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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 19:17

Mon traitre Chalandon"Now and in time to be

Wherever green is worn

Are changed, changed utterly

A terrible beauty is born"

 

Lyonnais au moins, ces vers de Yeats vous rappellent probablement quelque chose, du moins le dernier vers.

 

Je suis déjà conquis par ce livre et cet auteur lorsque j'aborde le chapitre "Une terrible beauté". Je n'imagine pas alors que je vais retrouver cette superbe formule "Une terrible beauté est née"

 

Voilà vraiment un très beau roman. Passionnant. Vous l'avez compris : l'un des thèmes est la trahison. Le contexte est l'Irlande mais plus précisément les combats des catholiques d'Irlande du Nord contre les British.

 

Le thème de la trahison est très bien traité. On voit bien que rien n'est simple, que les intentions de l'autre sont toujours inaccessibles. On voit aussi que dès lors que l'ami s'avère être un traître, le doute n'a pas de limite. L'univers s'effondre.

 

Vous connaissez certainement cette série de films dont vous me soufflerez le titre en commentaire de cet article svp ! Leurs titres m'échappent ! Trois destins qui se croisent. Certaines scènes sont d'ailleurs communes aux trois films. D'ailleurs il me semble me souvenir que l'un d'entre eux est le destin d'un terroriste, qui s'achève sur un col des Alpes … Sorj Chalandon propose quelque chose de similaire avec cet ouvrage et "Retour vers Killiwegs" qui conte apparemment la même aventure mais cette fois le narrateur est le fameux traître. J'ai hâte de le lire.

 

J'ai hâte de le lire aussi parce que ce roman m'a redonné le goût de l'Irlande. Deux séjours là-bas. De nombreux dans les îles britanniques. J'aime ces terres et ces gens. De Londres (même si c'est incongru d'en parler dans un article sur "Mon traître" !), de Londres disais-je à l'Ecosse, de la Cornouaille au Pays de Galles. Des Scilly à Cork comme lors d'une de mes dernières traversées. J'aime ces peuples. J'aime ces paysages. J'aime l'ambiance des pubs. J'aime cette langue. J'aime moins le climat mais bon ….

 

"Je retrouvais en moi quelque chose qui sommeillait depuis toujours. Quelque chose de moi sans que je le soupçonne".  Je pourrais reprendre à mon compte cette phrase du narrateur. Pour l'Irlande mais paradoxalement aussi pour ce thème du combat d'un peuple. Non que je sois combattant dans notre société, loin s'en faut ! Mais il y a quelque chose dans ces combats pour la dignité que j'admire. Dans notre pays où "Indignez-vous" se lit à plus d'un million d'exemplaires et où des hommes continuent à dormir dehors, nous sommes sur un autre registre. Encore une fois je ne me pose pas en donneur de leçon. Je ne suis pas au dessus de la moyenne. Mais des types qui avaient la trempe d'un Bobby Sands me font réfléchir. Réfléchir, pas donner envie de poser des bombes !!!

 

Booby Sands, un nom qui était dans ma mémoire mais que j'avais oublié. Avec mes parents j'écoutais le vingt heures et son nom s'est gravé alors dans ma mémoire. J'avais oublié son destin. Son nom est disparu du 20h alors que le remplaçaient Sinn Fein et processus de paix. Puis tout cela est disparu de nos préoccupations. Qu'est devenu l'Irlande du Nord ? Que sont devenus ces enfants qui jetaient des pierres sur les blindés ? Je n'en sais rien.

 

Il me reste à chercher la réponse à ces dernières questions.

Il me reste à trouver "Retour vers Killibegs" et les autres romans de Sorj Chalandon

Il me reste à m'attaquer enfin à ce pavé "Ulysse" de James Joyce (Murakami m'a donné ce goût de la longue immersion dans un univers même si c'est peu pratique à lire dans les couloirs du métro …! Et Sorj Chalandon m'a redonné envie d'Irlande)

Il me reste à mettre le point final à cet article, plus long que ma moyenne mais je n'ai pas su faire plus court autour de ce roman qui va m'accompagner un moment …

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conflit_nord-irlandais  

 

 

PS : les films dont je ne retrouvais plus le titre : la trilogie de Lucas BELVAUX : Un couple épatant, Cavale, Après la vie.
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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 21:26

Akutagawa Ryunosuke photo

Dans la série, suivre un "filon" ... les auteurs japonais : suite !

 

Par lequel ai-je commencé je ne m'en souviens plus ! Mais en piochant dans ce rayon je viens de découvrir Akutagawa, né en 1892.

 

Découvrir ? Plutôt devrais-je écrire re-découvrir car, ma bibliothèque en est la preuve, j'avais déjà lu Rashomon. Visiblement cela ne m'avait pas marqué outre mesure. Peut-être est-ce cependant l'un ou le premier germe du virus qui me fait aimer cette littérature aujourd'hui !

 

Voulant ne pas trop me laisser atteindre par ma Murakami-philie, après le Gaudé je viens de lire "La vie d'un idiot" d'Akutagawa.

 

En fait c'est, chez Folio au moins, un recueil de deux nouvelles : Engrenage et La vie d'un idiot.

 

La forme littéraire de la nouvelle "La vie d'un idiot" pourrait en elle-même valoir le détour. Haïkuys sans en être, ces brèves d'une vie sont très attachantes.

 

Ces deux nouvelles prennent une autre dimension lorsqu'on apprend qu'elles ont été publiées à titre posthume et sont largement autobiographiques. Alors la douleur d'un écrivain qui sent la folie l'envahir, qui vit de ce fait une vie inconfortable est un rude témoignage. 

 

En fait c'est au sens propre une vie insupportable pour lui qu'il décrit. Et il en a tiré les conclusions en 1927.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 21:41

922189 La-Porte-des-EnfersComment gérer ce paradoxe ? Comment faire avec un livre qu'on trouve excellent mais que l'on n'ose pas recommander tant il peut être fort.

 

Ici il est encore temps de s'arrêter de lire cet article !

 

Z'êtes toujours là ? Bien ... à vos risques et périls ...

 

Sa perception sera très différente selon la situation du lecteur vis-à-vis, disons, des Enfers. Mais comment savoir, sauf pour ses plus proches, quelle peut-être le ressenti du lecteur potentiel par rapport à un tel thème.

 

Laissons maintenant de côté cet avertissement préalable.

 

Ce livre est une promenade dans l'Italie, celle des environs de Naples, mais surtout dans les rues de Naples. Et cette description de son ambiance est vraiment réussie. Pour y être allé il y a quelques années, j'ai vraiment retrouvé l'atmosphère de cette ville extraordinaire.

 

Ce livre c'est essentiellement une très belle histoire sur les liens dans la proche famille, dans les moments les plus durs et au delà de ceux-ci. Les liens père / fils surtout mais également mère / fils et entre époux face à l'adversité.

 

C'est enfin un livre sur le souvenir, la mémoire de ceux qui ne sont plus. Le regret de ce qu'avec eux on a fait, ou au contraire que l'on regrette de ne pas avoir pris le temps ou la force de faire.

 

C'est un roman de Laurent Gaudé. Un roman sur l'honneur, la dignité, le sens du devoir. Mais pas avec la dimension ringarde et puante que cela peut parfois avoir. Non, prenez ces termes dans l'acceptation qui convient à tous.

 

Dans ce roman Laurent Gaudé sait faire ce que j'aime trouver habituellement chez des auteurs japonais : se décaler du réel pour nous amener paradoxalement vraiment face à notre réalité humaine. Face à notre réalité dans ses aspects les plus forts et les plus poétiques aussi.

 

Avez-vous lu d'autres Laurent Gaudé ? Depuis Eldorado, très bon roman avec lequel j'ai dévouvert cet auteur, déjà avec certains de ces thèmes, je n'ai passé que d'excellents moments avec ses romans. "Le soleil des Scorta" ou "La mort du roi Tsongor" : bravo. Le début de ce dernier, "La mort du roi Tsongor", est incroyable : on lit quelques pages, moins d'une dizaine et l'annonce qui est faite nous surprend et nous rend captifs pendant les quelques centaines de pages du roman.

 

Quant à l'homme de théatre, cf. le Tigre bleu de l'Euphrate ailleurs sur ce blog !

 

Prochaine virée à la FNAC je me réapprovisionne en Gaudé (mais c'est vrai que j'ai encore "Cris" à lire !).

 

PS : Tiens ! en cherchant ce titre qui m'échappait, "Cris", je suis tombé sur son site :http://www.laurent-gaude.com/

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 09:57

oiseau à ressort

  Il y a combien de temps que j'ai terminé ces chroniques ? Une semaine ? Le manque reste là !

 

C'était la première fois que je lisais un tel pavé  : 850 pages.

 

Un roman que j'ai abordé avec une certaine appréhension pour cette dimension du pavé.

 

 Finalement si ce n'était la difficulté physique de préhension de l'ouvrage et l'impossibilité de le glisser dans sa poche, ce serait une expérience vraiment sympa, surtout avec une oeuvre de Murakmai.

 

En fait c'est un "moment" très agréable que cette lecture indépendamment de l'aspect matériel. On s'attache sur la durée à cet univers qu'on retrouve jour après jour.

 

Et je n'ai jamais ressenti un tel sentiment d'avoir quitté un univers. A peine fini, on regrette d'avoir quitté ce monde, ses personnages et le manque s'installe.On replongerait instantanément dans une autre oeuvre du même auteur !

 

Aujourd'hui je suis en désintoxication de Murakami après avoir lu successivement Danse, Danse, Danse qui doit faire dans les 650 pages de mémoire et ces "Chroniques" !

Du Laurent Gaudé, un autre monde, surtout cette "Porte des enfers" ....

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:56

Ogawa-Yōko

Mon auteur préféré aujourd'hui !

 

Même si Haruki Murakami n'est pas loin derrière, Yoko Ogawa reste l'auteur que je préfère lire.

 

Oh, ce n'est pas toujours un univers très clean ! Et il ne vaut mieux pas découvrir cet auteur en lisant "Une parfait chambre de malade" ou "Hotel Iris".

 

"La formule préférée du professeur" ne rendra pas vraiment compte de la "moyenne" de son univers mais est un très beau roman, surtout si on est soi-même sensible à un certain charme des maths !

 

Non, pour découvrir son univers je recommanderais "La petite pièce hexagonale" . C'est court, donc l'erreur ne ferait pas perdre trop de temps ! C'est suffisamment fantastique pour que l'on perçoive cette dimension de l'auteur. Et lorsqu'on aborde "Hôtel Iris" on le lit autrement.

 

 "Le musée du silence" est en mis en valeur en première page de ce blog car ce blog est en quelque sorte mon musée du silence.

 

 Ce que j'aime dans le monde de Yoko Ogawa c'est la présence de composantes que je trouve chez d'autres romanciers  :

- un fantastique à la japonaise. S'il n'y avait que cela, Haruki Murakami serait un concurrent très sérieux

- un style très agréable à lire et une forte capacité à faire accrocher tout de suite au roman. Mais Paul Auster ou Laurent Gaudé savent également faire très bien

- une évocation du temps qui passe, un ton nostalgique, un regard sur le passé et sur la vie/la mort que je ne trouve que chez les auteurs japonais. Akira Yoshimura me convient bien également à ce propos. Je ne suis pas en train d'écrire que d'autres ne savent pas s'exprimer sur ces thèmes ; j'affirme seulement que, pour le moment, je n'ai trouvé que chez les auteurs japonais, ces thèmes évoqués d'une façon qui rejoint ma propre sensibilité. Je ne connais pas assez la littérature espagnole. Peut-être trouverais-je aussi dans cette culture quelque chose qui "me convient" si je m'en réfère à la corrida, au flamenco, à Almodovar.

 

Mais je ne trouve réunies ensembles ces différentes dimensions chez aucun autre auteur que je connaisse.

 

J'aime aller ailleurs avec Murakami. Je me distrais ou plutôt me distrayais avec Auster. Je dévore des romans emprunts de valeurs humaines, de dignité en lisant Gaudé. Mais avec aucun de ces auteurs je n'ai autant l'impression d'approcher le non-dit des hommes, de passer de l'autre côte celui des peurs et des angoisses que chacun refoule, consciemment ou inconsciemment, et qu'il est tabou d'aborder. C'est en ce sens qu'il ne faut pas commencer par Hôtel Iris, très dur et qui pourrait donner une fausse idée de l'auteur (et de ceux qui aime le lire, ce qui m'ennuierait !!). C'est en ce sens que "Le musée du silence" est pour moi une oeuvre extraordinaire.

 

"L'annulaire" et d'autres romans de ce style sont ensuite des pièces de portée plus réduites qui permettent de se promener dans un des mondes de Yoko Ogawa. Et chacun de ces mondes est déjà très riche et sa découverte représente une aventure en soi !

 

 

Lus, et j'attends la parution en poche du prochain avec "impatience" :

 

 

Amours en marge
Hôtel IRIS
La formule préférée du professeur
La petite pièce hexagonale
La piscine, les abeilles, la grossesse
L'annulaire
Le musée du silence
Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie
Parfum de glace
Tristres revanches
Une parfaite chambre de malade (suivi de : La désagrégation du papillon)
Les paupières
La marche de Mina
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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 05:14

haruki-murakami460

Tout  a commencé me semble-t-il en recherchant un nouveau libre de Yoko Ogawa. Déception en cherchant à la FNAC : pas de Yoko Ogawa ! Donc on continue à chercher dans le rayon littérature japonaise et on découvre ... Haruki Murakami !

 

En fait c'est amusant parce que lors de cette "mésaventure", on parlait moins de Murakami. Maintenant en écrivant trois lignes sur lui, j'ai l'impression d'écrire sur un auteur français connu tant j'ai le sentiment que Murakami est omniprésent dans les magazines et les devantures de magasin !

 

Mais peu importe ! Ecrire dans ce blog c'est surtout l'intérêt de l'exercice personnel de recherche et d'"immersion".

 

Le premier livre que j'ai lu a été l'un de ceux-là : "La course au mouton sauvage", "Après le tremblement de terre" ou "Le passage de la nuit".

 

"Après le tremblement de terre" ne m'a pas excessivement marqué. Par contre "Le passage de la nuit m'a bluffé. J'ai eu l'impression d'être dans un film de David Lynch .... et j'adore !

"La course au mouton sauvage" m'a également beaucoup plu sous l'angle "irréaliste" mais avec cette fois plus de temps dans le récit. Car c'est bien aussi ce dont il s'agit : un autre univers. Il faut vraiment rentrer dans ce monde là. Je n'ai rien lu sur lui avant de le découvrir ainsi et ce n'est donc que petit à petit que j'ai découvert où j'avais mis les pieds : à la fois le Japon mais aussi un autre monde, parfois proche de notre inconscient.

 

A partir de là, il s'est agi de poursuivre l'exploration de cet univers. "Saules aveugles, femmes endormies" m'a permis de poursuivre ainsi avec plaisir.

 

Puis est venu "Kafka sur le rivage" : là, çà a été le coup de foudre. J'avais vraiment hâte matin et soir de plonger à nouveau dans ce monde et pendant les trajets en métro j'étais vraiment ailleurs. J'avais alors franchi une nouvelle marche.

 

Murakami comme Ogawa, quand je les lis, j'ai enfin l'impression de lire des lignes qui me parlent assez directement. Bien sûr cela avait été également vrai avec certains auteurs de voyages ou des choses ponctuelles ici ou là. Mais jamais dans la continuité et jamais avec cette intensité. Ensuite entre les deux, comme avec Yoshimura, c'est une question de dosage. Ogawa c'est parfois ce sentiment avec une force extrème, "excessive". Murakami avec un dosage plus light et Yoshimura encore une dose inférieure.

 

Qu'est-ce donc qui me captive dans ces livres ? quelque chose autour des vraies valeurs, du "sens de la vie" (ou de son absence), de la poésie à y trouver, d'une certaine façon d'y échapper au sens de la fuite de Laborit ? ou du temps qui passe, de la solitude, de la communication entre les personnes (ou de sa difficulté absolue, dans le fond). Pas facile à dire.

 

  Cela donne aussi "La ballade de l'impossible". Très jolie. Mais aussi "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil", dans les Murakami que je préfère. Ou  "Danse, danse, danse" que je suis en train de lire et qui s'annonce bien, avec la touche de fantastique que j'aime dans le début de ce roman.

 

Souhaitons que Murakami ne perde pas son âme dans ses prochaines publications compte tenu de son succès ....

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 21:45

Yoshimura-Akira

 

 J'ai découvert cet auteur à la recherche de quelques livres pour les vacances. Que cherchais-je alors ? Du Yoko Ogawa ou du Murakami probablement.

 

Et j'ai acheté "La jeune fille suppliciée sur une étagère" et "Le convoi de l'eau".

 

L'un comme l'autre ne sont guère des lectures de vacances au sens où on l'entend souvent ... mais elles ont été pour moi de très bonnes lectures de vacances !

 

"La jeune fille ..." est intégré chez Babel au moins à un recueil avec une autre nouvelle très bonne également "Le sourire de pierres".  Tout cela n'est pas très gai mais correspond à des réflexions, des sentiments, des atmosphères, que je n'ai pu voir "bien" abordées que chez des auteurs japonais. Je n'en dirais pas plus. Seuls eux savent en parler ...

 

"Le convoi de l'eau" est cette fois un roman autour de la construction d'un barrage dans une vallée reculée. Le roman n'est guère plus gai que les nouvelles précédentes mais le rythme différent rend la lecture plus abordable et on reste sur un registre plus conforme à ce à quoi on a l'habitude d'être confronté en termes de fiction. Un style très agréable à lire et un roman très attachant.

 

Là, j'étais déjà "accro" à la production de cet auteur et avait envie de lire autre chose de lui ! Donc le thème de "La guerre des jours lointains", la fuite d'un soldat japonais au lendemain de la capitulation du Japon, ne m'a pas arrêté. Je viens de le terminer, j'ai beaucoup aimé également la lecture de l'évolution de cet homme au cours du temps et de la fuite et toutes les réflexions autour du bien et du mal en quelque sorte, de l'honneur et la culpabilité, de la dignité, ....

 

Ce midi j'allais donc chercher un nouveau roman de Yoshimura. Il n'y en avait pas ... mais je suis reparti avec deux nouveaux Murakami et, pour équilibrer un peu les lectures, deux Laurent Gaudé. Cet article restera donc encore un moment en l'état !

 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 23:05

Désert des tartaresC’était loin d’être une évidence au début de mes lectures : était-il logique de rechercher à lire un autre livre d’un auteur que l’on découvre et dont on a apprécié le premier ouvrage lu ?

 

La réponse a longtemps était « non » pour ce qui me concernait. Et puis je m’aperçois que j’ai davantage un comportement de ce type au fil des années.

 

J’écarterais d’abord les essais. Vite tendance à rabâcher  ces auteurs-là.  Cela a été mon sentiment pour Hubert Reeves, moins pour Henri Laborit mais tout de même …  

 

Venons-en aux romans et nouvelles.

Le premier auteur dont j’ai cherché à découvrir les autres œuvres a été Stefan Zweig : j’ai été bluffé par ce talent pour décrire l’emprise de la passion.  Herman Hesse m’avait tenté aussi. Puis Amélie Nothomb, dans un autre genre, mais je ne suis pas sûr qu’elle est tenu la distance …

 

Vint ensuite Paul Auster.  J’ai lu en quelques mois tout ce que je trouvais en poche, souvent accroché dès la première ligne. Mais mon envie d’Amérique connaît des hauts et des bas … et c’est actuellement plutôt du bas !!

 

Puis j’ai lu un premier ouvrage de Yoko Ozawa « La petite pièce hexagonale » … et j’ai rapidement lu tout ce qui existait en Poche, sans encore me lasser (même si « La marche de Mina » lu en dernier n’aurait probablement pas suscité le même enthousiasme en phase  « découverte de l’auteur »).

 

Soit dit en passant avec Laborit et Ozawa j’ai cité les deux auteurs mis en exergue dans ce blog …

 

Avec Ogawa j’ai perçu aussi à quel point je pouvais être sensible à une certaine littérature japonaise. Et en piochant j’ai découvert Murakami, non pas Ryu dont je n’arrive pas à lire un ouvrage acheté par erreur, mais Haruki. « Les amants du Spoutnik » et « La ballade de l’impossible » viennent d’enrichir aujourd’hui ma bibliothèque !

 

D’autres auteurs qui garnissent bien ma bibliothèque ? Philippe Claudel sombre, très sombre parfois. A ne lire que lorsqu’on a de la marge de ce point de vue ! Lanzmann mais c’était il y a longtemps. Camus mais serait à relire … voire à lire, je ne suis pas sûr d’être arrivé au terme de chaque ouvrage. Comme Beckett pour d’autres raisons bien sûr. Terminons par Buzzati dont « Le désert des tartares » aurait également pu être en page d’accueil de ce blog.

 

Finalement quand je m’interroge pour écrire ces lignes sur mon comportement de lecteur, je m’aperçois que des séries ont traversé mes différentes périodes. Simplement j’ai quitté les époques européennes et  américaines et amorce l’Asie.

 

Un signe ?

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 03:45

kafka sur le rivage

Un moment que j'hésitais à ouvrir cette rubrique et Murakami m'a fait franchir le pas avec "Kafka sur le rivage". Je ne suis pas lecteur de pavé d'autant plus qu'une partie non négligeable de ma vie de lecteur se situe dans le métro ou sur les trottoirs de Lyon en allant ou revenant du boulot. Par ailleurs le livre de poche (heureusement mon format exclusif !) est aussi souvent un livre de sacoche de moto ou de sac à dos alors le poids est compté !

 

Depuis que j'ai découvert les auteurs japonais, notamment contemporains, le premier choc avait été Yoko Ogawa, "La petite pièce hexagonale" puis beaucoup de livres et surtout "Le musée du silence"

 

"Le passage de la nuit" de Murakami m'a beaucoup impressionné par le côté David Lynch de ce livre. Aussi je n'ai pas beaucoup hésité quand j'ai vu ce Kafka ... sur les étagères de la FNAC, mon principal fournisseur !

 

Ce livre est en ouverture de cette partie du blog car il représente bien ce que je préfère dans la lecture : aller ailleurs, aborder d'autres mondes dont celui du fantastique, du rêve, de la magie, de la poésie mais aussi s'enrichir pour se forger une vision du monde, de la vie, des rapports humains.

 

La décision étant prise il restait le moment où l'on se jette à l'eau. Et c'est Gaude, "Dans la nuit mozambique" qui a été le déclencheur avec une superbe nouvelle et des moments forts au Grammery Park Hotel.

 

Voilà quelques noms d'auteurs cités. Il y en aura bien d'autres, ma pioche à la FNAC pour les vacances ayant été riche en coups de coeurs !

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