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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 21:44

  Juan El FlacoQuel est le nom de cette association qui nous propose ces spectacles par téléphone ? Je ne saurai même pas le dire ni comment nous les avons trouvés, un flyer à la sortie de la Maison de la Danse peut-être ? En tous cas c'est une chance !

 

Déjà cela arrive comme par magie. On est au boulot. Un coup de fil (ou un sms) et hop on nous propose un lieu de rendez-vous, une heure. Il suffit d'envoyer un chèque et d'y aller le jour venu ! Et c'est toujours une réussite.

 

Cette fois le message était (mais nous étions d'accord tout de suite tant nous aimons ces spectacles !) : "il y a des musiciens de Paco Di Lucia".

 

Bon, après avoir dit "oui" je me suis aperçu que c'était en plein milieu du week-end prolongé mais tant pis ! cela a fait un voyage en plein lyon ...

 

Le spectacle commence et Juan El Flaco entre sur scène, seul. La guitare et c'est parti pour un moment de magie !

 

Le groupe se constitue, quelques morceaux puis nous découvrons Paloma Fantova. Un premier morceau dans lequel elle danse et elle nous paraît à la hauteur !

 

Mais à sa deuxième apparition (et aux suivantes !) nous sommes séduits. Excellente danseuse. Très forte présence. Extra sur les passages un peu "dramatiques", "forts" (je ne sais comment les qualifier). Une guitare discrète derrière elle, quelque frappes pas trop appuyées sur le cajon et elle est là et impose le ton.

 

Le reste du groupe occupe bien sa place. Notamment les chanteurs. Le final du flamenco est souvent sympa avec la danse courte improvisée par chacun. Juan EL Flaco n'y a pas échappé ni son acolyte guitariste ! Mention spéciale pour le joueur de cajon qui est celui qui s'est le mieux sorti de cette sympathique impro !

 

A quand la prochaine !

 

 

 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 21:07

Patti SmithC'était hier soir au Transbo !

 

Patti Smith ! Non pas le premier vinyl que j'ai acheté (c'était Slade!) mais le premier vinyl que j'ai acheté pour accompagner l'achat de ma première chaîne (stéréo of course ...). Non pas Horses mais Wave. Alors pourquoi la photo de Horses ici ? Parce que c'est probablement LA photo à laquelle on pense quand on pense à Patti Smith.

 

Et ce concert ?

 

Déjà, y aller en Harley avait un goût agréable (malgré le froid) : deux rêves de jeunesse qui se concrétisaient ...

 

Une surprise. 21h00 pétantes, des artistes entrent sur scène : une première partie ? Et non la rock star était ponctuelle ! De là à conclure qu'elle était rangée et que le concert allait plus ressembler à une cérémonie qu'à un concert rock, il n'y avait qu'un pas ... que j'ai trop vite franchi.

 

Un début avec des titres très coolos. Vais-je rester finalement ? Et puis le ryhtme s'installe et la magie opère. La voix reste complètement là avec sa teinte de rage et ses accents surprenants. L'artiste semble toujours sincère dans son engagement.

 

De fil en aiguille, des morceaux avec de plus en plus d'énergie (et un titre de "rock de garage" sans elle mais extra !). Un "Gloria" superbe. Mais on sent qu'artiste et public n'avaient pas besoin de rester sur les titres les plus connus. Le reste passait très bien aussi.

 

J'ai vraiment été bluffé par cette chanteuse que je ne connaissais pas plus que cela. De plus j'emploie chanteuse à dessein car elle n'est pas avare de sa voix. Peu de trève pour ces cordes vocales : c'est du chant quasi continu. Pas de "remplissage" musical mais sa voix en permanence pour dire ce qu'elle a encore envie de dire.

 

Chapeau !

 

Il me reste l'envie de la redécouvrir, de la découvrir davantage et notamment ses textes. Il me reste l'envie aussi de retourner au Transbo : c'est décidément une taille de salle plus sympa que La Halle, avec tout le respect que j'ai pour Tony Garnier !

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 21:56

 

clown-plume.jpg

Voilà un spectacle que j'avais envie de voir depuis un sacré bout de temps !

 

J'aime le cirque et la poésie : le cirque Plume incarnait pour moi l'un avec l'autre ! 

 

Je suis content d'avoir trouvé rapidement cette photo pour illustrer ces lignes car c'est vraiment l'un des passages que j'ai préféré : ce clown et sa fleur, superbes !

 

Mais on pourrait citer presque tous les passages ! Ce qui est notamment remarquable c'est l'ensemble homogène et superbe : numéro proprement dit, exécuté brillamment dans tous les cas, musique vivante et parfois originale l'accompagnant, lumières (avec des trouvailles extraordinaires comme ces miroirs et ces tôles), dynamique du spectacle.

 

Je suis ravi de voir qu'un tel spectacle cartonne ainsi (plusieurs semaines de représentations à Lyon). Je suis content d'entendre applaudir et rire au fil des numéros. Je suis juste un peu déçu de ne pas avoir entendu plus de rires d'enfants. Allons parents, cela ne se termine pas si tard ! A quoi bon laissez les marlots avec la baby sitter devant la télé !

 

Bon, c'était en semaine. On va se dire que l'un explique l'autre !   

 

 

 

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 05:14

haruki-murakami460

Tout  a commencé me semble-t-il en recherchant un nouveau libre de Yoko Ogawa. Déception en cherchant à la FNAC : pas de Yoko Ogawa ! Donc on continue à chercher dans le rayon littérature japonaise et on découvre ... Haruki Murakami !

 

En fait c'est amusant parce que lors de cette "mésaventure", on parlait moins de Murakami. Maintenant en écrivant trois lignes sur lui, j'ai l'impression d'écrire sur un auteur français connu tant j'ai le sentiment que Murakami est omniprésent dans les magazines et les devantures de magasin !

 

Mais peu importe ! Ecrire dans ce blog c'est surtout l'intérêt de l'exercice personnel de recherche et d'"immersion".

 

Le premier livre que j'ai lu a été l'un de ceux-là : "La course au mouton sauvage", "Après le tremblement de terre" ou "Le passage de la nuit".

 

"Après le tremblement de terre" ne m'a pas excessivement marqué. Par contre "Le passage de la nuit m'a bluffé. J'ai eu l'impression d'être dans un film de David Lynch .... et j'adore !

"La course au mouton sauvage" m'a également beaucoup plu sous l'angle "irréaliste" mais avec cette fois plus de temps dans le récit. Car c'est bien aussi ce dont il s'agit : un autre univers. Il faut vraiment rentrer dans ce monde là. Je n'ai rien lu sur lui avant de le découvrir ainsi et ce n'est donc que petit à petit que j'ai découvert où j'avais mis les pieds : à la fois le Japon mais aussi un autre monde, parfois proche de notre inconscient.

 

A partir de là, il s'est agi de poursuivre l'exploration de cet univers. "Saules aveugles, femmes endormies" m'a permis de poursuivre ainsi avec plaisir.

 

Puis est venu "Kafka sur le rivage" : là, çà a été le coup de foudre. J'avais vraiment hâte matin et soir de plonger à nouveau dans ce monde et pendant les trajets en métro j'étais vraiment ailleurs. J'avais alors franchi une nouvelle marche.

 

Murakami comme Ogawa, quand je les lis, j'ai enfin l'impression de lire des lignes qui me parlent assez directement. Bien sûr cela avait été également vrai avec certains auteurs de voyages ou des choses ponctuelles ici ou là. Mais jamais dans la continuité et jamais avec cette intensité. Ensuite entre les deux, comme avec Yoshimura, c'est une question de dosage. Ogawa c'est parfois ce sentiment avec une force extrème, "excessive". Murakami avec un dosage plus light et Yoshimura encore une dose inférieure.

 

Qu'est-ce donc qui me captive dans ces livres ? quelque chose autour des vraies valeurs, du "sens de la vie" (ou de son absence), de la poésie à y trouver, d'une certaine façon d'y échapper au sens de la fuite de Laborit ? ou du temps qui passe, de la solitude, de la communication entre les personnes (ou de sa difficulté absolue, dans le fond). Pas facile à dire.

 

  Cela donne aussi "La ballade de l'impossible". Très jolie. Mais aussi "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil", dans les Murakami que je préfère. Ou  "Danse, danse, danse" que je suis en train de lire et qui s'annonce bien, avec la touche de fantastique que j'aime dans le début de ce roman.

 

Souhaitons que Murakami ne perde pas son âme dans ses prochaines publications compte tenu de son succès ....

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 21:45

Yoshimura-Akira

 

 J'ai découvert cet auteur à la recherche de quelques livres pour les vacances. Que cherchais-je alors ? Du Yoko Ogawa ou du Murakami probablement.

 

Et j'ai acheté "La jeune fille suppliciée sur une étagère" et "Le convoi de l'eau".

 

L'un comme l'autre ne sont guère des lectures de vacances au sens où on l'entend souvent ... mais elles ont été pour moi de très bonnes lectures de vacances !

 

"La jeune fille ..." est intégré chez Babel au moins à un recueil avec une autre nouvelle très bonne également "Le sourire de pierres".  Tout cela n'est pas très gai mais correspond à des réflexions, des sentiments, des atmosphères, que je n'ai pu voir "bien" abordées que chez des auteurs japonais. Je n'en dirais pas plus. Seuls eux savent en parler ...

 

"Le convoi de l'eau" est cette fois un roman autour de la construction d'un barrage dans une vallée reculée. Le roman n'est guère plus gai que les nouvelles précédentes mais le rythme différent rend la lecture plus abordable et on reste sur un registre plus conforme à ce à quoi on a l'habitude d'être confronté en termes de fiction. Un style très agréable à lire et un roman très attachant.

 

Là, j'étais déjà "accro" à la production de cet auteur et avait envie de lire autre chose de lui ! Donc le thème de "La guerre des jours lointains", la fuite d'un soldat japonais au lendemain de la capitulation du Japon, ne m'a pas arrêté. Je viens de le terminer, j'ai beaucoup aimé également la lecture de l'évolution de cet homme au cours du temps et de la fuite et toutes les réflexions autour du bien et du mal en quelque sorte, de l'honneur et la culpabilité, de la dignité, ....

 

Ce midi j'allais donc chercher un nouveau roman de Yoshimura. Il n'y en avait pas ... mais je suis reparti avec deux nouveaux Murakami et, pour équilibrer un peu les lectures, deux Laurent Gaudé. Cet article restera donc encore un moment en l'état !

 

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 04:55

Quelques photos sur l'ïle à la Toussaint

 

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 04:51

Une petite virée en moto dans les Bauges (Chambéry / Le Chatelard / vallon de Bellevaux / chateau de Miolans / St Pierre d'Albigny) pour capter les couleurs de ce début d'automne

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 20:25

shakespeare is dead

En deux temps comme pour "Le nez " ! Si vous tombez sur ce blog ce soir par hasard en vous demandant s'il faut y aller, la réponse est "oui" !

 

C'est à la fois bien sympa et avec la touche de sérieux qui convient (du moins qui me convient !).

 

La rubrique "Merci les artistes" permet de re-situer cet avis dans son modeste cadre de "pertinence".

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Jamais déçu aux Ateliers ! Pour ce "Shakespeare is dead, get over it", le plaisir était encore au rendez-vous.

Le début avec les artistes sur scène qui font mine de peaufiner le dispositif donne le ton. On est surpris deux secondes ensuite par l'éclairage et puis on rentre dans le truc sans difficulté malgré un texte assez surprenant !

 

Je suis toujours assez étonné par ce type de théatre où les acteurs passent pas mal de temps à raconter l'histoire mais le dosage avec le jeu plus traditionnel passe très bien ici. Acteurs d'ailleurs bons. Une bonne présence, une bonne variété de jeu, et tout donne l'impression qu'ils croient bien à leur truc : impec !

 

J'ai beaucoup aimé cette pièce assez cohérente pour qu'on la suive ... mais d'une structure telle qu'on puisse se l'inventer. Un très bon équilibre humour et gravité. Rare !

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 23:19

le nezDans cette rubrique "merci les artistes", je ne prends ce soir que le temps de souligner d'un merci en texte : c'était vraiment top. J'en écrirai plus un autre jour ! Mais si vous tombez sur cette page par hasard en vous demandant si vous réservez pour ce spectacle, n'hésitez pas une seconde de plus : allez-y !

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En plus, ce matin, la vignette qui "va bien". Amusant d'ailleurs la recherche d'images sur ce thème sur Google (sans jeu de  mots) : le thème invite à la créativité et les illustrations "à la russe" sont amusantes.

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Allez, je n'attends pas plus longtemps pour dire tout le bien que je pense de ce spectacle !

Commençons par les deux petites réserves.

En premier lieu il m'a semblé que l'interprète principal manquait un peu de pêche. Certes j'étais au cinquième balcon ... Mais bon le phénomène s'est amoindri en cours de spectacle. Habitude ou voix qui se chauffe ?

La musique de Chostakovivh ensuite. Elle ne m'a pas gêné ... mais ne m'a pas emballé. A aucun moment je n'ai été tenté par une écoute attentive de la musique. Ceci étant, après tout, peut-être s'intègre-t-elle si bien à l'ensemble que cela produit cet effet, l'effet d'un ensemble très cohérent finalement.

 

Rien ne captive au point de focaliser l'attention mais l'ensemble captive absolument !

 

La mise en scène et le décor sont extraordinaires mais servent bien l'oeuvre, fantastique. La trop souvent artificielle projection vidéo de fond de scène trouve complètement dans l'argument de cet opéra sa raison d'être. Déjà, en offrant une des représentations du nez échappé. En donnant quelques éléments clés sans devoir lire le sous-titrage. En offrant des éléments de contexte. En illustrant la scène. Bref, loin d'être utilisée en gadget racoleur elle est complètement justifiée.

 

Les éléments chantés (je ne sais pas l'exprimer mieux) présentent une variété (si j'ose dire !) très agréable. J'ai particulièrement aimé la lecture croisée des missives par les deux femmes sur leur balcon d'une part et l'homme sans nez et son valet (c'est bien son valet ?) d'autre part.

 

Les costumes sont justes.

 

L'ensemble illustre un texte de Gogol très "sympa". J'aime bien cette littérature russe à la fois fantastique et très ironique envers la société d'alors, qu'il s'agisse des représentants de l'état ou non.

 

Finalement un très beau spectable, très équilibré qui ne cède ni à la facilité ni aux délires d'intello qui se veulent inaccessibles.

 

Last, but not least, quand les quatre-vingt et quelques chanteurs saluent à la fin, quand dans la fosse on aperçoit encore les dizaines de musiciens, quand on se rappelle la complexité du décor ou la richesse de la vidéo, on se dit que les 38€ de la place en cinquième balcon ne sont pas indus et que le terme "spectacle vivant" a du sens.

 

Bravo !

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 15:51

« Je peux monter avec toi ? »
« Ok ! »

Je suis en Saône et Loire. Il me reste 160 bornes environ pour Lyon que j’ai hâte de revoir. On démarre. Çà pousse ! Je garde un œil sur le compteur. 90, 100, 110.
Une belle accélération linéaire. 120. 130.

Çà tient le pavé nickel, reste bien en ligne. 150, 160.
Le bruit augmente un peu. 170, 180.
Ah, çà commence à défiler !

Çà y est, on tape le 200. Peu de monde en face, personne devant nous.
Le conducteur continue à envoyer la sauce. 220, 230.

Les sommets de côte arrivent vite ! 240 en passant celui-là.
Une longue descente, je sens que çà pousse un peu moins (le bruit et les vibrations diminuent). Avec cette longue descente et le poids à l’arrière, on continue à accélérer et en bas de la descente on est à 2.60. Le gusse remet un peu de jus et on flirte avec les 2.70.

On abat quelques dizaines de kils comme çà.

Puis à la sortie d’un patelin, çà se dégage et on remet un peu la sauce. Yes, va-t-on taper le 300. Le compteur continue à grimper.
Les lignes droites deviennent encore plus courtes ! Inutile de faire signe aux gusses en face. Ils sont taquet aussi : à près de 600 km/h de vitesse relative, on ne voit de toute façon pas grand-chose.
Çà vibre encore un peu plus. On est un peu balloté de latéralement dans les lignes droites mais dans les courbes ça bouge pas du tout !
295, 296, 297. On stabilise. Pas question de taper le 300 ! La campagne défile, c’est le moins qu’on puisse dire.

Lyon se rapproche.

On coupe, on sort à gauche. On attaque la banlieue à 160 : on se traîne. On enquille les tunnels à 90. Plus aucune sensation.

Puis faut se faire une raison. Ici pas d’excès de vitesse.
On arrive à Part Dieu à 60 km/h. Pile à l'heure pour qu'Astorette me récupère

Arrêt. Je salue le conducteur et je descends.

Je me retrouve sur les quais de Part Dieu au milieu des valises à roulettes.

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