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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 22:57

Latifa-Echakhch.jpg

Les rencontres avec les artistes sont toujours intéressantes.

 

Notamment dans le domaine des arts plastiques.

 

L'art contemporain est parfois perçu comme hermétique. Pas sûr qu'il le soit davantage que des formes auxquelles nous sommes davantage habitués.

 

J'en ai acquis la conviction un jour où un conférencier du musée du Louvre nous expliquait la peinture de Le Caravage. Je me suis aperçu qu'en trouvant simplement "belles" de telles toiles, je passais à côté du propos de l'artiste largement autant qu'en passant à côté d'un néon oeuvre d'art dans un musée d'art contemporain.

 

Alors, entre les préoccupations d'origine religieuse d'un artiste d'il y a plusieurs siècles et celle d'un artiste d'aujourd'hui, j'aime mieux m'intéresser aux thèmes proposés par  l'artiste d'aujourd'hui. Ces sujets d'intérêt ont davantage de probabilité d'être les miens.

 

Même si l'artiste est une artiste d'origine marocaine. Comme Latifa Echakhch qui intervenait cette semaine à propos de sa contribution à l'exposition actuelle au MAC

 

La preuve, cette oeuvre qui a longuement été commentée lors de la conférence : "A chaque stencil, une révolution"

 

Une phrase en rapport avec Yasser Arafat ; çà me parle davantage que le chapitre 4 de l'évangile selon Ste Marcelle quand elle descend de la montagne à cheval ...

 

Souvent on entend dire des artistes contemporains "ce n'est pas de l'art ; ils se fichent du monde".

 

Il faut entendre Latifa parler de sa rencontre avec l'art contemporain, tardive. Dans un musée elle subit un choc. Ainsi donc un néon par terre çà peut être de l'art.

Il faut ensuite l'entendre parler d'A chaque stencil, une révolution", l'intérêt graphique des feuilles de carbone, le bleu presque Klein, la trace du geste dans cette oeuvre comme dans beaucoup des siennes.

 

latifa-echakhch-basel.jpg

 

 

Il faut entendre Latifa répondre à la question "quelle trace de l'art oriental dans votre oeuvre ?" pour voir comment l'artiste intègre ou non son origine dans ses installations.

 

La sincérité ne fait alors aucun doute.

 

Et il en est de même lorsqu'elle commente sa démarche sur les fantômes comme ces baskets d'adolescents. Quand avec son compère sur scène ils évoquent les madeleines de Proust à propos des carbones.

 

Les préoccupations artistiques sont bien là. Les intentions des artistes, ni plus ni moins accessibles que celles des impressionnistes. 

Reste une différence. Une toile plus classique peut nous épargner l'effort de chercher à comprendre le propos. Une installation avec des chapeaux remplis d'encre doit normalement nous amener à réflechir. Et ce n'est pas si grave si on ne parvient pas à comprendre / deviner le propos de l'artiste. On fait son propre chemin  

 

 

 

g_BL09Sucriere03.jpg

 

 

 

 

Nota : exceptionnellement  toutes les photos de cet article sont copiées. Ces oeuvres ne sont pas dans l'expo actuelle. Pour mes modestes photos de l'expo actuelle, suivre le lien ci-dessus vers Laps au MAC

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commentaires

dominique 10/03/2013 13:34


C'est très intéressant de te lire.  Parler de l'art n'est pas chose facile.  Une des questions qui me préoccupe c'est de savoir si l'on doit réfléchir pour comprendre une oeuvre.  

ASTOR 12/03/2013 05:15



Je ne sais pas pourquoi mais je pense qu'on a majoritairement dans nos sociétés trop de complexes par rapport à l'art. Qu'il s'agisse de savourer ou surtout de pratiquer.


Les échanges avec les artistes sont souvent décomplexant de ce point de vue. Ils sont souvent preneurs de ce pas vers eux et leur création.


Je pourrais citer quelques anecdotes à ce propos. Je me souviens surtout sous cet angle d'un échange avec une troupe musiciens + danseurs. Un spectacle très riche avec de multiples références
dont ils donnaient quelques clés. L'un des artistes nous a alors "rassuré". Evidemment ils savent que nous ne saurons pas déchiffrer spontanément tout cela mais ce n'est pas nécessaire pour
apprécier leur spectacle.


Une image me vient à l'esprit : doit-on connaître la recette pour apprécier un plat. Heureusement non. Parfois on peut prendre plaisir à en savoir plus. Parfois non. Mais ce n'est jamais une
nécessité pour se régaler.


N'est-ce pas la même chose dans le domaine artistique ? J'y reviendrai à propos de ma soirée d'hier


Bonne journée Dominique !



rosemar 10/03/2013 11:10


J'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre un certain art contemporain : j'aime bien, en revanche, les oeuvres graphiques qui peuvent être superbes...Vasrely par exemple...


Belle journée ASTOR...

ASTOR 12/03/2013 05:01



De belles choses aussi de ce côté graphique en effet.


Dans le genre Mondrian est un bon exemple, souvent apprécié. J'avais beaucoup aimé un
cours d'histoire de l'art qui traversait les époques et montrait ainsi Mondrian et ce type de recherches comme le lien entre cubisme et oeuvres purement abstraites.


De bons souvenirs également du musée de Grenoble qui est le seul que je connaisse qui traverse ainsi les époques et établisse une continuité dans ces démarches.


Bonne journée Rosemar !



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