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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 21:59

choc-des-civilisations-pour-un-ascenseur-piazza-vittorio-de

"Né en Algérie (...) Amara Lakhous a longtemps vécu à Rome".

 

Et cela donne ce suprenant "Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio" !

 

Très bien !

 

Avec pour prétexte la disparition du gladiateur (et d'un chien !) et pour forme la vérité sur cet évènement selon différents habitants ou voisins les uns après les autres, vérités entrecoupées des hurlements du personnage central, la forme s'avère fort sympa et agréable à lire.

 

Le ton reste assez léger.

 

J'ai cité un personnage central mais il en est un autre, ce fameux ascenseur ! social ?

 

De quoi passer en revue les petits racismes du quotidien (voire plus si "affinités" !).

Mais aussi décrire l'opposition Italie du nord / Italie du sud.

 

Ou encore questionner le sujet de l'identité : c'est quoi être romain. Y être né ou témoigner de l'intérêt, de l'amour, pour cette ville.

 

Voire plus simplement parler du délire "animal de compagnie" !

 

Quand on fait le compte, il en aborde des sujets ce petit livre....

 

L'un des hurlements :

"Ce soir je suis allé avec Parviz acheter du riz et des épices chez Iqbal. En discutant, nous avons évoqué le problème des tracts contre les immigrés placardés sur les murs de Piazza Vittorio. Iqbal désignait un cageot de pommes devant lui "Quand je vois une pomme pourrie, je l'enlève tout de suite des autres pommes parce que si je la laissais, toutes les autres s'abimeraient. Pourquoi la police n'a-t-elle pas une attitude de fermeté envers les immigrés délinquants ? Où est la faute de ceux qui sont honnêtes et suent pour un morceau de pain ?"

Les mots d'Iqbal m'ont ouvert les yeux. L'étiquette de criminel sur n'importe quel immigré est un cliché. Les immigrés italiens ont tellement souffert aux Etats Unis d'être tous traités de mafieux ! C'est sûr, on dirait que les Italiens n'ont retenu aucune leçon du passé"

 

En recopiant ce passage, cela me fait penser à une lettre de lectrice de Télérama. Un jeune Syrien stagiaire dans son service lui parlait de membres de sa famille décédés des dernières attaques au gaz. Elle lui a parlé de ses grands parents morts à Auschwitz. Il n'avait jamais entendu parler d'Auschwitz.

 

 

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 09:53

La-relieuse-du-gue_7471.jpeg Evidemment ce livre ne pouvait pas ne pas attirer mon attention :

- je l'ai acheté dans sa version chez Babel

- ce qui touche à la reliure m'intéresse toujours ...

 

Un coup d'oeil quand même à la 4° de couverture. Une relieuse qui s'installe. Une intrigue policière comme fil conducteur. Bah, je ne suis pas tellement roman policier mais çà ne va pas si mal avec les vacances qui s'approchent et cela fera divertissement au milieu de lectures qui s'annoncent, disons, moins divertissantes.

 

Qu'en est-il finalement ?

 

C'est un livre sympa qui permet de se projeter un peu dans un atelier de reliure (ou de retrouver cette ambiance). Fidèlement. Le métier de l'auteur n'y est pas étranger.

 

Le reste sur le côté post baba-ccol et la vie de province est également agréable.

 

Le style est dans une honnête moyenne et on pardonne le coup de pouce extraordinaire que l'auteur donne au hasard pour ficeler son intrigue ....

 

Finalement une lecture d'été qui ne fait pas mal à la tête et de temps en temps, pourquoi pas.

 

A noter, si le sujet vous intéresse, une interview intéressante de l'auteur qui nous fait également visiter son atelier.

 

Un petit extrait (je n'en ai toujours pas publié sur mes dernières lectures ....) :

 

L'horloger à la relieuse :

"Ah l'âge d'or de la mécanique ! C'est fini, çà durait depuis allez .... trois siècles ? On y reviendra peut-être parce que c'est optimiste la mécanique mademoiselle. C'est l'homme dans un univers immense mais à sa portée physique... aujourd'hui les progrès se font dans un monde immatériel, invisible, le gène, l'atome, les trous noirs .... Alors, la mesure de mon oeil, le savoir-faire de ma main, même magnifiés un millier de fois par l'outil conçu, construit, sont ridiculisés à l'infini. Dans les temps anciens, troublés d'ignorance, on était aveugle avec des yeux de vingt ans. Aujourd'hui on va le devenir de voir trop loin dans l'infiniment petit et l'infinimentr grand. Je suis un mécanicien dépassé, un horloger en retard ... Les piles au lithium et les oscillations atomiques se passent bien de moi... Je reconnais qu'elle est passionnante cette aventure, qu'elle ne peut que suivre son cours, qu'elle le doit, mais ce sera sans moi."

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 15:00

kawakami-temps.jpg Remontée dans le temps, justement, avec ce billet.

 

Je termine en effet cette série sur mes lectures de vacances par le premier livre que j'ai fini pendant celles-ci !

 

Kawakami est une auteur (avec un e ?) que je lis régulièrement depuis quelques temps. Le genre de compagnie qu'on apprécie au fil des livres et qui n'est jamais décévante.

 

Dans la lignée des autres livres de Kawakami que j'ai pu lire : de la nostalgie, la description des petits riens du quotidien, de sa douceur ... ou pas.

 

Des destins qui se croisent dans ce quartier de Tokyo.

 

Chaque chapitre pour une histoire presqu'indépendante des autres.

 

Et puis un dernier chapitre qui apporte la clé. Les clés de cet ouvrage en lui apportant une note qui pourrait déplaire en déplaçant l'ouvrage sur une autre thématique.

 

Pas un ouvrage pour découvrir Kawakami mais un ouvrage qu'on lira avec plaisir lorsqu'on connaît et apprécie. Sa structure en histoire apparemment distinctes le rend d'ailleurs particulièrement agréable.

 

Reste à aborder le dernier chapitre dans les bonnes conditions d'esprit ....

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 13:00

Hoffmann-Denner.jpg

Une lecture presque distrayante comparée à celles que j'ai viens de relater dans les précédents billets !

 

S'il y est question de créatures diaboliques et d'enfants assassinés on est là dans le registre du fantastique, dans les forêts profondes d'où pourraient surgir des vampires !

 

Ceci étant, la rencontre que l'on y fait n'est guère plus réjouissante et notre pauvre bonhomme qui voit ce gusse débarquer chez lui le pressent bien même si les premiers apports sont plus que bénéfiques : il subodore que cela ne va pas être gratuit !

 

Et effectivement cela va un peu, beaucoup, tourner à la galère !

 

Un ouvrage bien sympa qui permet de découvrir l'Hoffmann des contes, ces contes mis en musique par Offenbach, un nom qui nous dit alors quelque chose.

 

J'en relirai à l'occasion

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 12:00

la-perfection-du-tir_couv.jpgVoilà un livre que j'ai bien failli abandonner en cours de route !!

 

Et finalement je l'ai trouvé superbe !

 

Je le commence pendant ma semaine en mer. Enthousiaste. Je viens de finir  L'alcool et la nostalgie. J'avais lu avec beaucoup de plaisir  Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants. Un lecteur conquis d'avance !

 

J'aborde donc ce livre où le narrateur est un genre sniper / tireur d'élite. L'action se situe dans une ville et un pays en guerre civile. Ce pourrait être l'ex-yougoslavie.

 

Sa mère a perdu la tête. Il la fait "garder" à domicile par une jeune fille de 15 ans qui prend soin d'elle pendant ses séjours sur les toits où il prend plaisir à la beauté du geste : tuer à distance des innocents de tous âges grâce à un tir parfait.

 

Il s'amourache de la jeunette et nous conte ses tribulations en ville et sa poésie du tir. Voire ses corps à corps à l'arme blanche avec beaucoup de réalisme.

 

Au bout de trente pages j'en avais franchement assez. Heureusement c'était la fin de cette phase de vacances. Je prends ce prétexte pour mettre de côté le bouquin.

 

Une semaine à la campagne. Je ne lis pas. Par manque d'envie de retrouver ce livre ? Peut-être.

 

Me voilà en Bretagne et même en l'absence de pluie j'ai bien envie de lire ! Je reprends ce livre sans beaucoup d'envie.

 

Et là je m'accroche davantage et une vingtaine de pages plus tard, je suis carrément conquis !

 

Qu'est ce qui m'a finalement plu, outre le style de Mathias Enard ? Je crois que j'ai aimé ce livre parce que j'y ai vu une volonté de voir l'humain, fragile et se débrouillant comme il peut avec la vie, même dans un homme que l'on a envie de haïr pour sa brutalité et son apparente inhumanité.

 

Quel personnage plus antipathique a priori en effet que ce mec qui tue des innocents, aime son arme, frappe sa mère et est trop pressant vis-à-vis de la "baby"-sitter ? Mathias Enard nous amène à voir que ce gars fait ce qu'il peut, très très maladroitement pour être "respecté", "aimé" et trouver un "plaisir" à la vie.

 

Beaucoup de guillemets dans tout cela parce que comment faire passer cela en quelques lignes ....

 

Au final, un livre très touchant mais pas facile à "vendre" !

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:36

 lalcool_et_la_nostalgie_actes_sud_m.jpgJ'avais découvert Mathias Enard au moment de partir à Istanbul et avais vraiment envie de voir ce que cet auteur savait faire en dehors de cet excellent mais atypique ouvrage : Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants.

 

Pour les vacances pas d'hésitation je signe à nouveau !

 

Je les ai lus l'un après l'autre mais ce n'est guère plus gai que Body Art .

 

Mais tout n'est pas toujours rose dans ce bas monde.

 

Là aussi la perte d'un proche mais dans un schéma de relation à trois tout à fait particulier.

 

Pour autant, les sentiments restent universels et Mathias Enard sait très bien nous toucher dans cet exercice qu'il "dépayse" en Russie.

 

Dans ce ménage à trois si étonnant, parmi ces trois qui appréhendent la vie à leur façon avec différentes expériences, le narrateur perd son ami et vit ce deuil avec leur "compagne" commune.

 

Voyage au bout de l'enfer en quelque sorte, voyage sans retour.

 

Un très beau livre (dans ce registre). Qui me donne envie de poursuivre avec Mathias Enard qui sait donc oeuvrer dans des registres bien différents et c'est une caractéristique que j'apprécie beaucoup chez un auteur : pouvoir retrouver une même sensibilité, une même qualité d'écriture sur des thèmes et des formats d'oeuvre différents. Rare !

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 11:00

BodyArt.jpg

J'avais lu et beaucoup aimé Cosmopolis du même auteur. J'avais moins aimé le film ...

 

Aussi à l'heure de constituer ma pile à lire pour les vacances je n'ai pas beaucoup hésité.

 

Pas vraiment le genre roman de plage (mais je n'avais pas de plage dans mon programme !).

Pas vraiment une lecture de vacances si on attend des vacances détente et légèreté.

 

Mais un livre de vacances si on lit en vacances parce qu'on a l'esprit plus libre pour la réflexion, l'expérience.

 

La perte d'un proche et le bouleversement que cela apporte. Ce qu'en fait un artiste aussi, même si ce n'est pas essentiel dans ce roman.

 

La vie juste après. Les délires qui peuvent alors apparaître. J'ai connu cela et le retrouve. Pourquoi apprécier de le retrouver ? Peut-être parce que c'est difficilement partageable autrement.

 

Le tout dans un style littéraire assez particulier et envoûtant.

 

Un roman court à parcourir d'un trait pour rester dans cette atmosphère.

 

Un cheminement de lecteur, le cas échéant dans son parcours avec un auteur.

 

Auteur avec qui je continuerai un bout de chemin car, avec ces deux livres, j'apprécie sa façon d'aborder les sujets essentiels.

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 04:40

les-annees-cerises-de-claudie-gallay-livre-913288051_ML.jpgSi je ne trouve pas encore le temps d'aller lire mes blogs préférés (sorry !), je retrouve un peu de temps et d'énergie pour "publier" (les termes d'Overblog manquent quand même de modestie !).

 

J'en avais quelques uns en brouillon. D'où la série de publication récente.

 

Pour ce titre c'est tout neuf mais c'est un tel bonheur que je n'attends pas !

 

J'avais lu de cet auteur il y a quelques années Seule Venise et j'en gardais un bon souvenir.

 

J'aurais pu ne pas lire complètement la 4° de couverture. Dès le début de celle-ci j'ai été conquis : " A l'école, on l'appelle l'Anéanti. Pas seulement parce qu'il collectionne les zéros : sa maison, à l'écart du village, est menacée d'être engloutie par une falaise qui s'effrite peu à peu."

 

L'anéanti est le narrateur de cette histoire que l'on dévore. 172 pages dans une typographie très peu dense (c'est correct comme façon de dire ?). On descend cela très rapidement et on reste ainsi sous le charme.

 

Celle dont il rêve, le regard du prof., ses parents qu'ils préfèreraient bien sûr autrement, le psy, de petits plaisirs simples auprès de son grand père. Pas grand chose, beaucoup de choses !

 

J'admire ce talent d'écriture à la première personne pour nous placer dans la peau du gamin !

 

"La soeur de Paulo, je pourrais l'aimer à pas savoir et tout abandonner pour elle.

Elle ne veut rien que j'abandonne. Elle ne me regarde même pas. Il me manque trois ans.

Trois ans pour être presque aussi grand qu'elle et pouvoir l'impressionner. En attendant, je lorgne de côté quand je passe devant chez elle"

 

Un très beau livre ! Ne pas hésiter !

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:50

cristalisation-secrete.jpg

Yoko Ogawa again !

 

Cristallisation secrète est un très bon livre de plus à mettre au crédit de cet auteur.

 

Un monde dans lequel le gouvernement décide de disparitions les unes après les autres.

 

Les roses doivent disparaître. Il y a la journée de transition dans laquelle on élimine les roses, les habitants ont conscience de la disparition, y contribuent et puis, le lendemain, ils ont perdu l'idée même que les roses existaient.

 

Et les choses, et les concepts, et des fondamentaux de notre vie,  disparaissent ainsi jour après jour.

 

Prétextes à autant d'évocations délicieuses, de quoi nous faire prendre conscience du sel de la vie.

 

Forcément tout ne va aller aussi simplement. Et si pour certains habitants, l'effacement ne fonctionnait pas aussi bien ....

 

Un livre plein de charme, un des Yoko Ogawa à mettre en toutes les mains pour découvrir cet auteur sur son mode doux !

 

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 22:12

martin-page-De-la-pluie.jpg

  Ah que voilà un bon petit livre !

 

Qui n'aura qu'un seul défaut : on me l'a prêté ... et il ne sera donc pas dans ma bibliothèque . Snif . Je n'aime pas cela !

 

Je l'avais depuis quelques jours et j'attendais le moment opportun pour le lire.

 

Un rendez-vous profesionnel à Paris un vendredi 21 Juin matin.

 

De quoi donner rendez-vous à l'ami Dominique pour le vendredi soir.

 

"Ok, Dominique ?"

"Yes, on sortira à la fête de la musique Place des Vosges"

 

Top !

 

Il ne reste plus qu'à trouver comment "perdre" quelques heures. Le livre dans la sacoche, je descends au Port de l'Arsenal à Bastille.

Il fait beau. Une place en terrasse. Je déguste ce splendide petit livre sur la pluie. Au sens propre.

 

Excellent ! On accroche tout de suite et on dévore ces petits textes sans prétention délicieusement .... rafraîchissants !

 

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