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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 20:06

ange bleuToute ressemblance avec un titre de film ne serait pas le fait du hasard.

 

Hier soir Zoé Valdès était à l'Institut Lumière pour présenter le film L'ange bleu et son livre sur ce film.

 

Trois bonnes raisons d'aller à cette soirée :

- je ne connaissais pas Zoé Valdès.

- je n'avais jamais vu le film (comme une moitié de la salle d'après le sondage à main levée).

- je connaissais à peine voire pas du tout Marlène Dietrich.

 

Zoé Valdès a surpris en disant que ce film avait été présent pendant toute sa vie. Elle s'est renseigné sur ce film, a cherché à en savoir plus, l'a revu maintes fois, tant cela avait été un choc pour elle lorsqu'elle l'a vu la première fois.

 

Une première fois qu'elle nous raconte. Gamine à La Havane, sans télé, elle se promène dans les rues avec sa grand-mère et voit le film par la fenêtre des rez-de-chaussée, accompagné des commentaires des résidents.

Elle est subjuguée par cette histoire d'amour.

 

Comme l'a fait remarquer une personne dans le public, c'est extraordinaire qu'une gamine soit conquise par un film avec cette esthétique.(1)

 

Pour ma part je ne saurais pas vraiment évoquer l'histoire ici.

 

C'est un beau film, qui était présenté hier en version d'origine, craquements, sautillements de l'image et griffures blanches compris !

 

Mais Marlène ne m'a pas conquis ! Et je ne sais pas à quoi il faut attribuer son succès à l'issue de ce film.

 

Par contre, celui qui est extraordinaire c'est le premier rôle, Emil Jannings dans le rôle du professeur Rath.

Il a un jeu très particulier. Une remarque dans le public a expliqué le sujet : c'est une ancienne vedette du muet, habituée à surjouer sans parler. Ce qui convient très bien à ce rôle !

 

Cela rappelle quelque chose à ceux qui ont vu The Artist !

 

 

 

 

 

La façon de filmer est également extraordinaire avec ces éclairages. J'ai entendu expressionnisme allemand dans la salle. Probablement.

 

Un bon film décidément en y repensant. On le quitte en se demandant ce qu'il avait et le lendemain en regardant cet extrait on comprend, un peu, mieux Zoé Valdès.

 

Par contre je ne suis toujours pas convaincu par Marlène Dietrich !

 

 

 

 

(1) : Merci L !

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 05:58

depardon

Depardon !

Serait-il maintenant avant tout "le photographe qui a fait la photo officielle de Hollande"

 

Je ne sais pas.

 

Depardon pour moi c'est un nom qui est attaché à la photo comme un très grand photographe depuis longtemps, une évidence. Et donc bien autre chose que l'homme d'une photo, fût-elle présidentielle.

 

Comme toute évidence, on ne la questionne pas trop et en allant le voir à l'Institut Lumière hier soir, je me suis aperçu que je ne savais pas grand chose de lui. Mais qu'importe l'Institut Lumière c'est un exemple réussi d'union entre la culture et le plaisir.

 

J'ai donc découvert un sacré cinéaste, le créateur de l'Agence Gamma, Claudine Nougaret sa compagne, productrice, ingénieur du son (une sacré dame aussi !).

 

depardon lyon

 

Mais ce qui est bluffant avant tout, c'est ce qui rayonne de cet homme à peine a-t-il pris la parole !

 

Bien sûr, il y a la passion pour l'image, la photo ou le cinéma. Une technique hyper maîtrisée dont il ne fait pas étalage mais dans laquelle il n'hésite pas à nous entraîner dans la passion de sa réponse, lorsqu'il commente une image. Par exemple celle du président, lorsqu'il explique qu'il a fait la photo au 55 mm mais que compte tenu du boîtier qu'il utilise, l'image est celle d'un 28 mm mais c'est quand même un 55 mm donc la photo ne sera pas déformée : la salle décroche en riant. Avec respect, pour l'homme passionné et passionnant.

 

On commence à avoir un indice lorsqu'on voit un extrait de film dans lequel il commente en voix off sa difficulté à filmer New-York. L'humilité, le doute.

 

Puis dès qu'il intervient, on perçoit de vraies valeurs dans le ton de sa voix, sa présence. On accroche tout de suite.

 

Ensuite viennent les commentaires de lui et Claudine Nougaret. Et le fim Journal de France.

 

Là, cela rayonne de respect et d'intérêt pour l'autre, les autres. Raymond DEPARDON nous parle de ses photos avec sa chambre. On comprend comment Depardon photographie les hommes lorsqu'il semble prendre des photos de maisons ou de paysage sans présence humaine.

 

Je trouve hyper rafraichissant l'image de cet homme au volant de son modeste fourgon aménagé pour aller re-découvrir les français, riche de sa connaissance du monde.

 

De beaux extraits dans ce film : si vous n'avez que 5', regarder à partir de 1h21 les images du désert puis l'audience !

 

En revenant du cinéma hier, je pensais à un gusse qui a survolé la Terre à bord d'un hélico pour nous montrer les plus belles vues de celles-ci. J'ai toujours eu un drôle de sentiment vis-à-vis de cette démarche. Hier j'ai compris pourquoi. Je préfère mille fois les photos au ras des pâquerettes de Depardon. Immergé parmi les siens, la caméra au poing, qu'il suive un mercenaire qui envoie les autres au combat, Françoise Claustre ou une fille dans les rues de Paris avant de s'attarder sur un homme à une table de café qui regarde au loin. Le photographe des anciens qui sont sur leur banc depuis 15 ans. Le cinéaste qui filme le coiffeur de Berck Plage.

 

Quelle leçon ! De photo ? Oui, non, de vie !

 

La bande annonce (mais vous ne résisterez pas à l'envie de voir le film, en fin de cette page !)

 

 

 

Le film. Envoûtant.

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 23:31

NDT2.jpg

Le point commun entre les spectacles et les drogues ?

 

Certes, çà peut être le prix mais c'est surtout l'addiction !

 

Voilà que j'ai replongé ! Trisha Brown avant hier m'a donné envie, besoin, de reprendre et il me semblait bien qu'il y avait NDT2 cet hiver à la Maison de la Danse.

 

Clic-clac Kodak. Et v'là deux places pour ce soir.

 

NDT 2 : nous les avions vus dans cette même Maison de la Danse il y 3 ou 4 ans et  j'avais retenu le nom.

Parce qu'il est facile à retenir ? Oui, mais pas que. Tout simplement parce que c'était déjà excellent.

 

De Paris Art.com : "Depuis sa création en 1959 aux Pays-Bas, le Nederlands Dans Theater s'impose comme l'une des plus prestigieuses compagnies de danse au monde. La clef de ce succès? Une quête perpétuelle de l'innovation et une qualité artistique exceptionnelle. Le chorégraphe génial Jirí Kylián est indissociable du NDT, il préside à la destinée de la mythique compagnie néerlandaise depuis quarante ans."

 

Voilà pour NDT. Et NDT2 ? La pépinière de NDT. Laissons-les se définir :

"Nederlands Dans Theater 2 is the launching pad for young dancers, who are carefully selected through auditions. They dance choreographies by the new generation of dance makers, like Alexander Ekman. The group performs all over the world. It is the company’s breeding ground, where talented dancers grow up and young up-and-coming choreographers get the chance to develop."

 

Première pièce : Studio 2

Le décalage par rapport à la soirée d'avant hier est énorme. Une chorégraphie bien plus agréable. Un univers dans lequel on a envie d'entrer. Et des danseurs impressionnants ! La valeur n'attend pas le nombre des années. NDT2 c'est donc par construction des jeunes. Ce soir, de 17 à 23 ans.

La passion n'attend pas non plus le nombre des années. Quel travail a déjà été mené pour en arriver là !

Une partie de mon admiration pour la danse réside là. Le maladroit que je suis est admiratif de cette maîtrise parfaite de ces faits et gestes ! D'ailleurs je mobilise une partie de mon attention pour ce regard sur la perfection du geste.

 

 

 

La belle musique ne gâche rien

 

 

Deuxième pièce : I new then

Sur des chansons de Van Morrison, une chorégraphie très sympa et enjouée, des airs de comédie musicale sur scène. Le talent des danseurs en plus.

Quelque chose de rafraichissement. Quelque chose de Hair. Au delà du rafraichissant. Mais un ton qui reste léger. Une bouffée d'oxygène.

 

Pas vraiment  ce Hair là.

 

 

 

 

Mais pas non plus uniquement celui-là : 

 

 

 

 

 

Un côté rétro, peace and love.

 

 

 

Troisième pièce : Cacti

En voyant rapidement la vidéo de présentation rapidement sur le site de La Maison de la Danse, on pouvait voir un côté Tambour du Bronx. Mauvaise lecture.

 

Une pièce avec deux phases très différentes.

 

Celle à laquelle je fais référence pour le côté percussions, finalement anecdotique, c'est une première partie assez géométrique, belle, dans la diversité. Mise en scène inventive. La démonstration, s'il en était encore besoin, de la richesse technique de la troupe : on peut regarder chaque danseur isolément sur son plan. Chacun est au rendez-vous. Une chorégraphie très vivante.

 

Suit un duo, un pas de deux dit-on peut-être.

Il n'y avait pas les musiciens sur scène hier (mais on est malheureusement habitué à leur absence en danse). Le duo, vers 1'10, est magnifique sur cette scène. Une superbe idée que ce dialogue via la bande son. Très tendre.

 

A la réflexion, s'il fallait choisir, le plus beau moment de ce très beau spectacle.

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 05:58

bandeaux_small-trisha-ballet.jpg

Il faut se laisser guider par le hasard.

 

De mémoire j'avais déjà vu une chorégraphie de Trisha Brown lors d'une soirée où étaient présentés également du Merce Cunningham : pas vraiment le style que je préfère.

 

Mais lorsque l'Opéra vous envoie un mail pour vous proposer des places à prix canon, il n'y a pas à hésiter. C'est ainsi qu'on se retrouve au 2° rang, centrés, pour des places à 15€ l'unité. Cher, l'Opéra ?

 

Sur scène, le ballet de l'Opéra de Lyon.

Ce n'est pas la troupe qui vient de bout du monde et qu'"il_faut_absolument_voir_mon cher !". Et alors ? Une prestation de qualité tout de même et de bons voire très bons danseurs.

 

Et ces chorégraphies de Trisha Brown ? Pas ce que je conseillerai à quelqu'un qui n'est pas fan de danse, bien sûr. Des exercices de style plutot qu'un monde dans lequel on s'évade. La mise en scène de la première pièce était moins aride de ce point de vue, avec un peu de vie donnée par ce pianiste au fond de la scène.

 

Il y a des spectacles de danse où il ne faut pas être trop près et au même niveau. Le parterre n'est pas toujours la meilleure place (malgré son prix toujours élevé ... sauf ce soir). Pour le coup, ce placement très proche permettait de bien apprécier le travail des danseurs et avoir du recul aurait eu très peu d'intérêt.

 

Finalement une bonne soirée. La danse me manquait vraiment !

 

 

 

 

 


Trisha Brown par MickeyKuyo

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:23

jack-bon.jpg

C'est simple comme une suite de sms et la retrouvaille de copains !

 

Dans une période bien chargée (qui ne permet même plus de bloguer ) commence l'année et donc le traditionnel échange de voeux, notamment par sms.

 

- Tiens, Didier, à propos, longtemps qu'on ne s'est pas vus.

- Oui !

- Une petite pizza à la maison avec José et Alex ?

- José pas libre mais avec Alex on va voir Jack Bon aux Ateliers à Oullins.

- Ok. Je signe !

 

Là dessus Alex m'appelle et me dis :" Oui, Jack Bon. L'ancien des guitaristes de Ganafoul. Un pote à moi. Tu verras, super !"

 

On se retrouve donc là bas. Lieu super sympa. Quelques tables avec des tabourets de bar. De quoi se boire une petite bouteille de bon vin avec des bruschettas, des copains : voilà qui démarre bien !

Avec l'ambiance d'une très petite salle. Une vingtaine de personnes au plus fort de la soirée.

 

Alex me présente Jack Bon. Le gars a l'air bien sympa.

 

Le concert commence. Et là, c'est vraiment le bonheur. Seul à la guitare et au chant, Jack Bon nous régale de quelques bons titres. Du blues notamment. Avec ce qu'il faut comme slide. Top !

 

Bonne ambiance dans la salle. Le plaisir de jouer est visible.

On ne voit pas le temps passer et le concert se termine.

 

Jack nous rejoint. On papote. Zic bien sûr. Personnage vraiment bien sympathique.

 

Et puis l'idée germe ? Et si on s'organisait un petit concert pirvé avec les copains ? "Jack, comment on peut te joindre pour un projet comme çà".

 

Le numéro est dans le téléphone. A suivre !

 

 

 

Dans un autre registre :

 

 

 

Flash back ...

 


Le groupe Ganafoul par ina

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 18:23

Fantasia-Concert.jpg

Je l'avais évoqué à propos d'un matin Fantasia : ce dessin animé est vraiment superbe.

 

L'ONL et l'Auditorium proposaient aux Lyonnais, de "toujours" ou d'un soir, un très beau cadeau de Noël : Fantasia en ciné concert.

 

Ciné-concert ? Le dessin animé est projeté et la bande son c'est l'orchestre !

 

En cadeau surprise, un chef d'orchestre que même le Mickey convoqué pour l'occasion n'arrivait pas à éclipser : la charmante Alondra de la Parra.

 

L'auditorium, le plaisir commence dès l'entrée dans la salle. La salle de Lyon que je préfère quand on regarde l'ensemble de critères confort - beauté du lieu - acoustique - emplacement !

 

Auditorium1.jpg

 

 

Je ne connais pas par coeur le dessin animé. J'ai même appris en lisant la plaquette après coup qu'il en existe deux versions, l'une de 1940 et l'autre de 2000 (ce qui explique les images de la dernière partie qui nous semblaient quand même particulièrement modernes).

 

 

 

Le ciné-concert commence par, excusez du peu, la 5° ! Grandiose !

 

 

 

On enchaîne avec la Pastorale (un peu moins ma tasse de thé)

 

 

 

 

Puis se poursuit par le Casse-noisette de Tchaïkovksi. Bien. Un tel orchestre c'est de toutes façons toujours du bonheur ! Cela m'a par exemple permis de découvrir un instrument : j'aime bien chercher dans l'orchestre qui joue quel son. Et là, je découvre, le celesta ! C'est lui est utilisé pour ces sons façon xylophone.

 

 

 

La harpe est à l'honneur dans la Suite bergamesque de Debussy.

Très bel instrument, la harpe. Hier je me suis demandé quel était la forme de la courbe de la partie supérieure ? Une sinusoîde ? Pas encore pris le temps de regarder !

 

 

 

L'oiseau de feu de Stravinsky m'a bien plu.

Les percussions !!

Et une belle histoire.

 

 

 

En haut du podium, pour moi, ce soir, Rhapsody in blue. Gershwin.

Pourquoi ? J'aime beaucoup ce morceau. Depuis longtemps. Donc je l'ai en vinyl. Et comme il y a un moment que ma platine tourne-disque est HS, il y a une éternité que je n'avais pas pris le temps d'écouter ce morceau !

 

De plus, j'étais du bon côté de l'orchestre pour voir le pianiste. C'est une difficulté de ce spectacle. Trop riche pour les sens !! On a envie de voir le film, écouter à 100% la musique et voir l'orchestre ou tel ou tel musicien.

D'autant plus que le dessin animé créé pour cette musique est vraiment sympa et fait un break dans le pur Dysney .... 

 

 

 

.... qu'on retrouve avec un immense plaisir pour l'Apprenti sorcier. A mon sens, LE morceau culte de Fantasia. Très belle association de deux joyaux : le dessin animé avec les balais et la création de Dukas.

 

 

 

 

On se demande comment on va apprécier la suite du spectacle après ce grand moment. Puis Donald sait créer l'émotion après avoir perdu sa chérie (Daisy si ma mémoire est bonne). Sur une musique de Sir Edward ELGAR, Pum and Circumstance.

 

Sur le plan esthétique, j'ai été moins fan des Flying Wales, trop modernes à mon goût. Un peu trop Avatar et pas assez Dysney. Mais il restait la musique et de belles images.

 

 

 

Du classique dans une belle salle comme celle-ci et avec un bon orchestre, c'est toujours un très bon moment.

Fantasia est un grand Dysney.

Les deux associés, c'est 1+1=3 !

 

 

 

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 14:04

39-marches.jpg

Eric Métayer + Molière 2010 + "pour une fois allons voir du comique" = j'y vais = une soirée rire

 

La deuxième partie de l'équation s'est avérée moyennement juste mais je ne sais pas faire "peu différent de" sur le clavier !

 

Oui, on sourit. Oui, on rigole de temps en temps. Mais le Thierrée m'a fait bien plus rire, en étant pourtant +/- sur le même registre.

 

Je ne vais pas parler plus longuement de la pièce parce que c'était hier la 660° et dernière représentation.

 

La même équipe revient à la rentrée avec une nouvelle pièce. Soyez patients.

 

 

Ce qu'on en dit sur le site de Télérama :

Eric Métayer, Jean-Philippe Beche, Laura Presgurvic et Christophe Laubion jouent plus de cent cinquante personnages, plus le chien, les moutons et la vache. Adapté du scénario d'Alfred Hitchcock, ce spectacle, foisonnant, virevoltant et désopilant, passe d'un gag à l'autre, d'un décalage au suivant, dans un rythme réjouissant. On ne sait plus très bien si on est chez les Marx Brothers, les Monty Python ou les Branquignoles. Une sorte de parodie burlesque du film d'espionnage façon années 50, très bien montée, avec les moyens du théâtre et du cinéma et des effets spéciaux qui relèvent d'un bric-à-brac artisanal dérisoire et génial. Un moment de théâtre de pur divertissement, des inventions à toutes les minutes et des comédiens qui ne faiblissent pas. Même si, pour le fond, on se désintéresse totalement de cette histoire d'espionnage dénuée de suspense.

 

La pièce ne m'a pas convaincu. Pourquoi ? Je ne sais pas. Il manque quelque chose. Mais quoi ?

 

Pas de manque côté inventivité. Excellente. Une mise en scène vraiment dingue. Vous en aurez un aperçu dans la bande annonce ci-après.

 

Le jeu des acteurs n'est pas en cause. Surtout la miss ! (j'ai cru comprendre qu'hier c'était une Andréa et non Laura sur scène mais je n'ai pas été attentif ... sorry)

 

Une énergie débordante de ces quatre-là. D'ailleurs Eric Métayer a fait un malaise en coulisse et le spectacle a été interrompu une dizaine de minutes. Puis a repris, avec lui. Show must go on !

 

Mais un moment a été vraiment sympa et de tels moments me font vraiment "défendre" artistes et spectacle vivant.

 

Après applaudissements/saluts, Eric Métayer nous a expliqué que c'était la dernière. Il a dit deux mots de leur aventure pendant trois ans. A présenté et remercié un par un acteurs et techniciens. On pouvait mesurer le travail et la complicité interne à l'équipe.

 

Un grand moment de partage.

 

 

 

 

 

 

Il faut le dire. J'y aussi allé en mémoire d'Alex METAYER, que j'avais pu voir à la fête de Lutte Ouvrière avec Arlette. Souvenirs, souvenirs.

 

 

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 22:32

soulages-expo.jpg

Récemment j'évoquais Fluxus et je pensais déjà à cette expo sur Soulages.

 

Pour ce qui me concerne, Soulages a un point commun avec Fluxus : cela fait partie des premiers noms retenus lorsque j'ai commencé à m'intéresser à ces sujets. 

Sans, jusque samedi, en savoir  beaucoup plus sur sa production que sa noirceur (sur le plan création et au sens propre) et sans jamais avoir vu ces oeuvres.

 

L'expo est très réussie. Les conditions d'accrochage sont très bonnes. L'effet de l'implication de l'artiste ? Toujours est-il que cette condition, ici particulièrement essentielle, est satisfaite.

 

Je ne suis pas très "audio-guide". Je suis au musée pour voir, pas pour entendre. La lumière sur l'oeuvre est le thème du travail de Soulages.

Faire des photos (vite fait, avec l'Iphone) s'avère alors la méthode que j'adopte pour cette visite. L'approche est tellement similaire entre les deux pratiques.

 

Donc pas davantage de mots ici non plus, c'est parti pour la visite.

 

Parfois il y a du blanc, un peu perdu, qui s'invite.

 

SoulagesRed10

 

SoulagesRed19

 

 

Quand le blanc et le noir échangent.

 

SoulagesRed8

 

Toile accrochée sur fond noir. La "totale" ? Dans ce large couloir, la lumière était excellente pour cette série de quatre toiles.

 

SoulagesRed12

 

Avec un soupçon de bleu qui se glisse entre deux.

 

SoulagesRed34

 

Le jeu entre le brillant et le mat.

 

SoulagesRed13

 

Les tableaux jouent avec la lumière, mais aussi avec le relief qui permet d'accrocher la lumière.

 

 

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Au début était le brou de noix.

 

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Ce qui peut se décliner en rares séries.

 

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SoulagesRed25

 

Pourquoi ?

 

SoulagesRed21

 

Cet extrait d'interview expose bien la démarche. Et comme c'est l'artiste lui-même qui l'expose, autant en profiter.

 

 

 

 


Pierre Soulages expose à Lyon : "une infinité de... par afp

 

Quelques autres photos de Soulages dans cet album.

 

L'attrait pour l'art contemporain n'est pas exclusif. On peut être dans ce type de démarche et apprécier des oeuvres classiques. Démonstration par Pierre Soulages (avec de justes propos sur l'art inclus) :

 


Pierre Soulages, visite particulière par louvre

 

 

D'ailleurs la matinée de samedi m'a permis de parcourir à nouveau ce riche musée. Peu de monde hors l'expo temporaire. Un musée où il m'est facile d'aller. Donc de très bonnes conditions pour regarder telle ou telle oeuvre plutôt que surfer pour parcourir tout le musée dans le temps imparti !

 

C'est amusant mais c'est Picasso qui a assuré la transition.

Quand j'entendais parler de Picasso quand j'étais gamin, c'était pour s'en moquer avec des remarques du style "c'est du Picasso" devant des dessins mal faits.

Finalement en quittant Soulages, cela paraitrait peut-être vraiment de l'art et pas des gribouillis ?

 

SoulagesRed27

 

Et De Staël ne peint-il pas bien les cathédrales ?

 

SoulagesRed28

 

 

Tapies devient très figuratif avec son canapé :

 

SoulagesRed37

 

 

Bacon, ... c'est Bacon ! J'aime beaucoup cette toile et son oeuvre en général.

 

 

SoulagesRed38

 

Mais on peut aussi admirer des choses plus classiques.

 

Gaughin, pas vraiment fan.

 

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Mais j'aime bien tous les matins et ceux de Monet aussi !

 

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Et que dire de ce qui plane dans les toiles de Puvis de Chavannes.

 

SoulagesRed45

 

Prendre son temps dans un musée c'est aussi regarder tranquillement les détails.

 

SoulagesRed49

 

 

Il y a tellement de choses à admirer dans tant de styles ...

 

SoulagesRed46

 

 

... qu'on ne s'arrêterait jamais !

 

PS : il y en a quelques autres ici !

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 23:42

mayall

Mayall pour moi c'était uniquement le pseudo d'un pote.  Avec lui et un Samouraï nous étions allés faire une virée assez wild dans le jura il y a deux ou trois ans !

 

Il y a quelque temps je découvre qui est John Mayall, un blues man british.

 

Alors quand je vois que Mayall passe au Transbo, je signe.

 

Sur le plan pure info, j'en sais un peu plus en revenant du concert :

 

L'homme est une légende.

Grand musicien, compositeur et chanteur, John Mayall, le « Godfather of British Blues », [...]

Pionnier du blues anglais, investigateur et cheville ouvrière du British Blues Boom, John Mayall a connu ses premiers succès au début des années 60.

Son groupe, les Bluesbreakers révéleront d'innombrables musiciens, notamment le bassiste Jack Bruce, les guitaristes Eric Clapton, Peter Green (Fleetwood Mac), et Mick Taylor (The Rolling Stones).

Après une cinquantaine d'albums enregistrés, de nombreuses tournées, le chanteur continue de parcourir le monde pour partager avec le public le british blues qu’il a contribué à inventer (du site http://www.eldorado.fr/Spectacle/john-mayall/)

 

Sur le plan spectacle et humain, encore une grande soirée !

Le bonhomme assure.

 

Pour présenter un des ses premiers titres, même avec mon anglais moyen je comprends qu'il est tiré de son premier album sorti en ... 1964 ! Respect !

 

MayallRed4

 

Le gusse qui est devant moi joue depuis près de 50 ans le blues .... Un monument !

 

Et puis il y a cette chaleur qui passe. Ce bonhomme prend encore son pied à jouer avec ses musicos, s'amuse avec cette complicité acquise au fil des ans.

 

MayallRed7

 

Clavier, harmonica, guitare et chant pour lui. Excusez du peu !

 

MayallRed5

 

Avec lui un bon batteur et un bon guitariste. Sur le forum guitare on parle des pedalboards, on a vite l'impression qu'il faut acheter dix pédales après avoir acheté sa guitare. Lui jouer avec deux ... et çà le fait !

 

MayallRed11

 

Un excellent bassiste qui nous gratifiera d'un excellent solo mais aussi d'un passage avec une super complicité avec John Mayall à l'harmonica !

 

MayallRed8

 

Super musique. Bonne ambiance dans l'avant salle du Transbo avec un public réduit mais très attentif et réactif !

 

Un CD dédicacé et une photo avec Mayall pour ... mon pote Mayall

 

(non, non il n'y aura pas cette photo ici !!!)

 

MayallRed14

 

En cette soirée de pré-fêtes des Lumières on avait garé la voiture à la Cité Internationale.

 

MayallRed1

 

Et pour la retrouver dans le parking souterrain, un truc : prendre une photo de la voiture avec le numéro de place

 

 

MayallRed16

 

 


 

 

 

Allez, un musicien en appelle un autre ! Clapton et Bonamassa !

 

 

 

Plus ? Ici !  Il y a de quoi faire ! Monsieur est né en 1933. Quelle histoire et quelle présence aujourd'hui !!

 

 

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 03:50

 

FiatLux-Fluxus-visuel-comm-L300.jpg

Un lyonnais qui va de son plein gré à Sainté. C'est déjà une chose.

 

En plus pour une expo ?

 

Yes, why not ?

 

Ce n'est pas la première fois (cf. Manufrance) et d'ailleurs nous sommes même déjà allés faire du tourisme à Givors !

 

Et on ne l'a regretté dans aucun de ces précédents, ni dans le cas présent !

 

Mais revenons-en à Fluxus.

 

Fluxus épidose 1. 

Il y a un certain temps. Etudiant en Prépa scientifique, à Lyon déjà (avant de quitter cette ville, longtemps, puis d'y revenir). Lorsque j'ai du temps à perdre, je vais traîner dans un centre d'art contemporain : c'est gratuit, ouvert, proche et ... on ne vous regarde pas comme quand on rentre dans une galerie et qu'on a 18 ans !

Un choc avec Fluxus déjà. Une compréhension encore plus limitée qu'aujourd'hui de l'histoire de l'art. Mais le mouvement me séduit.

 

La roue tourne mais je me rappelle toujours de cette visite et de ce mouvement qui avait la dose de rébellion qui me convenait alors (et toujours !).

 

Fluxus épisode 2 :

Il y a quelques semaines je vois de la pub pour cette expo en gare de Part Dieu !

Fluxus is back !

Dimanche matin, de bonne heure, direction le Musée d'Art Moderne de Sainté, musée que je ne connaissais pas encore malgré ses expos et son fond très intéressant.

 

La joconde est dans l'escalier pour donner le ton

 

Fiat-FLux-FILLIOU-Robert-joconde-L300

 

 

Fluxus, je ne vous le décrirai pas savamment. Parce que j'en serais incapable et parce que Wikipedia est votre ami ! L'article sur Fluxus est .

Mon propos, ce sont les émotions, le ressenti perso !

 

Avec cette première oeuvre une remarque : avec Fluxus on est souvent dans l'humour, beaucoup plus rarement dans le triste, le sinistre, qu'affectionne tant d'autres artistes.

 

Avec Wolf VOSTELL, et ses  "Fandango", on peut toutefois avoir des propos et des images plus graves. Sur la destruction. Mais c'est relativement marginal dans le mouvement.

 

Fiat-FLux-VOSTELL-fandango-L300

 

Cette oeuvre est assez révélatrice des expériences dans ce type d'expo. Je m'assieds face à cette oeuvre sur un banc,  pour rechercher la signification de Fandango via le smartphone. Un interrupteur devant moi. A tous les coups, si j'appuie, l'oeuvre va se mettre en mouvement". J'appuie et bingo ! Le musée résonne du concerto pour marteaux frappant des portières de voitures !

 

EXPO-Fiat-FLux-BEYUS-Joseph-L300

 

Les expériences musicales font l'objet d'une salle dans laquelle par exemple les artistes exposent leur relation à la partition.

 

Fluxus c'est aussi le moyen de découvrir Ben d'avant le business. Avec des questions qui étaient autre chose que des formules creuses mais qui étaient sa façon d'exprimer les questionnements du mouvement Fluxus : qu'est-ce que c'est que l'art ? Comment le rendre accessible ? Quelles interactions avec la vie ?

 

Que dirais-je sur ce sujet ? Rien de très savant ni très argumenté. L'art c'est ce qui permet une autre lecture de la vie. Parmi ses multiples vertus !

 

Les photos sont issues de la page du musée consacrée à l'expo.

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