thèmes proposés par  l'artiste d'aujourd'hui. Ces sujets d'intérêt ont davantage de probabilité d'être les miens.

 

Même si l'artiste est une artiste d'origine marocaine. Comme Latifa Echakhch qui intervenait cette semaine à propos de sa contribution à l'exposition actuelle au MAC

 

La preuve, cette oeuvre qui a longuement été commentée lors de la conférence : "A chaque stencil, une révolution"

 

Une phrase en rapport avec Yasser Arafat ; çà me parle davantage que le chapitre 4 de l'évangile selon Ste Marcelle quand elle descend de la montagne à cheval ...

 

Souvent on entend dire des artistes contemporains "ce n'est pas de l'art ; ils se fichent du monde".

 

Il faut entendre Latifa parler de sa rencontre avec l'art contemporain, tardive. Dans un musée elle subit un choc. Ainsi donc un néon par terre çà peut être de l'art.

Il faut ensuite l'entendre parler d'A chaque stencil, une révolution", l'intérêt graphique des feuilles de carbone, le bleu presque Klein, la trace du geste dans cette oeuvre comme dans beaucoup des siennes.

 

latifa-echakhch-basel.jpg

 

 

Il faut entendre Latifa répondre à la question "quelle trace de l'art oriental dans votre oeuvre ?" pour voir comment l'artiste intègre ou non son origine dans ses installations.

 

La sincérité ne fait alors aucun doute.

 

Et il en est de même lorsqu'elle commente sa démarche sur les fantômes comme ces baskets d'adolescents. Quand avec son compère sur scène ils évoquent les madeleines de Proust à propos des carbones.

 

Les préoccupations artistiques sont bien là. Les intentions des artistes, ni plus ni moins accessibles que celles des impressionnistes. 

Reste une différence. Une toile plus classique peut nous épargner l'effort de chercher à comprendre le propos. Une installation avec des chapeaux remplis d'encre doit normalement nous amener à réflechir. Et ce n'est pas si grave si on ne parvient pas à comprendre / deviner le propos de l'artiste. On fait son propre chemin  

 

 

 

g_BL09Sucriere03.jpg

 

 

 

 

Nota : exceptionnellement  toutes les photos de cet article sont copiées. Ces oeuvres ne sont pas dans l'expo actuelle. Pour mes modestes photos de l'expo actuelle, suivre le lien ci-dessus vers Laps au MAC

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 21:35

sunrise-murnau.jpg

L'aurore, film de Murnau de 1927.

 

Si j'en crois Wikipédia, François Truffaut a dit de ce film que "c'est le plus beau film du monde".

 

Toujours pour citer Wikipédia : 'L'histoire, insipide, devient sublime grâce à une prodigieuse science de l'image"

 

Insipide ? Gentillette ! Un peu moralisatrice. Des côtés "comédie musicale".

 

Le thème est on ne peut plus simple : la femme de la ville demande à son amant paysan de tuer sa femme.

 

Pourquoi avoir choisi ce film ?

Tout simplement parce que les cinés-concert sont toujours de bonnes propositions !

 

Un doute quand même en entrant dans la salle. L'accompagnement est laissé au seul organiste. De l'orgue. Mouais... Bof ...

 

Alors ? Le film est vraiment extraordinaire ! Cette "prodigieuse science de l'image" est bien là !

 

Regarder un film muet, hors les comiques, est une expérience que je n'ai pas dû tenter bien souvent. Et dans tous les cas, pas depuis très longtemps. J'avais dû voir Métropolis. Et peut-être bien Potemkine au ciné club du lycée .... voire Nosferatu le vampire.

 

Ah, non, j'oubliais. The artist. Un film qui amène à considérer le muet autrement.

 

Ce qui m'a surpris aujourd'hui c'est le rythme. Cela me faisait penser à la lenteur de l'opéra.

 

 

 

l-aurore-plan.jpg

 

 

Au delà cette image, vous pouvez retrouver tout le film en fin de cet article.

 

La grande surprise a été l'accompagnement à l'orgue. Superbe. Coup de chapeau à l'organiste. En solo sur scène pendant les deux heures du film. Excellent.

 

En fin de concert un peu de curiosité. Envie de voir derrière le rideau de fond de scène ce qu'il y a .... et on découvre un bout de l'orgue. Ouahhh !

 

Un "placeur" de l'auditorium nous renseigne. Quelques milliers de tuyaux pour cet orgue, que l'on peut découvrir régulièrement dans des concerts. Jamais vu. Un préjugé anti-orgue et une fréquentation quand même pas très assidue de l'Auditorium dans ce registre.

 

Du coup j'ai eu envie d'en savoir un peu plus. Comme d'hab' l'ami Google renvoie vers la science de Wikipédia !

 

Extrait de Wikipédia :

L'Auditorium Maurice-Ravel de Lyon accueille l'ancien orgue du palais du Trocadéro, construit par le facteur Aristide Cavaillé-Coll pour l'Exposition universelle de 1878 à Paris, reconstruit au palais de Chaillot en 1939 par Victor Gonzalez et son fils Fernand, puis installé à Lyon par Georges Danion en 1977. Cet instrument, qui est aujourd'hui le seul grand orgue de salle de concert en France, compte 82 jeux sur 121 rangs et 6 508 tuyaux.

 

 

 

Orgue_Auditorium_de_Lyon_11.JPG

 

Apparemment des travaux seront entamés sur l'orgue en 2013. Il va être temps de se réveiller ! 

 

orgue-2008-c2a9-sebastien-erome-dsc 6286

 

 

L'aurore vous tente ?

 

 

 

Nota : photos de l'article empruntées ici et là

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 18:04

Mac_metzger.jpg

Je préfère mettre le nom des artistes comme titre mais .... c'était trop long !

 

Latifa Echakhch expose Laps

 

Huang Yong Ping est l'artiste d'Amoy / Xiamen

 

Enfin, Gustav Metzger est l'auteur de Supportive, en photo ci-contre.

 

Longtemps que je n'étais pas allé au MAC et cela me manquait. Il y a une ambiance que j'aime dans les expos d'art contemporain. Pour beaucoup, un esprit d'ouverture qui se ressent. On ne peut pas se contenter de se dire "c'est beau". On sent que quelque chose nous échappe. On essaie de comprendre, de ressentir.

 

M1 : ExpoMacRed1NB17

 

Ressentir. Commençons donc par cette oeuvre, Supportive. On est invité à s'allonger sur des matelas, dans le noir, face à ces projections. Derrière soi le bruit des ventilos des projecteurs. Dans la pénombre, d'autres qui tentent l'expérience.

 

M2 :

ExpoMacRed1NB19

 

Ceci étant, j'ai moyennement aimé ce que nous propose cet artiste avec son auto-destructive art..

 

Passons à Huang Yong Ping. J'ai beaucoup aimé cette sorte de fresque d'une vingtaine de mètres de long.

 

H1 :

ExpoMacRed1NB20

 

H2 :

ExpoMacRed1NB23

 

 

H 3 :

ExpoMacRed1NB22

 

J'ai moins aimé le reste de son oeuvre. Un sentiment de déjà vu. Suis-je influencé par ce que j'avais lu de l'art contemporain chinois. Pourtant cet artiste est installé en France depuis 1989.

 

H 4 :

ExpoMacRed1NB27

 

H 5 :

ExpoMacRed1NB26

 

H 6 :

ExpoMacRed1NB29

 

 

Mais si j'y suis allé aujourd'hui c'est pour Latifa Echakhch. Parce que je la connaissais ? Pas du tout.

L'art contemporain a un avantage extraordinaire, je l'ai déjà évoqué : on peut rencontrer les artistes. Et qui mieux que l'artiste peut nous parler des oeuvres ! Le MAC proposant une conférence de Latifa Echakhch, il me paraissait quand même indispensable d'avoir vu l'expo au préalable !

C'est finalement la partie de l'expo que j'ai préférée. Pas l'impression de déjà vu citée plus haut. Pas l'"expérience" proposée par Metzger. Simplement l'art contemporain comme je l'aime.

 

L1 :

ExpoMacRed1NB10

De quoi se creuser la tête. Regarder l'oeuvre, tourner autour, découvrir son titre, la regarder autrement, imaginer, s'"approrprier".

 

L2 : ExpoMacRed1NB16

 

 

L3 :

ExpoMacRed1NB14

 

L4  : ExpoMacRed1NB4

Une ambiance, dès la première salle. Prendre du recul puis observer des détails.

 

L5 :

ExpoMacRed1NB5

 

Parcourir une salle, attendre le bon moment pour voir, celui où on peut avoir l'oeuvre pour soi sans qu'interfèrent les autres visiteurs.

 

L6 :

ExpoMacRed1NB7

 

L7 :

ExpoMacRed1NB8

 

Je ne pouvais pas ne pas terminer par cette photo. Un bandonéon. Hello Astor, le vrai !

 

L8 :

ExpoMacRed1NB12

 

Si vous voulez voir ces photos autrement, en découvrir quelques autres, l'album est .

 

PS  pour les photographes : les photos ont été prises au Canon Ixus (qu'on aperçoit d'ailleurs en H1 ...). Je me suis aperçu qu'en possession du réflex, la photo l'emporte sur la visite de l'expo. Pourquoi le noir et blanc ? Parce que la balance des blancs était catastrophique et je n'ai pas trouvé comment la rectifier sans les RAW. Et puis finalement, ce n'est pas si mal en noir et blanc 

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