Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 22:57

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1888 – Pendant la nuit de la Saint-Jean, alors que le comte est absent et que le peuple se laisse aller à une joie exubérante, la jeune comtesse Julie, exaltée par l’heure et les circonstances, invite son valet de chambre Jean à danser. Elle le provoque et se donne à lui. Jean profite de cette situation pour réaliser un rêve longtemps caressé: devenir propriétaire d’un grand hôtel. Pour arriver à ses fins il convainc Julie à voler son père et à fuir. Elle se prend de haine pour cet être vil à qui elle se sent dorénavant liée et, tiraillée entre honte et mépris, ne sait plus à quoi se résoudre (Texte du site du TNP)

 

 

Christian Schiaretti avait déjà monté Père, du même auteur, au TNP en 2006.

 

J'avais alors trouvé cela très fort. Tant au niveau de la pièce écrite par Strindberg que par la représentation (décor/limières et jeu des acteurs). Quelque chose de très négatif sur les rapports humains mais très marquant.

 

En synthèse je retiendrai la même chose de Mlle Julie.Une autre version du mal-être de Strindberg, remarquablement mise en scène et servie par de très belles performances d'acteurs.

 

Trois acteurs également à la hauteur. Le rôle de Christine, tenu par Clara Simpson, est moins présent mais donne un très bon éclairage sur la situation.

 

Clémentine Verdier, Melle Julie et Wladimir Yordanoff, le valet, sont excellents. Probablement pas facile de devoir zapper en permanence entre les différents registres des relations entre ces deux êtres également mals dans leur peau.

 

Sauf à être aussi négatif que Strindberg que sur les relations humaines, difficile de comprendre ce qu'apportent de telles pièces au sens de "pourquoi apprécie-t-on un spectacle montrant le plus noir des âmes ?". Un peu la remarque que je me faisais à la fin du livre "Les âmes grises" de Claudel. D'ailleurs un gris très foncé ...

 

Je n'ai pas encore la réponse aujourd'hui même si cela fait quelques jours que je pense à ce billet après voir vu la pièce jeudi dernier. Mais il me semble que c'est en regardant cela qu'on conforte sa volonté d'avancer et de ne pas se laisser aller à voir le pire. Il me paraît que ces personnages donnent plutôt envie d'être soutenus que critiqués tellement ils sont meurtris.

 

Probablement enfin cela nous rend-il solidaire vis-à-vis de ceux, dont chacun de nous est parfois, qui sont tentés de sortir "par le bas" de situations difficiles.

 

Voir le pire pour conforter l'envie d'aller vers le meilleur et y emmener les autres ?

 

 

 

melle julie

Par ASTOR - Publié dans : Merci les artistes.
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