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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 22:55

Grupo Corpo

Trois spectacles de danse en peu de temps et trois univers bien différents, celui-ci de Grupo Corpo étant à cent lieues de celui de Maguy Marin !

 

Cette fois un propos intellectuellement réduit mais une performance vraiment sympa sur le plan technique et impressionnante d'engagement et d'énergie !

 

La première partie du spectacle, Ima, répondait bien à notre attente du jour après la soirée Maguy Marin. Cette fois il s'agit bien de danse ! C'est à 150% du mouvement et de l'énergie, la technique et la précision du geste étant bien au rendez-vous également !

 

Entracte. On reprend avec Sem Mim. Un début très chouette sur le plan décor et musique, la gestuelle étant elle toujours au même très bon niveau. Et puis, insensiblement, comment dire ? On s'ennuie ? Non, ce serait trop fort. Mais on se dit que, pour le coup, une deuxième partie manquant elle aussi de sens, çà fait une soirée un peu longue.

 

Alors, bravo Grupo Corpo, l'énergie, la générosité et la technique nous font passer une très bonne soirée. De plus la troupe "rayonne" et c'est bien agréable à voir.

 

Mais ce n'est pas encore tout à fait ce que nous apprécions dans la danse ; la prochaine fois ?

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 22:10

Cette image me plait bien pour illustrer ce "billet". Poésie et technique étaient au rendez-vous mais aussi humour !

 danse boxe kafig

 

Si j'ai écrit quelques lignes très rapidement après avoir vu Maguy Marin, ce n'est qu'une semaine plus tard que je fais le même exercice pour le Cie Kafig. Plus rapide à critiquer qu'à encenser ? Non, mais d'une certaine façon l'envie d'être aussi généreux que la Cie Kafig l'est envers le spectateur. Je n'y arriverai bien sûr pas mais cela m'a freiné devant la "page blanche" de cet écran !

 

Je n'avais pas accroché lors de la revue du programme de la Maison de la Danse pour faire notre "programmation". Noté, mais pas comme incontournable. Et puis quelques jours avant le début de représentation une recommandation "vas-y, tu ne le regretteras pas !". Curieux et confiant je signe !

 

Dès les toutes premières minutes du spectacle, je savais qu'effectivement  je ne regretterai pas : on adhère tout de suite à ce mélange de danse fortement teintée hip hop (mais pas que !) et de musique classique (jouée sur scène : quel plaisir !).

 

A ce propos, je trouve qu'un spectacle de danse prend vraiment une autre dimension quand la musique est également "vivante". C'est trop rare ...

 

Pour en revenir aux premières minutes, cela commence par un des plus tableaux de Boxe, Boxe avec cette séquence de gants de boxe / marionnettes. Poèsie, précision, inventivité et maîtrise technique : le ton est donné, nous resterons sur ce registre. La mise en scène (on dit comme çà à ce propos ?), les lumières sont à la hauteur et c'est vraiment pur bonheur de A à Z jusqu'aux rappels où l'arbitre le joue sur ce même ton décalé et sympathique.

 

Certes il n'y a probablement pas la même ambition que Maguy Marin. Il s'agit certainement avant tout de nous distraire en rendant une forme d'hommage à la boxe et à sa gestuelle. Mais le but est largement atteint. Sans tomber pour autant dans la facilité, pour l'artiste loin s'en faut. Bien sûr en tant que spectateur, il s'agit principalement de prendre plaisir à regarder et écouter sans prendre de mal de tête en décodant. Cependant on est tout de même dans la création et cette association des univers du classique et de la boxe n'allait pas de soi.

 

Une barre déjà haute à franchir et passée avec de la marge : bravo !

 

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 21:58

Avait-on découvert Maguy Marin avant Cendrillon ? Je ne m'en rappelle plus mais une chose est sûre : on avait adoré Cendrillon.

MMarin Faces

 

Alors en composant le menu de cette année, Maguy Marin s'imposait comme incontournable !

 

On arrive hier soir à l'Opéra sans le moindre doute. D'assez bonnes places en parterre. Cela s'annonçait bien.

 

Une arrivée très très progressive des artistes sur scène qui entre en marchant et s'immobilisent face au public. Okay ... Une bonne vingtaine comme çà, l'entrée en matière est longuette mais bon, pas de souci, quand çà va se mettre en mouvement ce sera top.

 

Ben en fait, on ne va pas trop en dire au cas où mais .... le mouvement n'est jamais venu ...!

 

Alors il reste de très beaux tableaux remarqueblement composés et qu'on se plait à reconnaître. Il reste une belle réflexion et une authentique démarche intellectuelle. Il reste aussi au fil du spectacle de moins en moins de monde (plusieurs ont quitté la salle certains très rapidement, d'autres à mi-spectacle voyant que décidément ...). Il reste de très belles images. 

 

Il reste enfin aussi ... un certain goût d'amertume ! A priori on était venu voir de la danse.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 22:27

23ème Ardèche Vet's Party les 26-27 & 28 août 2011 Combien ? çà doit faire trois ans que je vais à cette rencontre de fin Août qu'organisent les Vet's.

C'est vraiment une rencontre sympa dans laquelle on a l'impression d'être entre nous. 

Pas d'angélisme déplacé, si j'ose dire. Mais il y a ceux qu'on ne connait pas qu'on sent animés d'un état d'esprit proche du nôtre et ceux qu'on connait !

Ces derniers sont toujours plus nombreux. La 1° année on rentre en se disant "zut j'ai pas eu le temps de discuter avec X". La 2° année, on se dit "Ah, fuck, avec deux demis de moins, j'aurai été moins fatigué et j'aurai pu discuter avec eux, et puisavec  truc-riding et buzz-l'éclair". Et puis on gère cela autrement. On est content de voir tel ou tel. On en salue d'autres sans prendre trop le temps de papoter. Parce qu'on sait de part et d'autre, qu'on est venu avec d'autres potes, qu'on n'a pas trop le temps ce week-end mais qu'importe car on saura trouver d'autres occasions de se retrouver. Et le week-end passe ainsi d'une rencontre à une autre, à géométrie variable. La première rencontre en arrivant ("Ah, super t'es là !), 40 le soir pour un apéro "privé", 4 ou 5 dans le coeur de la nuit pour bâtir de nouveaux projets autour d'une bouteille de Jack, 6 pour un petit déj qui permet d'échanger autrement dans le bourg de Largentière, 2 pour un déjeuner du dimanche midi (ou une douzaine l'an dernier !) avant de se séparer ... jusqu'à la prochaine rencontre.

Et puis la rencontre des Vets et Largentière c'est aussi une très belle région., Et cette superbe lumière du matin sur le camping, alors que les motos sont recouvertes de rosée, qui commence à s'évaporer avec les premiers rayons du soleil.


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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:44
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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 22:52

Louhans 129

Nous étions en 2011, vers la mi-août.Je roulais vers Lyon depuis Mâcon.

 

Deux heures avant, j’avais fait le trajet inverse. Un vendredi après-midi. Il faisait très chaud. La canicule s’annonçait, du moins c’est ce que disaient les média. Depuis quelques années le mot canicule était revenu à la mode. Depuis un été où un ministre s’était exprimé en chemisette pendant que les anciens passaient un peu plus vite que prévu l’arme à gauche. « Hydratez-vous » qu’ils disaient sur l’autoroute sur les panneaux lumineux. Et aussi « pensez à vos proches ». Ah zut bon dieu mais c’est bien sûr, j’allais oublier !

 

J’étais surpris de ne pas voir plus de moto sur l’autoroute que deux heures plus tôt en montant. Je me souvenais (ou je divaguais sous l’effet de la dite canicule ?)  que vingt ou trente ans plus tôt dans de telles circonstances on voyait des groupes de motards, des béhèmes avec Krauser et longues portées sur les pare cylindres, des japonaises avec quatre pattes visibles et des passagères qui étaient assises à peu près confortablement derrière leur conducteur, des guzzi,  le tout par petits groupes avec les sacs poubelles qui vont bien le cas échéant. Voire même des side-cars DBS et autres Watsonian, attelés tant bien que mal. Enfin bref des motards qui prenaient la route. Et même qu’on se saluait en levant clairement et ostensiblement la main.

 

Donc en ce vendredi j’en étais là de mes pensées lorsqu’une première moto me rattrape … mais elle était sur une remorque ! Et d’ailleurs était-ce vraiment une moto ce truc qui ressemblait à un trail croisé avec une Van-Van.

 

Je continuais à rouler tranquillement calé à 110 en regardant avec amusement les automobilistes partagés entre leurs deux pulsions doubler et respecter les limitations de vitesse. « 132 Km/h,  je vais le gratter, plus que 5Kms et c’est bon ».

 

« Tiens un phare unique dans le rétro, une moto ». Elle allait bientôt me doubler. Content de voir une moto, je saluai, un vieux réflexe. Mais ce n’était qu’un motard mutant. Depuis quelques années ils proliféraient. On les reconnaissait parce qu’ils saluaient en levant la patte. Il se disait que cela venait de virus déposés sur leur moto par la gent canine mais ce devrait être des conneries …

 

Je m’approchai de Lyon et pensai que des milliers de motards manifestaient quelques semaines auparavant suite à des projets de loi visant à leur faire porter un gilet fluo. Une idée d’un gusse qu’on avait élu et qui n’en était alors qu’à son premier quinquennat.  J’avais finalement un peu de mal à m’imaginer comment concilier ces informations. Ces motards n’avaient-ils des motos que pour manifester ?

 

Bientôt je rentrai dans Lyon et croisai plein d’autres mutants. Les trois roues croisés n’étaient plus des sides mais des scoots avec deux roues devant. Des mad max se la jouaient en T Max. Ici et là je croisai des motos qui n’en étaient plus : pas de moteur.  Ou tellement bien cachés sous le plastoc ? Une maladie honteuse en ses temps où l’on faisait semblant de vouloir se préoccuper d’environnement ?

 

J’aurais pu alors me laisser aller à penser que j’étais le dernier survivant. Mais je savais que le lendemain je reprendrai cette autoroute et espérai qu’alors je croiserai des motards.

 

Mais surtout je savais que j’avais le plaisir de voir régulièrement des potos qui roulaient pour se voir, des qui se faisaient des tours de Suisse pour rire, qui faisaient des centaines de bornes et/ou roulaient sous la flotte pour un anniversaire, qui se piquaient au jeu d’un Spring run, qui montaient boire des bières à Bruxelles ou manger des chipirons à Marseille, qui migraient de la méditerranée vers le grand nord chaque hiver, qui roulaient pour voir un bouc ou ne pas voir un renard dans la nuit, dès qui n’avaient pas besoin de rappel pour s’ « hydrater » et encore moins pour penser à leurs proches, des qui savaient que la route était belle parce qu’elles menaient aux autres.

 

Je me disais aussi que çà allait bientôt être les Vets !

 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 23:05

Désert des tartaresC’était loin d’être une évidence au début de mes lectures : était-il logique de rechercher à lire un autre livre d’un auteur que l’on découvre et dont on a apprécié le premier ouvrage lu ?

 

La réponse a longtemps était « non » pour ce qui me concernait. Et puis je m’aperçois que j’ai davantage un comportement de ce type au fil des années.

 

J’écarterais d’abord les essais. Vite tendance à rabâcher  ces auteurs-là.  Cela a été mon sentiment pour Hubert Reeves, moins pour Henri Laborit mais tout de même …  

 

Venons-en aux romans et nouvelles.

Le premier auteur dont j’ai cherché à découvrir les autres œuvres a été Stefan Zweig : j’ai été bluffé par ce talent pour décrire l’emprise de la passion.  Herman Hesse m’avait tenté aussi. Puis Amélie Nothomb, dans un autre genre, mais je ne suis pas sûr qu’elle est tenu la distance …

 

Vint ensuite Paul Auster.  J’ai lu en quelques mois tout ce que je trouvais en poche, souvent accroché dès la première ligne. Mais mon envie d’Amérique connaît des hauts et des bas … et c’est actuellement plutôt du bas !!

 

Puis j’ai lu un premier ouvrage de Yoko Ozawa « La petite pièce hexagonale » … et j’ai rapidement lu tout ce qui existait en Poche, sans encore me lasser (même si « La marche de Mina » lu en dernier n’aurait probablement pas suscité le même enthousiasme en phase  « découverte de l’auteur »).

 

Soit dit en passant avec Laborit et Ozawa j’ai cité les deux auteurs mis en exergue dans ce blog …

 

Avec Ogawa j’ai perçu aussi à quel point je pouvais être sensible à une certaine littérature japonaise. Et en piochant j’ai découvert Murakami, non pas Ryu dont je n’arrive pas à lire un ouvrage acheté par erreur, mais Haruki. « Les amants du Spoutnik » et « La ballade de l’impossible » viennent d’enrichir aujourd’hui ma bibliothèque !

 

D’autres auteurs qui garnissent bien ma bibliothèque ? Philippe Claudel sombre, très sombre parfois. A ne lire que lorsqu’on a de la marge de ce point de vue ! Lanzmann mais c’était il y a longtemps. Camus mais serait à relire … voire à lire, je ne suis pas sûr d’être arrivé au terme de chaque ouvrage. Comme Beckett pour d’autres raisons bien sûr. Terminons par Buzzati dont « Le désert des tartares » aurait également pu être en page d’accueil de ce blog.

 

Finalement quand je m’interroge pour écrire ces lignes sur mon comportement de lecteur, je m’aperçois que des séries ont traversé mes différentes périodes. Simplement j’ai quitté les époques européennes et  américaines et amorce l’Asie.

 

Un signe ?

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 20:55

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 03:45

kafka sur le rivage

Un moment que j'hésitais à ouvrir cette rubrique et Murakami m'a fait franchir le pas avec "Kafka sur le rivage". Je ne suis pas lecteur de pavé d'autant plus qu'une partie non négligeable de ma vie de lecteur se situe dans le métro ou sur les trottoirs de Lyon en allant ou revenant du boulot. Par ailleurs le livre de poche (heureusement mon format exclusif !) est aussi souvent un livre de sacoche de moto ou de sac à dos alors le poids est compté !

 

Depuis que j'ai découvert les auteurs japonais, notamment contemporains, le premier choc avait été Yoko Ogawa, "La petite pièce hexagonale" puis beaucoup de livres et surtout "Le musée du silence"

 

"Le passage de la nuit" de Murakami m'a beaucoup impressionné par le côté David Lynch de ce livre. Aussi je n'ai pas beaucoup hésité quand j'ai vu ce Kafka ... sur les étagères de la FNAC, mon principal fournisseur !

 

Ce livre est en ouverture de cette partie du blog car il représente bien ce que je préfère dans la lecture : aller ailleurs, aborder d'autres mondes dont celui du fantastique, du rêve, de la magie, de la poésie mais aussi s'enrichir pour se forger une vision du monde, de la vie, des rapports humains.

 

La décision étant prise il restait le moment où l'on se jette à l'eau. Et c'est Gaude, "Dans la nuit mozambique" qui a été le déclencheur avec une superbe nouvelle et des moments forts au Grammery Park Hotel.

 

Voilà quelques noms d'auteurs cités. Il y en aura bien d'autres, ma pioche à la FNAC pour les vacances ayant été riche en coups de coeurs !

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 06:10

Texas Greatest HitsLa pochette du best of illustre bien ce concert. On a eu droit aux grands titres et le ton était donné dès le premier avec « I don’t want a lover » ! Dommage qu’il manquait les petits morceaux de guitare si typiques de ce morceau mais, bon, si on veut écouter l’album on peut toujours !

Car c’est un peu de çà que nait le sentiment mitigé à l’issue de ce concert.

Globalement hyper content. Très bonne ambiance. Bonne présence sur scène. Des moments superbes avec ces titres hyper connus.

Mais dommage. Dommage qu’il n’y ait pas eu plus de prise de risque. D’autant plus que les quelques écarts passaient très bien, c’est le moins qu’on puisse dire ! La chanteuse a quand même une très belle voix et lorsqu’elle reste seule sur scène avec son compère à la guitare sèche c’est très réussi. Et cela reste pour moi le meilleur moment de ce concert (avec le premier titre avouons-le !).

Un autre grand moment dont les mecs ne sortent pas grandis est dans le registre d’échange avec le public : faisons-les chanter ! « Say what you want » est le titre où les femmes nous ont administré une belle leçon. Premier tour : ces dames doivent chanter.  Du théâtre romain de Fourvière monte dans la nuit le son superbe du chœur féminin improvisé. Magnifique ! Puis vient notre tour : minables … Même lorsqu’on nous a laissé une deuxième chance sur le ton du défi qu’on aime d’habitude tant relever !!!

Allez, un dernier instant magique. La chanteuse guitariste lance dans le théâtre le premier accord de « So called friend ». Deux secondes plus tard le public laisse entendre sa satisfaction sur les minutes qui vont nous ravir avec ce très beau titre. Cela résume d’ailleurs ce spectacle. Même sans surprise ni prise de risque c’était un excellent moment de concert. Finalement c’est peut-être le plus important ?

 

 

Remarque : en cherchant un tel extrait j'ai vu une vidéo de 2006 avec le même "jeu" avec le piblic autour de cet accord ...

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