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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 21:55

galliano.jpg

Il y a quelques années je découvre par hasard le tango.

 

Quelques mois plus tard, comme tous les ans, les Nuits de Fourvière.

 

Un pote du tango me parle alors de Galliano ... mais il est trop tard le concert de Galliano aux Nuits est passé !

 

Qu'à cela ne tienne, je récupère des CD et découvre l'artiste ... et un instrument ! Cet accordéon qui pour beaucoup dans ma génération est avant tout associé à une image peu sexy avec le musette, André Verchuren et Yvette Horner !

 

Et le Galliano que je découvre alors c'est quelqu'un qui fait quelque chose comme Tangaria ! Quel bonheur !

 

 

Cette année Galliano revient à Fourvière avec un titre de spectacle "Galliano joue Bach". Tant pis, je signe ! Certes je préfèrerais entendre autre chose. Certes je regrette par avance d'écouter Galliano avec le public de Fourvière qui papote autant qu'il écoute la musique ...

 

En fait quel bonheur !! J'arrive avec quelques minutes de retard pour m'apercevoir qu'il passe au petit théatre, gage de proximité avec l'artiste.

 

Le petit amphi est plein aussi je dois rester en haut ... mais :

1 : je vois très bien la scène

2 : je peux carrèment être allongé, regarder les étoiles et écouter

3 : le public est pour une fois très respectueux

4 : en fait Galliano va jouer du classique, expliquer sa démarche, jouer des titres plus en phase avec sa discographie, évoquer ses échanges avec ... Astor, le vrai of course.

 

Résultat : un très beau et envoûtant spectacle !

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 18:58

 

Django drom aux Nuits de Fourvière c'est, once again, la magie des spectacles de Gatlif et du site de Fourvière réunies.

 

Once again car il y a un an ou deux Gatlif avait déjà monté un spectacle extraordinaire à Fourvière : "Vertiges : du flamenco à la transe" avec des danseurs extraordinaires !! José Maya notamment et cette danseuse en jean qui était bluffante sur sa mini scène au milieu du public.

 

 

 

 

Django Drom est sur un registre différent que Vertiges : peu de danse mais un témoignage visuel important au travers du film de Gatlif projeté sur un écran en fond de scéne !  peu de danse mais de la musique, ouahhhh ! Biréli Lagrène, Didier Lockwood pour ne citer qu'eux !!

 

L'intro avec Lockwood et la danseuse est un grand moment. Que nous avons eu de plus le plaisir de vivre de près compte tenu de notre emplacement dans le public.

 

Le boléro de Ravel est aussi un lien important entre nous et ce site de Fourvière : il conclut ce superbe spectacle avec une réinterprétation et un mélange des genres aussi surprenant qu'agréable. Un mélange dont Gatlif a le secret. Mais quelle est la part de Gatlif et celle de Lockwoood dans ce mix ? Peu importe, les artistes se sont trouvés !

Le boléro dansé par Sylvie Guillem et le ballet de Tokyo sur ce même site avait été aussi le spectacle le plus extraordinaire que j'ai pu voir ...

 

Une seule interrogation à l'issue de ce spectacle. Pourquoi, de façon irrationnelle et "déraisonnable" ai-je de plus en plus ce mélange d'admiration et d'envie pour le peuple gitan ? Pourquoi réduisons-nous ce peuple à un stationnement en caravane dans les zones alentours de nos grandes cités ? Pourquoi ai-je envie de soirée au coin du feu en écoutant quelques guitaristes et en regardant un flamenco même maladroit ?

 

Et demain lorsque je serai allé voir l'expo photo du CHRD aurais-je encore plus de respect pour ce peuple qui vit depuis des siècles à nos côtés avec une logique si différente ?   

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:51

affiche-film-mammuth.jpg

"Miss Ming est tout simplement une déclaration d’amour à l’humain dans ce qu’il a de plus irrationnel, de plus fragile et de plus beau aussi."

 

Je voulais écrire quelques lignes sur ce très beau film et je crois que la meilleure intro que je sache faire à ce propos c'est bien de recopier ces deux lignes issues d'un site dans lequel on parle de Miss Ming !

 

Avant d'aller voir Mammuth j'avais eu l'occasion de m'exprimer ailleurs sur mon sentiment envers ces artistes tels que Depardieu ou Lucchini : un temps, on se dit qu'est-ce qu'il joue bien (quoique, pour Lucchini …) mais surtout, après quelques films, on ne voit plus le personnage mais on ne voit que l'acteur. Et çà, çà ne me plaît pas du tout ! J'adore ces films où les rôles principaux aussi sont tenus par des artistes qu'on ne connaît pas ou que l'on connaît peu. Le personnage peut pleinement exister !

 

Dans Mammuth la magie opère ainsi. D'abord disons le, Depardieu et Moreau sont top à leur façon dans leur rôle (et quasi sans réserve pour Yolande Moreau). Scénario et dialogue agréables, tour à tour émouvant et drôle. Je ne connais pas le terme technique, disons que la façon de filmer colle bien au film, avec ces images façon super 8 d'antan. J'aime aussi quand on sait parler des gens ordinaires, comme nous tous ou presque, sans que cela revienne à rire d'eux (tout le contraire de Camping, en somme

 

On suit "Depardieu" dans sa quête et son cheminement, aidé par la fameuse Miss Ming, artiste extraordinaire ....

 

mammuth-miss-ming.jpg

 

Et on sort à la fin du film pas tout à fait comme on est entré !

 

Alors je m'aperçois après avoir tourné autour du clavier que je ne sais pas dire bien autre chose à propos de Mammuth que ce qui est écrit plus haut à propos de Miss Ming sur l'humain irrationnel, fragile et beau.

 

(Et la moto a un petit rôle, même si les "vrais motards" trouveront pourtant quelque chose qui a un rapport avec ce monde là …)

 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 21:16

Cecarrelli700x458family-JeanJean-PaulAndreRegisCeccarelli_C.jpg

 

 

Une découverte puis une autre : une chaîne vertueuse !

 

Le jazz manouche et Bireli Lagrene.

 

Un jour, il y un an, deux ans ?, je vois que Bireli Lagrene passe à Lyon, à l'auditorium. Je "signe" tout de suite … même s'il est accompagné d'un certain André Cécarelli ! (et d'un organiste dont j'ai complètement oublié le nom …)

 

Lors du concert je suis bluffé par le fameux (dans plusieurs sens du terme) Dédé Cécarelli. Je sors du concert en me disant : "pour la première fois j'ai entendu quelqu'un jouer de la batterie, et non taper sur une batterie pour accompagner des musiciens".

 

Alors, quand un peu après la rentrée je vois que Ceccarelli Family Tour est à l'affiche de l'auditorium je n'hésite pas une seconde ! Là j'ai découvert comment trois personnes pouvaient jouer ensemble de la batterie, pour le plus grand bonheur de nos sens (et pour le moral car c'est réjouissant !). Avec André il y avait son fils et son frère : top trio.

 

La découverte du soir a été aussi le chanteur qui les accompagnait :  David Linx. Quand le bonhomme se pointe sur scène avec sa dégaine si particulière on s'interroge, deux minutes. On est vite séduit par le gusse, sa voix, sa joie. Alors, David Linx à l'affiche l'an prochain pour me faire découvrir qui ??

 

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 06:33

 

ebru.jpg

La photo fait partie de mes passions, depuis longtemps.

 

Assez bizarrement, l'interview de Michel Haneke présentée en bonus du DVD de Benny's video m'avait fait douté il y a peu. Non que je me sente dans la peau de l'ado en question mais le simple questionnement d'Haneke "pourquoi photographie-t-on ?" avait ancré un peu plus le "à quoi çà sert tout çà ?".

 

Ce qui ressort du domaine artistique ne sert à rien comme le reste mais c'est néanmoins peut-être le plus important (s'il n'y a pas de hiérarchie entre des choses qui ne servent à rien, c'est néanmoins commode de l'exprimer ainsi).

 

Et l'expo Ebru me l'a rappelé hier.

 

Expo de photos d'Attila Durak, elle présente une grande série de portraits grand format de turcs. Pour ce qui me concerne il faut le dire, ce n'est pas la démarche spécifique du photographe sur la Turquie qui m'a ému mais cette superbe galerie de portrait d'humanités.

 

Cette expo m'a ôté tout doute qui pouvait rester issu de l'écoute d'Haneke ! Pas facile d'expliquer en quoi ce travail de photographe sur l'humain "légitime" à mon sens la photo mais ce regard sur l'humanité me paraît salvateur.

 

En marge du propos sur la photo, je reprends ci-après une belle explication du titre de l'expo :

 

Ebru signifie “papier marbré”.                                                               
"Cette technique picturale millénaire, qui associe la peinture et l'eau sur le papier, évoque les combinaisons créatives infinies de ces trois éléments et symbolise autant les flux et flots historiques que la rémanence des couleurs dans toutes les nuances qui s'entremêlent. Les peuples de la Turquie, qui ont vécu ces mouvements innombrables dont les traces existent encore au présent, sont à cette image "

 

Très belle image pour servir son propos. Et au delà belle image de ce que pourrait être l'humanité : une créativité infinie issue d'un mélange dans lequel chacun reste lui-même. Mesdames et messieurs les politiciens si vous manquez d'imagination ...

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 05:55

32-Flamenco.jpgLa jota, rappelons-nous Raymond Devos : c'est çà !! http://www.deezer.com/listen-3985507

 

Et j'en étais resté là de ma connaissance de la jota jusqu'à ces derniers jours.

 

Mais Miguel Angel Berna a eu la bonne idée de faire sortir la jota de son périmètre d'origine en écrivant une jota moderne d'une part, en la faisant s'acoquiner avec le flamenco d'autre part.

"Flamenco se escribe con jota", tel est le titre de son spectacle

 

Voilà une démarche artistique que j'aime bien : marier des pratiques avec respect, créer quelque chose de nouveau. Ce nouveau est alors autant tourné vers la création que vers la tradition qu'il nous fait voir autrement.

 

Prenons ce clip :   

 

 

S'il n'y avait ce Flamenco con jota, jamais je ne l'aurai vu et, l'aurais-je vu, je n'aurai peut-être eu qu'un regard condescendant vers un truc folklorique à la noix.

 

Après être allé voir ce Flamenco con jota :

-         1 : je vois cette jota traditionnelle certainement autrement

-         2 : je dis "Chapeau Berna" : çà doit pas être évident de respecter tout en écrivant une version moderne qui peut ressembler à ce qui suit.

 

 

 

Mais le gusse qui danse avec lui ce Flamenco con jota est également bluffant ! J'aime le flamenco et vais en voir régulièrement : j'ai vraiment adoré le flamenco de Rafael Campallo.

 

 

Alors quand Berna et Campallo sont sur scène avec leur complice féminine (moins bien "servie" à mon sens dans le spectacle en question : chorégraphie et costume), c'est top. Çà donne un plaisir proche du flamenco traditionnel, le sourire en plus.

 

Un très bon moment donc, qui en rappelle d'autres comme cette fiesta gitane de Gatlif, qui en appelle d'autres aussi !

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 04:15

 web42.jpg

J'adore le lieu : Le Théâtre des Ateliers. Un endroit qui respire la sincérité de l'engagement artistique. Des salles agréables : même dans la grande salle, la scène est toujours proche et le "spectacle vivant" dans des salles de cette dimension me plaît bien. Une programmation de qualité : de très bons souvenirs et jamais de vraie déception.

 

Et pourquoi – comment ? Je crois que c'est parce que je repars toujours avec ce qu'il faut d'interrogation, de découverte pour que la pièce se prolonge après être sorti du théâtre. 

 

Ajoutons à cela des acteurs et des mises en scène "de qualité" et c'est du bonheur !

("de qualité" entre guillemets, simplement parce que je ne sais pas en parler de façon détaillée, appropriée)

 

Donc j'y vais quasiment "les yeux fermés" si j'ose dire ! En pleine confiance, sans me renseigner plus que cela sur ce qui s'y joue, sans doute sur le fait que je passerai dans tous les cas un bon moment.

 

Cela a encore fonctionné pour "A la tombée de la nuit".  

 

 

Difficile d'en parler, encore plus d'écrire sur cette pièce, de dire ce que l'on a aimé et pourtant … Pourtant on est touché, on reste dans l'ambiance, on y repense. Quelque chose a changé, est passé, imperceptiblement, en soi, après, et j'aime ce sentiment.

 

Très belle scène que celle de cette photo. Emouvante.

Surprenante cette pluie qui tombe sur scène : on ne comprend pas immédiatement que l'eau tombe effectivement sur scène, on pense un bref instant "gadget" et on est une 2° fois surpris, cela marche, on est encore un peu plus dans la scène. Mais surtout, sacrée Madame Schwarz ! Mais chapeau aussi à "sa fille" : rôle très bien tenu.

 

Bravo !

 

 

(ajoutons : mise en scène : Gilles Chavassieux) 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 02:57

soul kitchen plakat1-500x706Pas plus cinéphile que cela il s'écoule normalement "un certain temps" entre deux sorties cinoche.

Mais de la même façon que je ne pouvais louper la sortie d'un film de Gatlif, il n'était pas possible que je loupe un "Fatih Hakin".

 

Découvert par hasard à l'occasion de la projection de Head-On en ciné de plein air par l'Institut Lumière, j'avais vraiment bien aimé.

Aussi quand "De l'autre côté" est sorti, je n'ai pas vraiment hésité et n'ai pas du tout regretté !

En voyant la bande annonce l'autre jour avant la projection de Liberté, il était clair que Soul Kitchen serait sur un autre registre !!


Que mettre au crédit de ce film :

- du rire ! Pas du rire type comédie en fanfare avec le comique de service que je ne méprise pas mais n'apprécie que très rarement, histoire de goût perso. Mais du vrai rire néanmoins !  

- une défense de la cuisine comme "art", pas sur le mode prise de tête mais n'empêche, la défense est de qualité en la personne de Birol Unel ! Je n'avais pas encore vu cet acteur dans ce type de rôle mais il était très bon dans Head-On et non moins dans Transylvania. Là on commence à le découvrir en défenseur du Gaspacho .... et on le suit bien volontiers.
- une bande son vraiment sympa,
- des personnages attachants. Comme le voisin du personnage principal et son bateau !

Quelque chose somme toute d'assez original et de vraiment très agréable.








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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 21:08
liberte-gatlif.jpgJ'adore ce que fait Tony Gatlif.
 
Il fait partie des artistes pour lesquels je signe sans hésitation pour aller voir une de ses nouvelles créations. En l'occurrence, aujourd'hui ce film, Liberté.
 
Superbe.
 
J'adore l'univers manouche. J'y reviendrai dans une page à l'occasion.
 
Je lis en ce moment Zoli de Colum McCann.
 
Il y a des points communs avec ce film.
 
L'envie des gadjo, nous !, de priver les "bohémiens" de leur "liberté", les astreindre à résidence, et même davantage dans le cas des nazis ...

C'est un aspect moins connu de l'histoire, moins connu que d'autres "nettoyages". 
 
 

Là aussi ils ont trouvé une complicité. Dans ce cas aussi, des héros se sont manifestés. Le quotidien avant n'était pas super non plus avec les carnets de nomade (dont j'ai découvert l'existence il y a peu à l'occasion d'une des superbes expos du CHRD à Lyon).

Ajoutons que c'est basé sur une histoire vraie mais est-ce  que cela importe vraiment ...

Encore passé un bon moment dans l'univers manouche que j'aime de plus en plus. 
Peut-être parce que je ne le connais que de loin et en tire donc surtout de belles images.
Je vois des gens avec une fierté et un sens de l'honneur (dans le bon sens de ces termes qui peuvent aussi receler le pire).
Je vois le plaisir de la route.
J'entends des musiques que j'aime.
Je sens l'âme du flamenco.
 
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:47

Le Biker's Road Café à Corbas accueillait samedi soir Diesel Dust.
   
Je ne connaisssais ni l'un ni l'autre mais :
- l'info me paraissait digne de confiance pour passer une bonne soirée
- j'étais curieux depuis un moment de voir à quoi ressemblait cet endroit
- un concert rock dans une petite salle : longtemps que je n'avais pas eu ce plaisir.
   
Ajoutons que plus le temps passe, plus je préfère les lieux de spectacle de petite taille, la proximité des artistes, dans tous les domaines artistiques.

Pas été déçu. Ni du lieu, ni du groupe ! En prime une bonne soirée avec des potes. Royal !

La vidéo est très centrée "harmonica". D'où cela vient-il ?

Un jour un pote passe à l'appart. Envie de partager l'une de ses passions, l'harmonica.  J'avoue que j'avais jamais prêté attention à cet instrument.

Quelques temps après, passage à la médiathèque. Je pioche dans les bacs. "Road movies" : un titre qui me va bien. Et la découverte d'un artiste Greg Zlap.

Des semaines passent encore. On va voir Johnny à Marseille. Pas plus fan que cela du bonhomme mais quand même, envie de voir le monsieur sur scène et, surprise, ... Greg Zlap himself on stage accompagne notre Johnny national !

Là, cette fois y a plus doute, le virus est là : j'adore cet instrument utilisé ainsi !


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