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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 06:16

manazuru

Que dire sur ce roman étonnant ...

 

Ce n'est probablement pas la première fois que je me pose ainsi la question sur ce blog !! J'aime les romans (et les oeuvres d'art en général) pour lesquels la compréhension ne m'est pas immédiate, même si elle doit finalement me rester inaccessible .... Je préfère me creuser la tête sans trouver que ne pas avoir à me la creuser. Sauf si je sens que c'est l'oeuvre qui est ... creuse !

 

Revenons à Manazuru. Comme le personnage central, une femme, y revient. Régulièrement.

 

Manazuru, une ville où cette femme, Kei, croise plus souvent qu'à Tokyo une "autre" femme. Insaisissable.

 

Kei vit avec sa fille, Momo, et sa mère. Elle croise aussi un homme Seiji. Un autre homme qui joue un personnage central, Rei, son ex, mystérieusement disparu.

 

Kei se trouve ainsi confrontée à un présent un peu absent, un absent omiprésent.

 

Avec Momo et la grand-mère de celle-ci elle a deux témoins, deux repères différents, deux miroirs peut-être aussi.

 

Kei cherche des réponses à Manazuru où notre réalité perd ses droits. Marine Landrot, sur la 4° de couverture, parle de divination du réel. Je ne trouve pas meilleure formule.

 

Je n'ai pas une compréhension très claire, c'est le moins qu'on puisse dire, de cette oeuvre. Voyage intérieur. Traitement de l'absence. Comment réagir face à l'inexpliqué. Les racines, pour Momo. Autant de moyens de "comprendre" ce roman.

 

Quel plaisir alors à le lire ? Ces questions peuvent être les nôtres. On peut trouver ces thèmes intéressants sans les faire siens. On peut se rappeler tous les moments où on est confronté à des évènements pour lesquels on cherche des réponses, en vain.

 

J'ai aussi beaucoup apprécié de retrouver l'ambiance pleine de charme des autres livres d'Hiromi Kawakami que j'ai déjà lu :  Les années douces, La brocante Nakano.

 

Et je la retrouverai bien volontiers.

 

"Quoi qu'il en soit, ceux qui restent sont les plus à plaindre. Mais d'après toi, qui est le plus à plaindre, celui qui est parti ou celui qui demeure ? demande la femme. Je ne tiens pas à me poser ce genre de questions ! ai-je répondu d'un ton brusque. La femme s'est aussitôt évanouie dans la mer. A l'instant où elle s'enfonçait, la blancheur de ses jambes m'a éblouie."

 

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commentaires

L. HATEM 27/03/2013 21:45


Bonsoir AStor,


Moi aussi j'aime les femmes à la peau très blanche... :o)) Mais elles me font de la peine, car ne s'exposant pas au soleil, elle sont certainement déficitaires en vitamine D... Par contre les
femmes (blanches) éternellement bronzées m'oripillent !


Bon, pardon, rien à voir avec le livre... Bonne lecture !

ASTOR 27/03/2013 22:30



Bonsoir L


Cela ne nous dit que penser des peaux rouges !


A+ L !



Cachou 26/03/2013 23:42


Par contre, en dehors des livres que tu cites, les autres sont plus difficiles à trouver, certains sont épuisés même, d'autres quand même pas mal chers... Moi, j'attends d'en croiser en seconde
main.

ASTOR 27/03/2013 05:07



Voilà qui est bon à savoir. Autant ouvrir l'oeil sur les marchés aux livres


Bonne journée, Cachou !



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