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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 22:27

charles-berling

L'Institut Lumière invitait Charles Berling à l'occasion de la sortie d'un livre qu'il a co-écrit et concernant sa mère.

 

Pas plus d'intérêt que cela pour ce livre et pas véritablement connaissance de la filomographie du bonhomme non plus d'ailleurs.

 

Alors pourquoi y aller ? Parce que fais confiance à Thierry Frémaux pour nous proposer d'assister à un échange intéressant. Et ce le fut !

 

J'ai apprécié de l'entendre s'exprimer sur la nécessité qu'il a ressenti d'être acteur. Il ne pouvait en être autrement pour qu'il affronte la vie. Et c'est un programme scolaire d'alors qui lui a offert cette opportunité.

 

Ce programme que j'ai connu a porté ses fruits, c'en est un nouvel exemple. Berling parlait du 1% culturel : ce n'est pas cela. Mais est-ce les 10% comme je crois me souvenir ? Toujours est-il qu'il s'agissait de consacrer un certain pourcentage du programme à de l'ouverture culturelle. Et çà a marché pour Berling comme çà a marché pour bien d'autres moins illustres. Si l'un des responsables de ce type de choix d'alors vient à lire ces lignes, qu'il soit rassuré : c'était le bon choix !

 

Quant à la nécesssité d'être acteur cela m'a rappelé "Eloge de la fuite" de Laborit. Oui, l'art, bien sûr !

Là aussi, célèbre ou non, cette mécanique s'applique à tous !

 

Cela n'est pas dit toujours aussi clairement. C'était bien exprimé hier.

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 22:28

Rooster-barak-marshall.JPGVoilà un spectacle bien sympa. Pas prise de tête. Même si dans le fond c'est moins mon truc, c'est agréable de temps en temps.

 

Une bonne troupe. Un type de musique, klezmer, que j'aime bien depuis avoir découvert un peu par hasard cette musique aux Nuits de Fourvière.

 

Des tableaux d'ensemble très réussi. De l'humour. Un ou deux breaks un peu hors champ, dont cette chanteuse façon opéra.

 

Si on tient à bouder son plaisir, on peut se dire qu'on passe certainement pour beaucoup d'entre nous à côté de quelque chose en ne (re)connaissant pas certains codes dont le spectacle doit être plus ou moins rempli.

 

Mais qu'à cela ne tienne. C'est un spectacle agréable à regarder, une musique qui met en joie.

 

Nickel !

 

 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 04:30

Je-disparais.jpg

Un décor extraordinaire pour une pièce extraordinaire.

 

Je cite le décor en premier lieu car il est aussi réussi sur le principe que dans sa réalisation et il apporte beaucoup à la pièce. On est tout de suite "ailleurs". Il sert le texte en matérialisant des "décalages". Et ses évolutions viennent à chaque fois ainsi nous donner un élément supplémentaire pour "capter" la pièce.

 

Beaucoup de guillemets dans mon texte car ne possédant pas plus le vocabulaire technique pour parler théatre que pour parler danse je suis encore plus démuni pour évoquer une telle pièce !

 

Est-ce pertinent de dire que cela m'a fait penser à cette oeuvre de Beckett "Oh les beaux jours" vu dans ce même TNP dans sa livrée précédente (le TNP, pas les beaux jours !) ? Mais cela me fait également penser à "En attendant Godot".

 

Ceci étant j'ai été captivé dès la première minute et jusque la dernière (un peu moins toutefois dans le dernier volet que j'ai trouvé moins convaincant).

 

Annie Mercier tient particulièrement bien le rôle mais son amie est au niveau ! (peut-être pas bien réveillé ce matin mais je ne parviens pas à identifier cette actrice ; désolé).

 

La pièce aborde des sujets forts mais pour autant une touche d'humour est présente ici ou là, sans dénoter.

 

Une très bonne soirée ! De celle qui vous reste dans la tête un moment par le doute qu'elle a semé. J'aime lorsque la proposition artistique est dans ce registre : un monde accessible mais pas limpide pour autant. On se repasse le film régulièrement pendant quelques temps pour revenir à cette réflexion .... C'est le cas au moins au lendemain de cette découverte !

 

 

 

 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 18:42

 Joachim Koester IAC

L'IAC fait partie de ces adresses lyonnaises qui ne me déçoivent jamais !

 

Il y a peu de monde et la visite se fait toujours dans d'excellentes conditions.

 

Il y a toujours ce qu'il faut pour accompagner la visite en terme de fascicule explicatif. L'ambiance du musée est agréable. Bon c'est vrai que le circuit n'est jamais évident mais ce n'est pas très grand.

 

Venons-en à cette expo. Les oeuvres proposées étaient un mix de photos et de vidéos.

 

Je ne suis pas trop fan des vidéos d'art contemporain mais l'oeuvre sur l'abbaye de Thélème bis à Cefalu a retenu mon attention. D'autres réclament de rentrer absolument de rentrer dans le discours pour les apprécier. J'aime bien que quelque chose m'accroche indépendamment du discours.

 

Les travaux photos sont intéressants et on ne voit pas si souvent de la photo dans les musées.

 

Revenir prendre une photo d'un site déjà photographié il y a quelques décennies pourrait paraître banal mais il y a un chouette travail fait sur ce thème.

 

Et le montage sur les photos d'une expédition polaire qui s'est mal terminée est également, comment dire, attachante.

 

En résumé une visite très intéressante une fois de plus

 

 

 

 

 


JOACHIM KOESTER à l'Institut d'art contemporain par institutartcontempo

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 22:44

rafaelacarrascoExcellente danseuse !

 

Avec elle une très bonne chanteuse. Et un bon chanteur.

 

Et le spectacle ? Ben, inégal ...

 

Je n'ai pas parlé des musiciens. Bien. Un piano et une contrebasse inattendus mais très bien. Des guitaristes plus en retrait.

 

Mais là où le bat blesse, ce sont les danseurs.

 

En fait je serais tenté de parler de boys'band. Mais ce serait inutilement "méchant". De très bons techniciens du flamenco mais ils nous déploient une danse sans âme. Quel dommage ! Quelle raison ? Parce qu'ils ont été choisis pour cela pour ne pas faire d'ombre à la danseuse ? Parce qu'ils sont cantonnés à ce rôle de figurant ? Je ne sais pas. Mais du coup lorsque Rafaela fait une pause entre deux de ses passages, la scène fait peine à regarder et autant écouter la musique même si elle ne brille pas non plus par sa personnalité.

 

Il reste le chant. La chanteuse mais aussi le chanteur. De bonnes "prestations".

 

Mais surtout il y a Rafaela Carrasco. Et çà c'est quelque chose qui vaut le déplacement ! Superbe, dans des registres très variés. Superbe dans son premier passage et dans le dernier. Superbe du premier au dernier passage devrais-je écrire. Dès qu'elle est présente, il y a toute la force du flamenco qui se manifeste. Les deux chorégraphies accompagnée de castagnettes sont très jolies, très prenantes.

 

Elle a vraiment une présence sur scène très captivante et son flamenco est un régal.

 

Alors j'espère la revoir un jour dans un autre spectacle avec un petit bonus de présence côté musiciens, sans le boys'band et avec, éventuellement, un bon danseur.

 

Mais dans un format quelconque je signerai à nouveau pour Rafaela !!

 

m

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 07:12

les-tap-dogs-se-produisent-a-la-maison-de-la-danse-de-lyon-Que dire à propos de ce spectacle des Tap Dogs ?

 

C'est sympa. Undubitablement une bonne soirée.

 

De l'inventivité, de l'humour, du dynanisme : tout pour se distraire.

 

10 Minutes après le début du spectacle, on se dit "oui, ok ... mais 1h20 comme çà ??"

 

Et puis çà se renouvelle bien en jouant sur divers registres. Presque toujours à fond dans l'énergie.

 

Bon, c'est leur positionnement. Pour ma part j'aurais bien aimé quelques changements de rythme. Il y a un ou deux passages un peu plus cool mais çà reste du tonique dans l'ensmble.

 

Ceci étant, encore une fois, dans ce registre, ils essaient beaucoup de choses et j'ai rarement vu un décor aussi "couteau suisse".

 

Ce qui m'a surpris au cours de ce spectacle de claquettes en direct c'est que je n'avais jamais fait le rapprochement entre claquettes et flamenco et en direct cela s'impose !

 

Allez, un petit extrait de ce bain pour se changer les idées sans se prendre aucunement la tête !

 

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 21:02

biennale 2011

Un week-end Fêtes des Lumières mais aussi, surtout, un week-end Biennale d'art contemporain de Lyon.

 

Après une première visite à TASE, je craignais un peu la suite. A tort ! J'ai beaucoup aimé les expos proposées sur les deux sites de la Sucrière et le MAC.

 

Merci Thierry RASPAIL, merci Victoria NOORHOORN ! Deux visites très intéressantes, très riches avec des oeuvres trés diverses. J'ai beaucoup aimé l'équilibre entre les grands installations et les oeuvres petit format, l'équilibre entre différentes formes (vidéos, installations, sculpture, peinture, ...)

 

De plus un livret est fourni avec l'entrée. Il s'avère être un outil très intéressant et bien dimensionné pour comprendre, et pas forcément en direct : c'est possible en différé en lisant le livret chez soi et pour ma part je préfère.Cela permet de se faire sa lecture tranquillement, de passer plus de temps à regarder l'oeuvre que le livret lorsqu'on est sur place. On se fait son film sur place pour tenter de comprendre, on fait l'effort de le faire ... et on compare ensuite avec ce que l'artiste voulait signifier. L'écart est parfois (souvent !) important mais ce n'est pas un souci !

 

Et regarder les oeuvres comme s'intéresser au livret, les visiteurs le font et il me semble que le public témoignait étonnamment d'intérêt pour comprendre.

 

J'ai fini par regarder à mon tour avec beaucoup d'intérêt ... les visiteurs !  

 

 

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 09:15

 

désirs voiles

Trois chorégraphies proposées par le CCN de Lorraine : Un des sens, Crossworlds Puzzles, Filaa

 

 

Bonne proposition car cela donne une soirée variée avec plusieurs styles de danse.

 

Une belle maîtrise technique, décor, musique, lumière : un tout homogène.

 

Mention spéciale pour les deux danseurs qui interprétent le duo en photo ci-dessous à la fin de "Un des sens", avec un bonus pour le danseur.

 

Le petit flop est peut-être la durée de ces trois oeuvres : on aurait bien vu chacune d'elles un peu plus condensée.

 

 

 

 

 

désirs couple voile

La première, Un des sens, est certainement ma préférée. Très poétique, de très belles idées avec l'utilisation des ombres, des tissus tant sur les danseurs, qu'au sol ou en interaction. Un très beau duo. Vraiment beau.

 

 

 

 

 

  La seconde, Crossworlds Puzzles, est peut-être celle que je retrouve un peu en retrait. La danse masquée que l'on voit en photo ci-dessous est sans doute l'un des moments les plus réussis de cette pièce. On peut y apprécier également un très beau duo avec les autres danseurs qui composent un fond à la hauteur du charme de ce duo. J'ai été amusé également par les injonctions à gigoter, bouger etc : quand on est en train de lire "Danse, danse, danse" de Murakami, on repense inévitablement à l'homme mouton qui demande au narrateur de .... danser, danser, danser !

 

désirs masque

 

 Vient enfin Filaa,  que j'ai bien aimé mais dont je ne saurais pas vraiment parlé. Une danse très proche de la musique, elle-même agréable. Un ensemble bien sympa pour terminer cette belle soirée. Mais un style de chorégraphie qui invite moins à la réflexion et au rêve.

 

désirs trois

 

Mais toujours est-il que le Toboggan nous a encore concocté un bon menu et permis de passer une très bonne soirée !

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 15:21

ruy blas bleu 2Un décor aussi simple qu'impressionnant, les premiers pas de Robin Renucci (Don Salluste, marquis de Finlas), ses premiers vers énoncés remarquablement dans cette salle Roger Planchon du TNP rénové : on sait que l'on va passer une soirée dont on se rappellera longtemps !

 

Au départ je n'avais pas vraiment d'affinité pour Victor Hugo, trop synonyme pour moi d'apprentissage littéraire scolaire laborieux et sans enthousiasme.

 

Mais par contre le TNP est, toujours pour ce qui me concerne, symbole de ce que je venais chercher à Lyon : une offre culturelle riche et accessible. A ce titre je ne pouvais pas rater le spectacle de la réouverture de cette grande salle du TNP !

 

Alors cette découverte de ce Ruy Blas ? L'intrigue est très vite présentée et j'adhère à cette proposition. Le décor est superbe et les lumières impressionnantes elles aussi de simplicité et d'efficacité.

 

Les acteurs sont excellents et bien à la hauteur de l'oeuvre. J'ai cité le marquis de Finlas. Ruy Blas interprété par Nicolas Gonzales est très bien aussi. Une mention particulière pour Jérôme Kircher, Don César de Bazan ! Le rôle est très bien tenu et la dose de modernité et de fantaisie achèvent de rendre le personnage attachant, avec sa dimension de générosité et son côté "entier".

 

Mais qu'il s'agisse de Roland Monod / Don Guritan ou de Juliette Rizoud / La Reine, on est également sur de belles performances d'acteur.

 

Cela m'a permis de voir autrement ce type de théatre. Si ma préférence continue à être du côté du contemporain, je m'offrirai dorénavant de temps en temps une incursion dans un théatre plus classique servi par des acteurs de cette trempe !

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 16:16

Biennale TASE 2011

Pas vraiment enthousiaste sur ce coup-là !

 

Est-ce l'influence de l'oeuvre à 11000€ dans "Les intouchables", je ne crois pas ! Mais toujours est-il que je n'ai pas été conquis.

 

Les deux oeuvres extérieures sont celles qui retiennent les plus mon attention avec ce qu'elle comporte d'étrangeté et de décalage.

 

Les poulets de Laura Lima me rappellent cette oeuvre autrement plus forte il y a une biennale ou deux à La Sucrière.

 

Quant à la série de peintures de Mosehkwa Langa, non. Même avec le livret sous les yeux pour expliquer la démarche.

 

Tant pis. Les autres sites seront peut-être plus à mon goût !

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