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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 05:14

haruki-murakami460

Tout  a commencé me semble-t-il en recherchant un nouveau libre de Yoko Ogawa. Déception en cherchant à la FNAC : pas de Yoko Ogawa ! Donc on continue à chercher dans le rayon littérature japonaise et on découvre ... Haruki Murakami !

 

En fait c'est amusant parce que lors de cette "mésaventure", on parlait moins de Murakami. Maintenant en écrivant trois lignes sur lui, j'ai l'impression d'écrire sur un auteur français connu tant j'ai le sentiment que Murakami est omniprésent dans les magazines et les devantures de magasin !

 

Mais peu importe ! Ecrire dans ce blog c'est surtout l'intérêt de l'exercice personnel de recherche et d'"immersion".

 

Le premier livre que j'ai lu a été l'un de ceux-là : "La course au mouton sauvage", "Après le tremblement de terre" ou "Le passage de la nuit".

 

"Après le tremblement de terre" ne m'a pas excessivement marqué. Par contre "Le passage de la nuit m'a bluffé. J'ai eu l'impression d'être dans un film de David Lynch .... et j'adore !

"La course au mouton sauvage" m'a également beaucoup plu sous l'angle "irréaliste" mais avec cette fois plus de temps dans le récit. Car c'est bien aussi ce dont il s'agit : un autre univers. Il faut vraiment rentrer dans ce monde là. Je n'ai rien lu sur lui avant de le découvrir ainsi et ce n'est donc que petit à petit que j'ai découvert où j'avais mis les pieds : à la fois le Japon mais aussi un autre monde, parfois proche de notre inconscient.

 

A partir de là, il s'est agi de poursuivre l'exploration de cet univers. "Saules aveugles, femmes endormies" m'a permis de poursuivre ainsi avec plaisir.

 

Puis est venu "Kafka sur le rivage" : là, çà a été le coup de foudre. J'avais vraiment hâte matin et soir de plonger à nouveau dans ce monde et pendant les trajets en métro j'étais vraiment ailleurs. J'avais alors franchi une nouvelle marche.

 

Murakami comme Ogawa, quand je les lis, j'ai enfin l'impression de lire des lignes qui me parlent assez directement. Bien sûr cela avait été également vrai avec certains auteurs de voyages ou des choses ponctuelles ici ou là. Mais jamais dans la continuité et jamais avec cette intensité. Ensuite entre les deux, comme avec Yoshimura, c'est une question de dosage. Ogawa c'est parfois ce sentiment avec une force extrème, "excessive". Murakami avec un dosage plus light et Yoshimura encore une dose inférieure.

 

Qu'est-ce donc qui me captive dans ces livres ? quelque chose autour des vraies valeurs, du "sens de la vie" (ou de son absence), de la poésie à y trouver, d'une certaine façon d'y échapper au sens de la fuite de Laborit ? ou du temps qui passe, de la solitude, de la communication entre les personnes (ou de sa difficulté absolue, dans le fond). Pas facile à dire.

 

  Cela donne aussi "La ballade de l'impossible". Très jolie. Mais aussi "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil", dans les Murakami que je préfère. Ou  "Danse, danse, danse" que je suis en train de lire et qui s'annonce bien, avec la touche de fantastique que j'aime dans le début de ce roman.

 

Souhaitons que Murakami ne perde pas son âme dans ses prochaines publications compte tenu de son succès ....

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