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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 05:48

presse

Le passage suivant m'a, comment dire, ....surpris.

Dérangé, serait plus juste.

J'en ai surligné les passages les plus dérangeants. Ceux qui sentent le plus mauvais serait plus juste.

 

Extrait de 20 minutes :

"Jeunes filles fauchées sur l'A7: La famille va porter plainte contre la SNCF

Une plainte va être déposée ce lundi pour non-assistance à personne en danger, visant la SNCF, après la mort de trois Marseillaises fauchées sur l'A7 après avoir dû descendre d'un train faute de billet, a indiqué l'avocat Gilbert Collard, qui représente trois oncles des victimes.

«Cette plainte a pour but de mettre en cause l'agent de la SNCF et la SNCF qui auraient dû, s'agissant de personnes sans titre et sans papiers d'identité, informer la police, d'autant qu'on avait affaire à des gens mineurs», a déclaré lundi à l'AFP Me Collard, confirmant une information du Parisien .

Priées de descendre du train faute de billet

Peu avant minuit vendredi, Carmen, 12 ans, Charlotte, 13 ans, et Victorine, 19 ans, marchaient seules sur l'autoroute, à hauteur de Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans la Drôme, quand elles ont été percutées par plusieurs véhicules alors qu'elles traversaient la voie rapide. Les trois jeunes filles étaient parties sans laisser d'explication, sans que cela inquiète leurs parents. Ceux-ci ont été entendus dimanche aprèsmidi par la police à leur domicile de la cité de la Castellane, dans les quartiers nord de Marseille, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Les policiers du commissariat du 15e arrondissement, qui travaillent en étroite collaboration avec les gendarmes drômois, ont saisi des vêtements et affaires personnelles afin d'effectuer des relevés d'ADN pour confirmer leur identité, en raison de la grande dégradation des corps.

Selon un témoignage, les trois jeunes gitanes étaient à bord d'un train au départ de Marseille et avaient été priées d'en descendre, faute de billet, en gare de Pierrelatte, à une quinzaine de kilomètres du lieu de l'accident."

 

Que suppose-t-on avec un certain nombre de termes employés ?


Les victimes :

Les trois jeunes gitanes.

A quoi fait-on référence : à leur origine ethnique (1), à leur mode de vie ou à autre chose, mais quoi ? S'il s'agit de leur groupe ethnique, oserait-on écrire les trois noires (non, heureusement !) ?

Cette information sur l'état de gitane doit avoir on suppose un rapport avec le sujet : écrirait-on les trois brunes ? S'il a un rapport avec le sujet quel est-il : ce n'est pas si grave, à prendre le train sans billet voilà ce qui arrive, çà risque pas d'arriver à nos enfants, ils n'éduquent vraiment pas leurs gamins ?

 

Les parents ont élu domicile dans la cité de la Castellane (çà nous évoque déjà quelque chose mais quoi ?), dans les quartiers nord de Marseille (Ah là çà me situe, çà craint là-bas d'après ce qu'en disent les journaux).

Là aussi on suppose qu'il y a un rapport avec l'accident et le lieu de résidence des parents ...

Pourquoi n'a-t-on pas donné un nom de rue si leur adresse a une telle importance ? Je ne sais pas moi "rue des mimosas", il doit bien y avoir un nom de rue même dans ces quartiers.

Serait-ce plus intéressant de créer quelque chose chez le lecteur en raccrochant l'accident à d'autres évènements ? Là aussi la vie d'un habitant des quartiers nord aurait-elle un poids différent ? Est-ce logique que venant de ces quartiers on ne paie pas le train ou on traverse l'autoroue n'importe comment ?

 

 

Le système

Là on est plus dans l'information en citant l'avocat

 Mettre en cause la SNCF

Ne devrait-on pas également mettre en cause la société d'autoroutes : comment peut-on gérer une autoroute en laissant les uns traverser la chaussée et les autres circuler à 130 km/h alors qu'on pourrait deviner qu'à seulement 15 kms d'une gare si proche de quartiers si difficiles on a toutes les chances que des enfants sans billet soient priés de sortir d'un train par un méchant contrôleur ?

Mettre en cause l'agent de la SNCF

Que devait-il faire ? Quelle est la règle en la matière, je n'en sais rien ? Mais je ne vois pas comment on peut mettre en cause la règle en attaquant la SNCF et celui qui l'applique en s'en prenant à l'agent de la SNCF.

Soit la règle est bien appliquée et on s'en prend le cas échéant à celui édicte la règle. Soit il s'agit d'une erreur de l'agent et on ne remet pas en cause une règle qui n'est pas, non ?

Cet homme ne va-t-il pas simplement être amené à culpabiliser inutilement ?

 

Et si l'agent avait appelé la Police, je vous fais une suite possible ? Le train s'arrête 30 minutes en attendant l'arrivée des forces de l'ordre occupées à maîtriser des jeunes gitans dans des cités diificiles. Mr Dupont de La-Joie prend du retard dans ce train. Ce retard l'amène finalement en retard à son rendez-vous qui était pour lui le rendez-vous du siècle sur le plan affaires et il charge Maître COLLARD de mettre en cause la SNCF qui ne sait pas acheminer les clients avec billets à l'heure tout en prenant soin de ses clients sans billet. Vous ne croyez pas ? Moi, çà me rappelle des histoires connues ...


Une dernière question : s'attaque-t-on ainsi aux vrais sujets ?

 

(1) : le terme n'est peut-être pas vraiment adapté mais je veux parler du groupe par opposition au mode de vie

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commentaires

Jc 23/03/2012 14:36


Pas tout lu. Pas besoin, je pense avoir compris l'essentiel.
Alors dans l'ordre :


La Suisse ? Oui, Astor y pose qque fois ses roues, assez pour dire qu'il connait un peu... ;)


La Sncf ? on s'en fout. Comme des banques d'ailleurs. Le seul commentaire qu'on peut émettre c'est qu'on leur demande ainsi qu'à d'autres "institutions" de faire les frais
de/rattraper/supporter/supplanter/suppléer à l'inculture générale. Et qu'elles ne sont pas faites pour ça et ne devraient pas avoir ce rôle.


Car si on s'en tient aux faits que s'est il passé ?
Trois jeunes soeurs se sont échappées, se sont perdues et se sont fait tuer. Triste. Mais qu'est ce qui est le plus triste ? Leur mort ou le fait qu'elles aient pu vivre leur fugue aussi
facilement, sans être recherchées jusque là ? Imaginez vous un seul instant un de vos enfants adolescent sur les routes sans que vous ayez déjà remué ciel et terre pour le retrouver ? Cette
lobotomisation méthodique est -je pense- la véritable gangraine et la véritable cause de ce malheur.


La presse ? Ben oui, la presse... Une expression m'a toujours fait hurler de rire tel Figaro : la "presse d'opinion" Parce que la presse ne peut qu'être "d'opinion". Elle n'a d'ailleurs été que
ça dans toute son histoire. Depuis la "Chanson de Roland" la presse n'a jamais servi qu'à magnifier et à servir son maitre/propriétaire. Ce n'est pas d'aujourd'hui et c'est pas demain la veille
que ça va changer !


Alors ? Oui, alors ? ... ben si on peut pas changer le marteau on peut choisir le bras qui le tient. Il est là l'enjeu majeur, pas ailleurs...


Le systématisme cynique qui a envahi la "communication" aujourd'hui est bien plus cynique et bien plus systématique que nous ne saurions l'imaginer. L'humanisme n'a plus cours que sur le papier,
c'est un euphémisme... Nous ne changerons pas l'inéluctable, nous pouvons tout au plus l'adoucir.


Hier nous l'avons aperçu lors d'un fait divers (inter) national : la "Crise" qui a fait taper fort et tous azimuts sur les banques, aujourd'hui on s'en plaint pour un fait divers de dimension
plus modeste, mais en fait pour chaque occasion "la presse" s'en saisit pour faire avancer les intêréts et la lobotomisation qui va avec.


Alors oui, aujourd'hui je suis malheureux pour toi Astor car tu es au coeur de la tourmente. Mais hier c'était moi et demain un autre... Ne voit on pas d'ailleurs pas nos
super-guerriers-défenseurs de l'ordre se faire reprocher ce matin d'avoir laché 300 balles là où une seule suffisait ? Nous savons tous qu'ils n'ont fait qu'obéir comme ils devaient,
mais "la presse" va pouvoir rebondir. Surfer sur le rouleau des faits divers avec un seul miroir, faisant oublier catastrophes, fugueuses et autres nettoyages au Kärcher (©) ...
C'est son rôle aujourd'hui, à "la presse", nous maintenir sous pression (jeu de mot ? même pas) et nous faire oublier et avancer, toujours dans la même direction...


Dsl de ce "billet d'humeur" mais tu sais bien qu'il est confortable de se lâcher de tps en tps chez un Ami...

ASTOR 23/03/2012 20:57



Ben c'est fait pourt çà ce blog : échanger en deux mots ou en cent lignes !


Ta réponse à Tspure me fait penser que tu n'as pas vu les résultat photo de mes cinq ans de swissitude ?


Oui, cette histoire d'A7 me peine doublement :


- 1 : parce que, même si j'ignore pourquoi, je me sens proche de ces peuples de l'errance, baptisés giatns dans cet article


2 : pour des raisons d'actualité que même ici je ne peux pas évoquer. Je t'expliquerai à l'occaz.



tspure 23/03/2012 09:53


Re-bonjour Astor, oui je viens de Suisse en effet. D'ailleurs c'est marrant, mais le nom de ton site aurait-il un lien avec "nous" ? Bien à toi.

ASTOR 23/03/2012 20:46



Un peu que cela a un rapport . Je ne serai pas Astor si je n'étais pas "Swiss". Et il n'a pas fallu beaucoup de temps
après la naissance d'Astor pour que la Swissitude soit ma 2° identité.


De vrais amis en Suissse, des petits swiss et de grands amis de Marseille à Bruxelles. Et même vers Novezan  


 


Donc oui si cela s'appelle Astorswiss cela a bien un lien avec "vous".


 


BàT



tspure 22/03/2012 07:59


Il s'agit d'un fait divers qui rapporte des faits et les extrapole en même temps. La tendance ces 20 dernières années est de scénariser au possible n'importe quel fait divers, peu importe la
suite légal ou non qui en sera donné, la presse ayant pour habitude de ne quasi jamais donner de suite aux faits divers. Le fait divers a inventer la Presse ne l'oublions pas, ce n'est pas
l'inverse. C'est un genre à part entière également. A l'époque, dans mon pays, il y avait quelque chose de bien plus choquant; on donnait le nom et l'adresse de tous les protagonistes...j'avais
pensé la pratique définitivement oubliée, mais non ! le fait divers qui agite Toulouse nous le prouve. Il n'y a aucune valeur objective à connaitre l'identité, la nationalité, la profession voire
la race du/des protagoniste(s). Je dirais même que cela oriente de beaucoup la perception que peux en avoir n'importe quel lecteur. C'est voulu, les médias étant de plus en plus politisés. Ils
sont non seulement politisés mais instrumentalisés par le politque. Devenu un couple fort improbable, du genre "la peste ou le choléra".

ASTOR 22/03/2012 23:58



Merci pour ce complément tspure.


Je crois effectivement que les ajouts en matière d'information sur l'identité, la nationalité, la profession voire la race du/des protagoniste(s) sont ces petits riens qui sont le
terreau d'actes graves. Quand ces sous-entendus sont dans une presse qui n'est lue que par des gens qui sont déjà dans ce schéma mental, cela ne fait "que" les conforter. La même chose dans les
gratuits et l'impact est vaste, sur des personnes comme les lycéens dans le métro qui parfois ne lisent que cela.


PS : quand tu écris "dans mon pays" c'est la suisse, c'est bien çà ?



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