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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 22:32

soulages-expo.jpg

Récemment j'évoquais Fluxus et je pensais déjà à cette expo sur Soulages.

 

Pour ce qui me concerne, Soulages a un point commun avec Fluxus : cela fait partie des premiers noms retenus lorsque j'ai commencé à m'intéresser à ces sujets. 

Sans, jusque samedi, en savoir  beaucoup plus sur sa production que sa noirceur (sur le plan création et au sens propre) et sans jamais avoir vu ces oeuvres.

 

L'expo est très réussie. Les conditions d'accrochage sont très bonnes. L'effet de l'implication de l'artiste ? Toujours est-il que cette condition, ici particulièrement essentielle, est satisfaite.

 

Je ne suis pas très "audio-guide". Je suis au musée pour voir, pas pour entendre. La lumière sur l'oeuvre est le thème du travail de Soulages.

Faire des photos (vite fait, avec l'Iphone) s'avère alors la méthode que j'adopte pour cette visite. L'approche est tellement similaire entre les deux pratiques.

 

Donc pas davantage de mots ici non plus, c'est parti pour la visite.

 

Parfois il y a du blanc, un peu perdu, qui s'invite.

 

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Quand le blanc et le noir échangent.

 

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Toile accrochée sur fond noir. La "totale" ? Dans ce large couloir, la lumière était excellente pour cette série de quatre toiles.

 

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Avec un soupçon de bleu qui se glisse entre deux.

 

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Le jeu entre le brillant et le mat.

 

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Les tableaux jouent avec la lumière, mais aussi avec le relief qui permet d'accrocher la lumière.

 

 

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Au début était le brou de noix.

 

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Ce qui peut se décliner en rares séries.

 

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Pourquoi ?

 

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Cet extrait d'interview expose bien la démarche. Et comme c'est l'artiste lui-même qui l'expose, autant en profiter.

 

 

 

 


Pierre Soulages expose à Lyon : "une infinité de... par afp

 

Quelques autres photos de Soulages dans cet album.

 

L'attrait pour l'art contemporain n'est pas exclusif. On peut être dans ce type de démarche et apprécier des oeuvres classiques. Démonstration par Pierre Soulages (avec de justes propos sur l'art inclus) :

 


Pierre Soulages, visite particulière par louvre

 

 

D'ailleurs la matinée de samedi m'a permis de parcourir à nouveau ce riche musée. Peu de monde hors l'expo temporaire. Un musée où il m'est facile d'aller. Donc de très bonnes conditions pour regarder telle ou telle oeuvre plutôt que surfer pour parcourir tout le musée dans le temps imparti !

 

C'est amusant mais c'est Picasso qui a assuré la transition.

Quand j'entendais parler de Picasso quand j'étais gamin, c'était pour s'en moquer avec des remarques du style "c'est du Picasso" devant des dessins mal faits.

Finalement en quittant Soulages, cela paraitrait peut-être vraiment de l'art et pas des gribouillis ?

 

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Et De Staël ne peint-il pas bien les cathédrales ?

 

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Tapies devient très figuratif avec son canapé :

 

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Bacon, ... c'est Bacon ! J'aime beaucoup cette toile et son oeuvre en général.

 

 

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Mais on peut aussi admirer des choses plus classiques.

 

Gaughin, pas vraiment fan.

 

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Mais j'aime bien tous les matins et ceux de Monet aussi !

 

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Et que dire de ce qui plane dans les toiles de Puvis de Chavannes.

 

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Prendre son temps dans un musée c'est aussi regarder tranquillement les détails.

 

SoulagesRed49

 

 

Il y a tellement de choses à admirer dans tant de styles ...

 

SoulagesRed46

 

 

... qu'on ne s'arrêterait jamais !

 

PS : il y en a quelques autres ici !

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 23:42

mayall

Mayall pour moi c'était uniquement le pseudo d'un pote.  Avec lui et un Samouraï nous étions allés faire une virée assez wild dans le jura il y a deux ou trois ans !

 

Il y a quelque temps je découvre qui est John Mayall, un blues man british.

 

Alors quand je vois que Mayall passe au Transbo, je signe.

 

Sur le plan pure info, j'en sais un peu plus en revenant du concert :

 

L'homme est une légende.

Grand musicien, compositeur et chanteur, John Mayall, le « Godfather of British Blues », [...]

Pionnier du blues anglais, investigateur et cheville ouvrière du British Blues Boom, John Mayall a connu ses premiers succès au début des années 60.

Son groupe, les Bluesbreakers révéleront d'innombrables musiciens, notamment le bassiste Jack Bruce, les guitaristes Eric Clapton, Peter Green (Fleetwood Mac), et Mick Taylor (The Rolling Stones).

Après une cinquantaine d'albums enregistrés, de nombreuses tournées, le chanteur continue de parcourir le monde pour partager avec le public le british blues qu’il a contribué à inventer (du site http://www.eldorado.fr/Spectacle/john-mayall/)

 

Sur le plan spectacle et humain, encore une grande soirée !

Le bonhomme assure.

 

Pour présenter un des ses premiers titres, même avec mon anglais moyen je comprends qu'il est tiré de son premier album sorti en ... 1964 ! Respect !

 

MayallRed4

 

Le gusse qui est devant moi joue depuis près de 50 ans le blues .... Un monument !

 

Et puis il y a cette chaleur qui passe. Ce bonhomme prend encore son pied à jouer avec ses musicos, s'amuse avec cette complicité acquise au fil des ans.

 

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Clavier, harmonica, guitare et chant pour lui. Excusez du peu !

 

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Avec lui un bon batteur et un bon guitariste. Sur le forum guitare on parle des pedalboards, on a vite l'impression qu'il faut acheter dix pédales après avoir acheté sa guitare. Lui jouer avec deux ... et çà le fait !

 

MayallRed11

 

Un excellent bassiste qui nous gratifiera d'un excellent solo mais aussi d'un passage avec une super complicité avec John Mayall à l'harmonica !

 

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Super musique. Bonne ambiance dans l'avant salle du Transbo avec un public réduit mais très attentif et réactif !

 

Un CD dédicacé et une photo avec Mayall pour ... mon pote Mayall

 

(non, non il n'y aura pas cette photo ici !!!)

 

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En cette soirée de pré-fêtes des Lumières on avait garé la voiture à la Cité Internationale.

 

MayallRed1

 

Et pour la retrouver dans le parking souterrain, un truc : prendre une photo de la voiture avec le numéro de place

 

 

MayallRed16

 

 


 

 

 

Allez, un musicien en appelle un autre ! Clapton et Bonamassa !

 

 

 

Plus ? Ici !  Il y a de quoi faire ! Monsieur est né en 1933. Quelle histoire et quelle présence aujourd'hui !!

 

 

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 20:03

flocon

Un wild très relatif mais un confort très relatif aussi !

 

Mais là n'est pas le sujet.

 

Les premières neiges de l'hiver ailleurs qu'à Lyon çà fait du bien.

 

Certes dans la ville, un dimanche neigeux, ce n'est pas pareil qu'en semaine. La neige garde une partie de son côté sympa.

 

Dans la nature, c'est l'alliée qui rend l'univers encore plus calme. Celle qui transforme le paysage. Qui lui donne un côté irréel. Qui renforce l'évasion.

 

Un petit côté de paradis ...

 

 

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 03:50

 

FiatLux-Fluxus-visuel-comm-L300.jpg

Un lyonnais qui va de son plein gré à Sainté. C'est déjà une chose.

 

En plus pour une expo ?

 

Yes, why not ?

 

Ce n'est pas la première fois (cf. Manufrance) et d'ailleurs nous sommes même déjà allés faire du tourisme à Givors !

 

Et on ne l'a regretté dans aucun de ces précédents, ni dans le cas présent !

 

Mais revenons-en à Fluxus.

 

Fluxus épidose 1. 

Il y a un certain temps. Etudiant en Prépa scientifique, à Lyon déjà (avant de quitter cette ville, longtemps, puis d'y revenir). Lorsque j'ai du temps à perdre, je vais traîner dans un centre d'art contemporain : c'est gratuit, ouvert, proche et ... on ne vous regarde pas comme quand on rentre dans une galerie et qu'on a 18 ans !

Un choc avec Fluxus déjà. Une compréhension encore plus limitée qu'aujourd'hui de l'histoire de l'art. Mais le mouvement me séduit.

 

La roue tourne mais je me rappelle toujours de cette visite et de ce mouvement qui avait la dose de rébellion qui me convenait alors (et toujours !).

 

Fluxus épisode 2 :

Il y a quelques semaines je vois de la pub pour cette expo en gare de Part Dieu !

Fluxus is back !

Dimanche matin, de bonne heure, direction le Musée d'Art Moderne de Sainté, musée que je ne connaissais pas encore malgré ses expos et son fond très intéressant.

 

La joconde est dans l'escalier pour donner le ton

 

Fiat-FLux-FILLIOU-Robert-joconde-L300

 

 

Fluxus, je ne vous le décrirai pas savamment. Parce que j'en serais incapable et parce que Wikipedia est votre ami ! L'article sur Fluxus est .

Mon propos, ce sont les émotions, le ressenti perso !

 

Avec cette première oeuvre une remarque : avec Fluxus on est souvent dans l'humour, beaucoup plus rarement dans le triste, le sinistre, qu'affectionne tant d'autres artistes.

 

Avec Wolf VOSTELL, et ses  "Fandango", on peut toutefois avoir des propos et des images plus graves. Sur la destruction. Mais c'est relativement marginal dans le mouvement.

 

Fiat-FLux-VOSTELL-fandango-L300

 

Cette oeuvre est assez révélatrice des expériences dans ce type d'expo. Je m'assieds face à cette oeuvre sur un banc,  pour rechercher la signification de Fandango via le smartphone. Un interrupteur devant moi. A tous les coups, si j'appuie, l'oeuvre va se mettre en mouvement". J'appuie et bingo ! Le musée résonne du concerto pour marteaux frappant des portières de voitures !

 

EXPO-Fiat-FLux-BEYUS-Joseph-L300

 

Les expériences musicales font l'objet d'une salle dans laquelle par exemple les artistes exposent leur relation à la partition.

 

Fluxus c'est aussi le moyen de découvrir Ben d'avant le business. Avec des questions qui étaient autre chose que des formules creuses mais qui étaient sa façon d'exprimer les questionnements du mouvement Fluxus : qu'est-ce que c'est que l'art ? Comment le rendre accessible ? Quelles interactions avec la vie ?

 

Que dirais-je sur ce sujet ? Rien de très savant ni très argumenté. L'art c'est ce qui permet une autre lecture de la vie. Parmi ses multiples vertus !

 

Les photos sont issues de la page du musée consacrée à l'expo.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 22:57

cirque-invisible.jpgVictoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée offrent deux heures de pur bonheur. Rire et poésie au menu d'un bout à l'autre. Jamais vu un spectacle aussi rafraichissant. Aucune ombre au tableau.

 

On accroche dès la première minute.

 

On est bluffé jusqu'à la dernière seconde : chaque retour sur scène pendant les applaudissements, aussi longs que mérités, est prétexte à un nouveau gag, un nouveau clin d'oeil, un brin de poésie. Quelle générosité !

 

Quelle énergie ces deux-là, quelle inventivité, décalés comme j'aime.

 

Le magicien Thierrée est une sorte de professeur nimbus de la magie. Il nous entraîne dans un espace ailleurs, un rêve. Ses valises ont quelque chose de James Bond par leur richesse et du tapis volant par leur capacité à nous faire planer ailleurs.

 

Que dire de Victoria Chaplin ? Funambule est la seule étiquette qu'elle pourrait porter pendant une petite partie du spectacle. Mais le reste, c'est quoi ? Du rêve matérialisé et mouvant ? Comment nommer ses transformations et les scènes jouées en se déguisant en  .... créatures diverses et variées ! Ou en instrument de musique !

 

Ces deux là vivent ensemble depuis 1969 : quel monde partage-t-il ? Bien sûr on ne peut pas extrapoler à partir de ce qu'on voit sur scène. Mais une telle imagination, un tel débordement d'idées, une telle poésie, doivent quand même être perceptibles dans la vie de tous les jours.

 

On imagine aussi le travail qu'il y a derrière cela. Travail de recherche pour toutes ces trouvailles. Travail physique pour Victoria Chaplin pour être capable de telles performances.

 

Et toujours le bon dosage dans la durée. Ce qui est présenté ne l'est que pendant le temps où çà "fonctionne". Si çà ne peut pas "fonctionner" longtemps, si cela doit être très bref, compte tenu du ressort poétique ou comique,  c'est très bref ... malgré le travail que cela a demandé.Un fossé par rapport à cet autre type de magicien qui font un numéro toutes les 1/2 heures après avoir amusé le public pendant 29 minutes avec des minettes plus ou moins habillées, de la musique et de la fumée ... !

 

A Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée, on a envie de crier bravo et peut-être plus encore merci. Merci pour ces deux heures dans un bien sympathique monde de rêves.

 

 

 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 21:11

mitsuba.jpg

Je suis souvent enthousiaste sur lectures, spectacles etc.

 

On peut alors légitimement s'interroger sur mon esprit critique, mon auto-censure etc.

 

Déjà, il s'agit du domaine des loisirs, c'est choisi. Donc il est quand même heureux qu'on sache trouver ce qu'il y a de bien sans trouver nécessaire d'aller chercher les défauts.

 

Ne pas non plus forcément bouder son plaisir.

 

Mais bon, il m'arrive tout de même de dire "Non, là, çà ne le fait pas".

 

C'est le cas pour ce livre.

 

C'est un roman sympa mais dans lequel je n'ai trouvé aucun charme, aucun vrai plaisir.

 

Un commercial japonais et ses amours. La relation du japonais avec son travail. La limite vie privée / vie professionnelle au japon. Le nécessaire engagement professionnel. Les obligations sociales (boire tous les soirs avec ses collègues de bureau).

 

Autant j'aime chez Rufin la capacité à bien raconter une belle histoire tout en nous faisant baigner dans un contexte géo-politique et nous interroger sur celui-ci, autant dans Mitsuba, m'a manqué la dimension romanesque.

 

Mais rassurez-vous, je reviens aux coups de coeur dès demain avec le cirque invisible de Chaplin et Thierrée : que du bonheur !

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 05:14

  L-apprenti.jpg

L'apprenti guitariste persévère !

 

 

Qu'on ne s'y méprenne pas, je suis très loin de maîtriser l'ensemble des morceaux que j'ai pu évoquer ici ! (si on m'écoute avec les écouteurs dans les oreilles çà doit déclencher une réaction proche de celle de l'affiche : l'émission d'un cri "Au secours" !!)

 

Greensleeves est le morceau que je reprends avec le plus de plaisir car il passe pas trop mal. Hard days night : çà stagne. Hey Joe se maintient. Et les barrés de Purple Haze restent bien difficiles ! Sans citer les petits trucs de classique.

 

La découverte de nouveaux morceaux permet de se familiariser un peu plus avec le solfège et petit à petit j'apprends à lire plus vite la partition ; çà, c'est le volet classique qui me l'apporte. L'exercice avec le menuet de Bach a d'ailleurs été celui-ci : "Tiens, regarde la partition et on voit cela la semaine prochaine".

 

Un nouveau plaisir : transformer soi-même des signes en musique ! Un côté magique pour soi quand on franchit ce cap : je sais traduire cette écriture. Chacun ces petites victoires (et Youtube permet de vérifier qu'on a bien deviné !)

 

 

Ceci dit, sur ce coup là, un fichu signe # "à la clé" m'a bien planté : çà sonnait mal pendant une semaine et pourquoi ? Parce que je n'avais pas vu ce dièse ....! Ils sont joueurs ces compositeurs !

 

Et le volet blues - rock ? Ces temps-ci on est sur Stairways to heaven.

 

Là encore, bien sûr on est loin de la fluidité des uns et des autres. A des années lumières. En fait, tout simplement à des années de pratique ! Mais le plaisir de jouer est là. 

 

 

 

Prenant maintenant mes cours sur une classique de prêt, est venue la question de la guitare sur laquelle je m'exerce en semaine. Passer de la folk à la classique posait une colle à chaque cour. J'ai donc acquis une classique.

 

Mais je suis rassuré. Stairway to heaven peut très bien passer sur une classique ! N'est-ce pas Rodrigo ?

 

Heureusement qu'on peut se faire plaisir avant d'avoir cette maîtrise ....

 

 

 

 

PS : un bonus Rodrigo y Gabriela, Hanuman !

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 19:44

Rufin-Sept-histoires.jpg

J'ai découvert Jean Christophe Rufin avec Asmara ou les causes perdues (avant que je ne tienne ce blog)

 

J'avais aimé dans ce roman la vision de notre rapport au tiers monde et une autre vision des missions humanitaires.

D'autant plus que cela collait avec ce que j'avais compris des idées de Laborit et allait dans le sens de ma perception de notre beau monde !

 

Récemment je vais faire le plein de livre et je tombe sur celui-là. Impec. Je vais retrouver cet univers.

 

L'univers de JC Rufin ? "Son oeuvre romanesque [ ] ne cesse d'explorer la question de la rencontre des civilisations et du rapport entre monde développé et pays du Sud".

 

Ce livre, c'est sept nouvelles, aux tonalités très différentes.

 

De Les fiancés de Lourenço Marques, romantique, très sympa même si un peu immoral  ..., à Nuit de garde, affreusement sombre en passant par la très souriante première nouvelle, Passion francophone.

 

Pour aimer un tel livre il faut aimer cette interrogation sur nos rapports entre citoyens de société tellement différentes. Et il faut aimer les nouvelles bien ficélées, qui content un bout de notre condition humaine. Sans en rajouter mais en posant de bonnes questions, petites ou grandes.

 

J'aime et j'y reviendrai. Sans hâte mais avec conviction.

 

"A cet instant le contrôleur s'adressa aux passagers. Tel un dieu livrant son message à l'humanité depuis les cieux, il mugit dans les hauts-parleurs que la panne était sérieuse et qu'il était impossible de dire quand nous repartirions. Les Phlippines hurlaient de joie. L'idée d'arriver en retard les amusait beaucoup et elles n'étaient visiblement pas pressées de retrouver leurs patrons. Quelques français poussèrent des cris gaulois, à tonalité revendicative."

 

On peut voir des clichés. Moi, je vois une peinture légère des traits des uns et des autres, sans vocation à condamner ni à généraliser.

 

"J'ai continué mon tour du monde de l'indignation. J'ai pris des exemples partout, des Khmers rouges aux Talibans, de la révolution iranienne aux maoïstes chinois, des Kurdes du PKK au FLN algérien. [ ]. Je voulais lui montrer qu'il fallait juger les intentions de ceux qui veulent le pouvoir avant qu'ils ne s'en saisissent".

 

Eh oui.

 

 

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 05:41

Rocio Molina

LE plus beau spectacle que j'ai vu à Lyon depuis huit ans ... après Sylvie Guillem.

 

Avec, il est vrai, un goût très affirmé pour le flamenco. Mais pas que !

 

Ce spectacle c'est 1+1 fait bien plus que 2 ! Un flamenco enrichi d'apports contemporains au delà de la simple addition.

 

Je lis dans la brochure de la Maison de la Danse que Rocio Molina a été sacrée en 2008 à 28 ans meilleure interprète de flamenco. Ce n'est pas surprenant tant elle excelle dans cet art.

Par contre je lis qu'elle a appris auprès de Maria Pagès, également pionnère du flamenco contemporain. Et là je me dis l'élève a franchement dépassé le maître. Nous avions été moyennement séduits par Maria Pagès à Fourvière

 

Ce spectacle de Rocio Molina est excellent de la première minute à la dernière après laquelle la standing ovation s'impose.

 

L'inventivité est là dès la première scène avec un flamenco dansé sur une suface en métal, avec des sonorités et des résonnances nouvelles.

 

On retrouve cette inventivité aussi dans un passage où Rocio danse dans un creux d'une quarantaine de centimètres de côté pour une dizaine de centimètres de profondeur et peut alors jouer avec les parois de son nouveau terrain.

 

Et comment pouvait-on imaginer de danser du flamenco pieds nus ET assis sur un tabouret tournant. Pourtant elle l'ose et le réussit parfaitement.

 

C'est sublîme. Elle nous offre aussi des passages plus traditionnels tout en restant inventifs.

 

Décor, lumières, vidéos : ni trop ni trop peu.

 

L'accompagnement de la danseuse est à la hauteur. Palmas excellentes, si je peux l'exprimer ainsi. Deux guitaristes au top. Deux chanteuses très complémentaires. Chacune avec leur charme. L'une à la voix claire, belle mais puissante et présente : l'autre à la voix plus flamenca, "rauque", expressive dans le registre attendu.

 

Quand en plus le public permet d'en profiter sans papoter, consulter son smartphone ou faire la fine bouche à la fin c'est une soirée parfaite !

 

 

 

Pendant qu'on y est, d'autres versions du talent de Rocio Molina

 

 

 

Un truc exotique où les japonais font danser Rocio au son du métronome ...

 

 

Pour le plaisir de la guitare :

 

 

Et, enfin, enregistré en 2010, un extrait du spectacle Cuando Las Piedras Vuelen, où se joue un flamenco encore assez traditionnel et qui fait la part belle aux deux guitaristes ... qui le méritent bien !

 

 

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 04:52

vieux-lyon.jpg

Se promener dans le vieux Lyon c'est probablement le truc pour numéro 1 pour qui visite Lyon.

 

Mais même lorsqu'on vit dans Lyon depuis quelques années, près d'une dizaine en l'occurrence, cela reste une destination sympa pour une fin de week-end par exemple, genre le dimanche de mauvais temps quand on se dit "zut, je n'ai même pas mis les pieds dehors !".

 

Le carte d'abonné TCL dans une poche, quelques euros dans l'autre pour pouvoir boire un pot, manger une glace chez Nardone, ou ... prendre un vin chaud !

 

L'appareil photo en bandoulière. Pas la sacoche, juste un objectif. Pour une fois on ne vous prendra pas pour un mec qui fait de la photo (avec les regards divers et variés qui se posent habituellement sur l'apprenti photographe) mais simplement pour un touriste.Tranquille.

 

(D'ailleurs ce n'est même pas l'apprenti photographe ! L'apprenti ... apprend. Pas moi. Sauf par l'expérience ... et l'échec ! Heureusement, la pellicule ne coûte plus très cher.)

 

Un petit aller retour. On se laisse emporter devant le micro par une ambiance. Une musique s'impose.

 

 


Vieux Lyon par Astorswiss

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